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Il résulta du tableirà que c'est entiroA à4a moilté^
puits qu'on a trouvé la température ta plus basse; il est même probable qu'il y a plus do différence que nous n'en avons observé, par la raison qu'e/i ramenant le thermomètre mouillé du fond du puits il a dû se refroidir sensiblement pendant le trajet. Aussi nous pensons que, dans le puits qui a servi à nos essais, il j a réellement i degrés centigrades de différence entre, la tèmpéraiuro de Teau et celle de Tair du puits à 8 ou g mètres du fond,
> Ce résultat est tout à fait conforme à la théorie. On eonçoil très-bien qu'il s'établit dans le puits un léger courant d'air déterminé par Tévaporation de Teau, et qu'au moment où cet air rencontre l'air extérieur et partage avec lui l'humidité dont il est chargé^ il y a abaissement de température.
Si donc on voulait utiliser les puits pour, la conser* va.tion des ceufs de vers à soie , ce n'est pas dans l'eau qu'il faudrait les plonger; il serait évidemment préfë* rable de faire, à quelques mètres de l'eau, dans la paroi dii puits, une espèce de petite retraite, un petit caveau suffisant pour recevoir les bocaux de verre dans lesquels on aurait enfermé les œufs. Rien de plus facile. On n'éprouverait pas davantage de-difficultés pour sortir les bocaux tous les quinze jours et renouveler l'air qu'ils contiennent. On trouve partout des hommes qui n'hésitent pas à descendre dans un puits.
. Recherchons maintenant quels seraient les résultats probables de cette pratique.
; Si nous prenons pour exemple les années 1841-18429 sous voyons que ce n'est que dans les premiers jours 4'avril qu'il aurait fallu descendre les œufs dans le puits *,
( '-'7 ) jo3que-là il aurait été préférable de les laisser dans une pièce fraîche, au nord, ou dans une cavj» ordinaire» I4 pièce fraîche vaudrait même mieux , puisqu*on serait dispensé d'enfermer les œufs dans des bocaux : à la cave cette précaution serait indispensable.
£n descendant les œufs dans le puiis le i*' avril seu* lement, nous aurons les résultats suivants :
Tableau de la chaleur ^prour^e par les œufs descendus . dans un puits le 1*' a?ril.
DATES
NOMBRE de
TEMPÉRATURE
NOMBRE
de
jours.
mojwnnt,
degn$s.
A h\n 1.1 BRI.
Du i5 au aSrëTrier..
1 4 jours.
5,$o degrés.
Du i*'au iSinars....
laS -
Du 16 au 81 mars.,..
5,ai -.
•Ans I.B rvne.
Du i*^au 80 avril....
Du 1^ au 3i mai
SsS —
Du i*'a'u Sojuin
i36 jours.
i94j deg.
Voilà isi4^ degiës de chaleur répartis en i36 jours. Or nous avons vu que 1 134 degrés de tempéralure naturelle répartis entre 1 06 jours étaient nécessaires pour produire Téclosion. Il est évident que 1^4 < degrés répartis entre i36 journées ne conduiraient pas à ce résultai» et que » par conséquent , les vers ne aeronlt pas
ie\ùê \é i^ juillet , qotnd \éê (ftufe aurôAt été dëposéi dans un poité ter« le t*' ftvril.
. Si nous comparons maintenam lea nombrea de degtéê qu'ont ëproavaa lea œuFa^ dans les diverses circon«* stances où nous les avons placés , nous trouvons ce qui auit :
19S jours. — laSo degrés; œufs conserrtfs dans laglaciérej non écloê
le 1er septembre.
1 06 Jours. — ii34 degrés; œufs conierifëi a Pair libre; éclos k
l*'iuin.
9S jonra. -« SiSâsgrés^œufs delà caira. Incubation artificielli.
Éclosion le s3 mai.
99 jours. -« 617 degrés; œufs de la glacière, incubation artificTeD*. Êclosion le a4 mai.
De ces faits nous pouvons tiret* les conclusions sui* vantes :
i"" Pour obtenir Téclosion de» vers a soie^ il faut que les œufs aient été soumis à une température supérieure 1 + 9 degrés centigradas.
a° Le ilombre de degrés de chatéur nécessaire pouf déterminer Téclosion décroît en même temps que 1^ nombre dtt jours employés pour les produire. En d'autres termes : si Ton veut répartir entre 5o jours d'un cité et 100 jours de Tautre te même nombre de degrés de chaltsuf , èe nombre é6 trouve plus Ifue suttianl dans le pfemiei* taa^ et réclosion a lieu avint Témplt^i dd tome la chaleur; ou bien encore une température dé ^ûdë* grés, pendant 10 jours, céqui fiait tioo degrés ^ a plus d'iiiBueficë sur le développement du ver qu'une tMipé» mtare d« to degrés pendani so jouiNi^ ce i|ul faiieepetf-
liaal tkUêH aoo iejgfiè. Les 200 degrés seul insuffisante dans le dernier cas, et surabondants dans le premier.
3* Une çare ne peut suffire à la conservation des (Buf$ jusqu*au mois d'août qu'autant que sa température ne s'élève pas au dessus de -+- 9 degrés centigrades.
4o Le séjour dans une glacière, même vidée en grande partie au momiMii dQ la consommation ordinaire de la glace, suffit pour empêcher le développement du ver dans Tœuf au delà du i*' septembre.
5* Un puits profond remplacera une bonne cave, et, dans ce cas, on fera creuser, à quelques mètres au-dessus^du niveau de l'eau « dans le mur du puits , un petit caveau disposé convenablement pour recevoir les bocaux.
6» Dans te cas oCi Ton se bornerait & Faire deux éducalions successives, la première du 10 au i5 mai, la se« conde du t** au 5 juin , il suffirait de conserver les œufs dans la pièce la plus fraîche de la maison à Tair libre.
7«II est bien entendu que, dans tous les cas, on laissera les œufs à Tair libre jusqu'au moment ou la température de Tàthiosphère sera plus élevée que celle du lieu destiné ii leur conservation .
S"* Quel que soit le lieu dans lequel les œufs seront placés , il est nécessaire de tes laisser sur les toiles ou les papiers qui les auront reçus au moment de la ponie.
g"" Quel que soit le lieu, les œufs seront enfermés dans des bocaux très-grands^ reUiivement à la quantité que chacun contiendra. Des bocaux de 4 litres pourront recevoir chacun 100 & i5o grammes d'œofs; ils seront fermés avec des bouchons de liège et bien mastiqués.
to^i'Tous les quinze jours, les bocaux seront apportés
dans une pièce fraîche : on en sortira le» toiles pi| )i««
piers, qui seront étales par terre sur le plancher. Au
bout (l'une heure, on essuiera avec soin Tintéricur des
hocaux, on y replacera les œu(s« on flMstîqucni de
nouveau, cl on reportera le tout dans le lieu destiné à la
conservation.
lucabaiioD cict œufs.
Nous avons rapporté, dans notre notice de i84o, les expériences qui ont eu pour objet de nous assurer si rincubation des œufs n'aurait pas lieu avec plus d'avantages à une température de ^5 degrés centigrades qu'à celle de 3o degrés recommandée par les anciens auteurs I et nous avons conclu pour l'affirmative.
En 1841 nous n*avons pas élevé davantage la température de la chambre d'incubation , et Téclosion a eu Heu de la manière la plus satisfaisante. Pour les œufs sortis de la cave, Téclosion a eu lien, après six jours d'incubation artificielle, à une température moyenne de a4 ^ ^^ degrés; clic a duré neuf jours pour les œufs conservés dans la glacière. Un tel résultat ne laisse rien â désirer, et nous considérons la question comme résolue en ces termes :
. L'incubation des œufs sera obtenue par une tempéra ture élevée successivement jusqu^au aS* degré du thermomètre centigrade; cette température ne sera pas dépassée.
On comprend, du reste , quMl est asse« indifférent de faire durer neuf jours au lieu de six le séjour des œufs dans la chambre d'incubation entretenue à i5 degrés, suivant qu'ils ont été conservés à Pair libre ou dans une glacière.
tofluence de la care ci itc la glacitrc lur les re'sultats de rëducatîon»
Nous tenions beaucoup à nous assurer si le séjour des œufs dans la glacière aurait quelques inconvénients appréciables; en conséquence, le 6 mars td4i9 no'us avons opéré de la manière suivante :
Toutes les toiles chargées d'œufs pondus dins le mois de juillet i84o ont été divisées par la moitié, en lès coupant avec des ciseaux. La première moitié de chaque toile a été portée à la cave , soigneusement enfermée dans un bocal bien bouché. La seconde moitié, prépa* rée avec les mêmes précautions, a été portée à ta glacière.
L'expérience à été faite sur dix des races qu'on a élevées à la magnanerie modèle de Poitiers.
L'éducation du printemps, et celle d'automne, coniroencée le i5 août, ont donc eu lieu sur des séries doubles, d'^œufs, dont la moitié (ivait été conservée à la cave et Tautre moitié à la glacière. Assurément Texp^* rience peut être considérée comme complète.
Eh bien, pendant les deux éducations, suivies avec un soin extrême par nous-mêmes et par plusieurs élevés attentifs , il a été impossible d'apercevoir la moindre différence entre les vers provenant de la cave et ceux de la glacière. Ils se sont suivnavec les mêmes intervalles pour les mues, sont arrivés en même temps à la montée et n'ont présenté, dans aucun cas, plus de malades les QBS que les autres.
Nous croyons pouvoir en conclure que le séjour des œufs dans la glacière n'a offert, comparativement avec le séjour dans la cave, aucun inconvénient , et qtie les •ibis d« la conservation ont été pareils dans les deux cas.
F'ers à soie.
Influence du noml^re des repas.
- On est loin d*éire d'accord sur TinBu^nce du nombre des repas administrés aux vers à soie dans un jour. Quelques éducateurs pensent qne cette i^flaeiieo est . 1res considérable I et d'autres personnes fort recoiti- , nandabies affirment qu'elles obtieqnenl d« très-beaux . produits avec un petit poml^re d# rj^paii. Dandblo , qiû, certes faisait de belles éducations, n^ donnait généra^ Jement que quatre repas, I) est facile de eomprendre ces contradictions. Les diverses personnes qui ont éniis ^ dtfs opinions à cet égard u'oot pas toMtos agi dans les mêmes circonstances i et tel éducateur qui a réussi ar«c , quatre repss, parce qu'il laissait tomber iao degrés centigrades la température de son atelieri aurait peiu- , être éprouvé un revers douloureux , s'il eut maintenu . le thermomètre à a5 degrés. Il noul 4 done para intéressant de traiter de nouveau cette question , et, pour . le faire avçc fruit , nous noi^s sommes efforcés d'ararter 4e l'expérience toute espèce d'influcofte étma{pcre à r œlle qui devait résulter du ooqobre des repas.
Le a4 mai nous prenons ^'éeiosion du matin àa ia
.ntce Giali (Lombardje) et npus la divisons» le pl#s
^ exactement possible I en deuK parties^ LesieMs séries
sont placées sur |a meuve claiie, mais séparées de 01^
nière à ne pas se confondre. L'une d'elles recevra ie
. fnêïx^ nombre de repas que touies les séries qai com*
. pose^ l'éducation, c'est à-dire seize à huit , si|i?ant râ|fe
d€« ver^; la aecopd^ aér^e ne recevra qii'iMi r^p49 siir
4ffi^^ (ç'e^-à-4ir# bxiU i qu«u*0i mJ^p TAga é» tkm
( 33 ) miles. Nous prenons loulcs les précautions nrcessaircâ pour qti'îl n'y ail aucune erreur d ins celle dis{ri!)Ulion.
La même opération se fail en morne temps sur ia série de vers de la rare de Pesaro éclose le î3; Texpérience sera donc double et faite sur deux races diiFcrentrs.
Pendant toute sa durée, les séries ne se quitteront pas, et recevront exactement les mêmes soins. Elles seront constamment eous TinRuence de la même lera« pérature et du même degré liyg;roméiri(|ue. Elles seront délitées et dédoublées en même temps, à moins que des retards provenant de leur traitement spécial obligent à modifier les opérations. En agissant ainsi on peut affîr* mer que les différences qui se présenteront semnt bien ëtien h riiifluencc excreée par le nombre des repas.
Il va sans dire que la même Feuille a été distribuée aux quatre sértea.
Voici les observations recueillies pendant cette éducation expérimeniale. Nous avons désigné les séries par le nombre de repas qu elles ont reçus dans le dernier âge.
GIALI.
8 repas.
Naissauce.
i" mue^..
. 34 mai.
.1,8 3« mnc... .. I juin.
3* roue.^... & —
4* mue Il —
^lontëe 'aO —
4 i*epas.
24 mai.
«9 — 2,3 juin.