PESARO
1 repas.
Naissance, i" mue. .
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7 ^ ■ 17 -ra8 —
C54) Il résolle cvideroment de ce tableau que, taules cir« conMaiices étant égales d'ailleurs, la réduction du nombre des repas a retardé d'une manière trévsenstble les diverses phases de la vie du ver à soie. Nous ajoute* rons que les deux séries qui avaient reçu huit repas pendant le dernier âge n^ont présenté aucun malade^ pour ainsi dire, et pas davantage de retardataires.
Au contraire , les deux séries auxquelles il n'avall été adn^inistré que quatre repas ont offert un assez grand nombre de vers languissants et beaucoup de retardataires.
Voici maintenant la comparaison du poids des vers, des cocons et de la soie.
Poids des vers........
Poitls des cocons
Proportion de la soie . .
Diamètre des cocons. . •
Ifonbre de oocons au kilogramme
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L*influence du régime n^est pas moins sensible ici que dans le tableau précédent : on voit que les vert qui n'ont reçu qu un repas sur deux n'ont pas aHeint ie même développement que leurs voisins mieux nourris; ks a>cons se sont trouvés plus Tégers et d'un moindre
( 35) volatne : la proportion de la soie n'a pns varié d'une manière êensible.
Conclusions,
Il est cerlainemenl possible dé tirer les conclusions suivantes de Texpérience qui vient d'être décrite :
i"" La réduction du nombre des repas a une influence défavorable;
2* Elle prolonge TédUcation et cause la perce d'urt assez grand nombre de vers;
S^'Elle réduit le poids et le nombre des cocons, en sorte que le produit total de Téducation est doublement moindre en quantité et en qualité.
Maintenant , quelles sont les limites dans lesquelles il faut se tenir dans la pratique ordinaire? par exemple, ^eut^on réduire le. nombre des repas de seize à douze dans les vingt-quatre heures, du premier au dernier âge, ou de douze à huit ? Tous ces nombres ont été recommandés.
Nous croyons pouvoir eortclure des nombreuses éducations que nous avons faites depuis six ans, quMl n'y a pas d'inconvénient réel à redouter, en donnant, dans le premier âge, douze à seize repas, et huit dans le dernier; mais, si Ton réduit encore ces nombres, les vers aôuffrent, à moins que la température soit abaissée è ao degré» centigrades. Dans ce cas, c'rst la tempéra* ture elle-même qui devient insoffi^iante ; l'éducation se prolonge et les vers retardataires se montrent dans une grande proportion.
Il est, dureëte, probable que nous reviendrons plusieurs fois encore sur cette question du nombre des
repas, parce qu'elle a une grande importance écono* inique. Le nombre des repas influe beaucoup sur la dépense en main-d'œuvre et sur la consommation de la feuille.
Influence des transitions brusques ou passages alleinatifs et subits d'une température à une autre.
Tous les auteurs recommandent d'éviter, pour les versa soie, les passages brusques d'une température élevée à une température basse, et vice versd. Nous nous sommes demandé si cette recommandation était fondée sur des observations bien faites et si les eCFets remarqués n'étaient pas dus plutôt aux circonstances qui accompagnent les changements subits de température^ qu'à ces changements eux-mêmes.
Pour éclairer cette question, qui ne manque pas d'importance dans la pratique, il fallait faire deux édu«^ cations comparatives avec des vers exactement pareils. La première série devait être élevée dans les circonstances favorables d'une bonne éducation^ la seconde devait être exposée périodiquement à de brusques transitions de température.
Il nous a été facile de remplir ces conditions. Le ^4 mai, on a divisé en deux séries une belle éclasion de sina qui avait eu lieu le matin. La première a été placée dans le petit atelier et transportée plus tard dans le grand avec tous les vers de l'éducation normale.
l^a seconde série a été disposée sur des claies mobiles à jour, très-saines ei d'un transport facile. On leur a~ jréservé une place dans le petit atelier, où l'on devait H% iransporier tous les deux jours; elles devaient rester
(^7 ) les autrcH jours dans une pièce fraîche, au nord, dont les portes s'ouvraient à chaque instant, et dans laquelle, par conséquent , les vers devaient être exposés à divers courants d*air Froid.
Dans le petit atelier, au contraire, on entretenait avec âoin une température de ai k 2S degrés centigrades. Les Ters mis en expérience sont donc passes alternativement, et tous les jours^ d'une température de 23 à iS degrés dans une pièce dont la température n'était guère que de 16 degrés en moyenne.
L'éducation de ces vers a duré trente-deux jours, c* est-à-dire qu'ils ont été rames le trente-deuxième jour. Ils avaient donc été transportés seize fois de la chambre froide dans laielier chaud. Le ramage a eu lieu dans Tatelier.
L'éducation des séries de comparaison n'a duré que vingt-huit jours ou quatre jours de moins. Nous avouons, du reste, que c'est la seule différence qui ait pu être appréciée pendant l'expérience.
Les vers soumis aux transitions brusques, et que l'on supposait assez malheureux pour que nos magnanières leur aient donné le nom de martyrs j n'ont réellement présenté aucun symptôme alarmant.
Ils étaient très-vigoureux, mangeaient avec appétit et sont montés en vingt-quatre heures, à trèÂ-peu d'excep> tions près. On n'a remarqué aucune maladie.
Mettons maintenant en regard les produits de la série exposée aux transitions et ceux des douze autres séries de sina élevées dans des circonstances variées.
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Il e ,nérefti'oire de. faire remarquer que led Teii,4f> la séi ie aii«e en eipérience ont été nourrisavec la feuilU du muliicaiile, comme ceux des sept éducations successives Faites dans le même atelier.
En étudiant ce tableau , qui présente paoC^Àre tfwl»' que nouveauté dans ce genre, on arrive à plua-d'ot^ ^ conclusion intéressante : nous ne ferons mention que des principales :
I* En prenant pour base de la comparaison le poids moyen des cocons ou, ce qui revient au même, le nombre des cocons dans i kilogramme, on voit que les produits de rcxpérieiice <]es transitions brusques n'arrivent qu'en huitième ligne sur les treize série?.
a"* Malgré celte circonstance, défavorable ed apparince, les cocons de Texpéricncesont encore supérieurs à ceux des deux séries faites dans de bonnes conditions, savoir : l'éducation norn>alo de 1840 et la troisième édu« cation de 184 1 « qui ne peut être considérée comme une éducation tardwe^ puisqu'elle a été commencée le i5 mai.
y Les cocons de Texpérience l'emportent sur ceux de trois autres séries : 1* éducation au muhicaule dans le grand atelier; 2*^ éducation dans la magnanerie sèche; 3*" éducation de vers dont les œufs provenaient d'une éducation t^r^/iVe faite en 18 39,
4" Les produits de l'expérience lie se trouvent réellement inférieurs qu'à ceux des éducations faites dans les conditions reconnues comme les plus favorables:. 1^ choix des feuilles des meilleures variétés de miiriers^ a"* éducations précoces; 3^ éducation humide.
COKCLUSIOMS.
. Nous pouvons conclure de ces considérations que les transitions brusques et répétées d'une température à une autre n^ont eu, par elles-mêmes, aucune înRucnce fârlieuse sur les résultats de Téducation , et que si, dans Texpérience de 1841 « on avait accompagné la circonstance particulière dans laquelle on Ta fuite, de Tune ces conditions favorables déterminées par nos expériences antérieures ) telles que l'humidité ou une bonne variété de miirier, on aurait obtenu des cocons tout aussi lourds que ceux des éducations les plus heureuses.
Le seul effet appréciable etit été probablement un retard dans les diverses-phases de la vie du ver à soie.
Il nous parait donc nécessaire de revenir en grande partie sur les idées émises relativement aux effets deS; transitions brusques de température, et de chercher dans d'autres' conditions mal observées la cause des inBueaces fâcheuses qu'on leur avait attribuées.
Il en est dqux que nous signalerons aux praticiens :
1*" Abaissement subit et considérable de la température. Si Tair était humide avant le brusque changement i|ui s'opère dans la température, il le^evie^l beaucoup plus encore, puisqu'il ne peut plus tenir en suspension toute la vapeur U>au dont il est chargé^ la transpira « tion dessers se ti^ouve arrêtée tout à coup, et les litières, si. elles ne sont pas enlevées promptement, l'entourent de miasmes funestes.
Aucun de ces tnconrénients ne s'est présenté dans notre expérience : les litières n'existaient pas et les vers
ne trouvaient pas Tair plus humide dans une pièce <{ue d ans Tautre.
a* Élévation subite et considérable de la température.
Ici se présente le danger opposé à celui que nous venons de signaler. Si Tair de Tatelier s'échauffe tout à coup, et si Ton n*a pas soin de lui Fournir de la vapeur d'eau, il devient desséchant au point d'incommoder beaucoup les vers à soie, dont la transpiration est aug* mentée outre mesure. Si Ton ne se hâte pas d'arroser^ et surtout si Ton ne rapproche pas les repas , les vers sont menacés d'accidents plus^ou moins graves; cependant nous craindrions moins ce dernier cas que le premier.
Éducations multiples.
Dans un mémoire publié , celte année, par l*un de nous (i), la question des éducations multiples a été envisagée sous le point rie vue de Tinfluence quVxerce la Feuille de marier employée à différentes époques de son développement. Dtn4 ce but on a fait sept éduca«* tions successives avec la feuille de la même Variété de muriek*, indépendamment d'une éducation normale de printemps et d'une éducation d'automne, dans les^ quelles on s'est servi de toutes les feuilles dont on a pu disposer.
Précédemment) en tSSg, nous avons fait aussi dans nos deux établissements deux secondes éducations;- les opinions que nous avons émises a cetle époque n'ont pas changé.
(i) Deuxièmo mémoire fut* le mUrier^ (9r Robioet.
(45) Nous pensons toujours qu'on pourra faire arec a? antage une seconde éducalion succédant à la première^ avec un intervalle dé quinze à vingt jours , avec des œufs dont Tëclosion aura été retardée.
Mais nos tentatives récentes sur la race trevoltioi, les sept éducations de i84i » tous les renseignements qui nous parviennent ou qui sont publiés dans les jour* naux nous prouvent do plus en plus qu'il y aurait beau« coup d'inconvénients à reporter les secondes éducations ao cœur de Tété ou à Tautomne. Le système de M. Eugène Paradan n'ayant point encore été expérimenté , nous n'avons pointa l'apprécier ici -, il se lie à une ques« tion de taille du plus grand intérêt. Le talent et le zèle de M. Paradan nous garantissent qu'il mettra lui-même en pratique ce qu'il a si bien décrit. Peut-être le suivrons«-nous dans celte voie; cependant le» résultats de Aotre dernière éducation d'automne ne sont pas faits pour nous encourager.
Nous nous contenterons de les rappeler ici en peu de mots :
i"* Les vers de l'édueation d'automne ^ comparés à ceux 4^ l'éducation normale, ont présenté une diffé« rence en moins qui s'élève à ^4 pour loo de leur poids.
ao Le nombre de cocons nécessaire pour former un kilogramme est de ai pour loo plus considérable dans' l'éducation d'automne que dans celle du printemps.
3^ Par conséquent» le poids moyen des cocons suit la progresi^ion inverse : le poids moyen des cocons de l'éducation du printemps était de 1,98*, le poids moyen
des cocons de Tédacation d'automne est de i,56sea- Itment.
4* Le Tolome des cocons a aussi diminue.
5* La proportion de la matière soyeuse a diminué d'une manière sensible dans les cocons d'automne ; elle n'est plus que de ia^6i pour loo , au lieu de i4,i6. Ce phénomène est du principalement au défout grave qQ*ont présenté les vers; ils couraient longtemps^ en répandant leur soie, avant déformer leur cocon.
6* Les œufs mis à Téclosion pour Téducation d'automne auraient dii donner environ loo kilogrammes de cocons, ils n'en ont produit que a3 kilogrammes ; aussi nous avons perdu beaucoup de Feuilles qui sont restées sur les arbres.
' 7* La main-d'œuvre et le chauffiaige ont entraîné une dépense qui n'a laissé aucun bénéfice sur la vente des cocons, à raison de 4 fr* le kilog.
Cocons doubles.
On sait quel intérêt important ont les magnaniers à éviter les cocons doubles, aussi Ton s'est eiForcé de rechercher les causes qui les produisent; mais jusqu'à présent on n'a rien découvert qui mette sur la trace d'une explication raisonnable.
On sait cependant une chose, c'est que les mauvaises éducations produisen t plus de cocons doubles que les autres. Nous nous sommes alors demandé si la réunion de deux vers dans une même enveloppe n'était pas le résultat d'u/i sentiment de faiblesse qui portait l'insecte
(45) k cbercber un abri plus solide dans rbabilation du voittin.
S'il en était ainsi , les cocons devaient élre^ en gêné* rai , plus légers que deux cocons simples de la même éducation. Nous étions bien placés pour faire celte recborcbe, nous nous en sommes occupés.
Notis avons d abord comparé le poids des cocons simples et des cocons doubles.
Comparaison des cocons doubles et simples.