‹ Mémoires sur l'industrie de la soie: muriersChapitre 7 sur 14 · MQretttiJ ''^ ' 5. Saiif|s^ebn^nciçn · texte numérisé non relu

MQretttiJ ''^ ' 5. Saiif|s^ebn^nciçn

LeSjitm.

LelSimn.

Î3îî5,8o

34>oo

Lê34jam.

Le 4 jaUl.

32,4oi'32vnx 32,90 36,20 3&,3o

MoytoiM.

Après avoir étudié avec soin les résultats consignés àâiis'cés^ tableaux, je crois pouvoir en tirer les ciornséduencés suivantes : ' ^'1** Lés gtiatfre espèces de mûriers que j'ai eues à tfkà dispdsitibn diffèrent peu entre elles quant à la quantité d'eau^ de végétation contenue dans leurs feuilles. iCe fait surprendra sans doute quelques personnes.

7? Cependant les différences qui résultent de mes essais, bien que peu importantes^ peuvent être admises comme réelles^ puisqu'elles se sont montrées avec constance dans tous les essais.

S; En conséquence, le mûrier multicaule peut

être considéré comme le plus aqaeux et le saoTa^ geon comme celui qui. Teit le moins, toutes cir^ constances égales d'ailleurs, telles que l'âge^ le sul^ l'expositioB. Le mûrier greffé .na pas d'avantage siensible sur le multicaule.

.4^Lesessaisayanteulieudedixjoursendixjours, on .peut voir que la feuille est devenue un peu plus s£chè.à mesure qu'elle a vieilli ; ce fait était connu saus doute, mais il avait besoin d'être constaté avec précision. Nous voyons que, pour le mûrier greffé, la feuille de juillet contient un pour cent de plus de matière solide que celle du mois de juin. Pour le moretti, la différence est de plus de trois pour cent; pour le sauvageon, de près de cinq pour cent; enfin, pour le multicaule, l'expérience semble démontrer que la feuille acquiert peu de consistance pendant un mois de végétation.

5"" Il est probable qu'il y a beaucoup ii reprendre dan$ lés bpinions qui attr|bùe|it à certaines feuilles une propriété nutritive beaucoup plus considérable qu'à d'autres; du moins il faudrait chercher la cause dej c^ cjiffér^qces ^ds^ns une autre. circonstance que la présence d'une plus ou moins grande quantité, d'eau de végétation. Je suis porté à erqire que l'épaisseur de la feuille, sa consistance, ses nervures ont une grande influence sur le temps employé par le ver pour la consommer, et ont pu faire illusion à cet ^4^d. On aura pu croire, par exemple, que les vers étaient rassasiés, parce qu'ils abandonnaieut une pàtïie de la feuille qu'on leur

(ao)

avait donnée et qu'il conyodait de leur en présenter une moindre* quantité. Cet àbandoii pouvait tenir à une tout autre cause.

Au surplus, je ne chercherai pas i exagérer les conséquences de ces essais : pour qu'ils fussent complets, il aurait fallu les répéter sur des mûriers de différents âges, dans différentes expositions et dans des terrains variés; d'autres personnes miecix placées que moi peuvent remplir cette lacune.^ Je vais rapporter maintenant les essais dans lesquels j'ai employé séparément les diverses parties de la feuille.

De la quantité d'eau contenue dans le parenchyme

isolé* .

Pour ne pas trop multiplier les tableaux et les chiffres, je donnerai seulement ici les dates et les proportions.

Eipieei de fraillflf.

Multlcaule, Moretti.

Feuille rose.

Sauvageon.

Pouiirette.

iteMaai,

Multicaule. .

Moretti.

Feuille rose.

SaiiTigeoii.

rfODOrtiOIl

de

28 juin.

PM>^<m

P«.|jartio.

de

3ja».

matière aiehe.

mati^e «iche.

38,oo

IKoTeBne

meUire sèche.

( ai )

Il résulterait encore de ce tableâa que U feuille du multicauie est celle dont le parenchyme contient le moins de matière solide. Le moretti, au contraire, serait le plus riche; mais il faut se rappeler que cette dernière feuille contient une forte proportion de nervures^ ce qui peut avoir modifié puissamment les résultats que je viens de rapporter, et dans lesquels on n'a employé que du parenchyme seul; on va voir tout à l'heure que les nervures du moretti contiennent très-peu de matière solide. Par conséquent, dans les essais entrepris avec la feuille entière, la présence des nervures a dû diminuer sensiblement la proportion de matière solide; c'est ce qui résulte, en effets des tableaux du chapitre précédent; on y voit que la feuille entière du moretti contient 55,47 pour cent de matière solide,, et le parenchyme seul en offre 3S, 44 pour cent.

Ce raisonnement peut, au reste, s'appliquer aux autres variétés de mûriers;- en voici la preuve ;

Etgkem de «ftrien.

AUtiir* aiche pwlOO.

Pumidiyait.

«•lOnilcIi.

fT 100.

Difi'érencM.

Molticaule.

FeoiUerose.

Moretti.

Sauvageon.

Moyennes.

37,ao

On voit que, dans les quatre variétés, h parenchyme isolé a présenté une plus forte proporlioft

de matière solide qfae la feuille entière; ilCautdonc, pour expliquer cette différence, que Içs nervures contiennent, au contraire, une moindre proportion de cette substance sèche; c'est ce que va nous démontrer le tableau suivant.

De la quantité de matière sèche contenue dans les nervures.

Pour amener les nervures à un état de dessiccation complète , il a fallu plusieurs jogrs; leur tissu serré parait opposer une grande résistance à l'êvaporation de Teau. Évidemment elles sèchent plus vite quand elles ne sont pas séparées des feuilles ; cela peut se concevoir.

Nert^ures.

Ecpècetda mftricn.

Mùltîcaule.

Feuille rose.

Moretti.

Sauvageon.

Poidâ

Poiib

Parte

de« nenmres

de» nenrnres

par

fraficbes.

sèches.

100 parties.

gramm.

8,io 11, 5o

Moyeuné/

^latiire Sicile

par

100 parties.

Il résulte de ce tableau que les «eryures des feuilles de>'fnûrier contiennent seulement eu inbjiçnne 25,7a pour cent de matière solide, tandis que le parenchyme en contient 37,20, ce qui établit une différence de 11, 48 pour cent. Il ne reste dooc plus aucun doute sur la cause de la diféévence^qi^ie nous avons troiivée précède wm^lU

entre la feuille entière et le^arenchyinéisoté'; elle

provient des nervures.

/ Mais il y a là y ce me semble, un résultat tout à

fait inattendu* Qui aurait pu croipe que les Mr^

vures des feuilles étaient beaucoup plus aqueuses

que leur parenchyme? Ce fait n'est pourtant plus

douteux.

On reiparquera aussi qu'il y a une différence sensible entre les nervures du sauvageon et celles des autres variétés : elles sont riches en matière sèche.. On avait déjà remarqué qu'elles sont plus solides, plus difficiles à rompre; les deux faits se confirment mutuellement.

£nfin , ayant soumis à une épreuve du même genre des pédoncules séparés de leurs feuilles, je me suis assuré qu'ils ne contenaient que ai pour cent de matière solide : c'est une proportion encore plus faible que celle des nervures. Ce nouveau fait vient encore à l'appui de ceux qui précèdent et des conséquences que j'en ai tirées.

Proportions de Veau dans des /étrilles de différents

âges.

On a pu remarquer, dans les tableaux précédents, un petit nombre d'anomalies ou résultats contradictoires. Quelquefois lès proportions de l'eau, dont j'ai constaté la présence dans les feuilles, ne se. sont pas trouvées e^ jrapport javec Tépqqùe de l'expérience ou les autres résultat^, soit antérieurs, soit postérieurs. J'ai' voulu recTierchér la cause de

q^ ai;iiQ/i)a|i€^ i et je me suis demandé si elle ne devait pas être attribuée à quelque imperfection dws la récolte de h /feuille expérimentée : par ex^mple^ n'ét^-il pas possible qu'on eùtqtielqnejÇçûs cu^U une plud forte proportion de feuilles de h base des rameaux, en négligeant celles de leur sommet, et n'était-il pas probable que ces feuilles dey«nent différer notablement entre ell^ ; il était facile Me s'en assurer. Voici les quatre essais entrepris dans cette intention.

Le i^ juillet, j'enlève, sur un rameau de Tannée, les douze feuilles qu'il porte : elles sont toutes pesées successivement avec le plus grand soin, {»iis fixées sur une feuille de papi^, en attendant If ur ccMcnplete dessiccation ; alors je les pèse dft nouveau. Je Êiis l'expérience sur le mûrier sauvag(M>u et le, mûrier greffé à ieuiile rose. Voici les

résultats :

Sauvageon,

Poida

Poi(M

d«Te«o

PnvortiaB

^OrindMfnOUt.

an feaOlM

dMleaiUflf

■»tan*«M«

fnlchet.

•iehct.

lOOpartiM.

pu 100.

(IfBMB-

1" et »• feuilles

de la base.

o,4io

t,6oo

0,2QP 0,280

ii'etia»

Tptaux.

io,5oo

tfoyetfncs.

FmiU» rote (i).

Poids

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100 partiel.

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■'•eta'feuiUes

de la base. .

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