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Totaux.
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Le 7 juillet, je fais Fexpérience sur le multicaule et le moretU.
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1» feuille.
Totaux.
Aoyesmes.
(i) Dans cet essai, il y a eu un dérangement léger qui peut avoir déplacé quelques leiiilles ; mais, dans les deux suivants, l'ordre nativ«l a «m «ortipuléuMmiHit conseinré.
Ordrt dM feuiUe*.
9* io«
' feuille.
Totaux.
6,240 Moyennefl|.
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lOOpartiet.
38,oo
63,oo
Je crois pouvoir tirer les conclusions suivantes de l'étude des tableaux que je viens de rapporter :
io lï y a des différences très-notables, quant à la proportion d'eaii de végétation qu'elles contiennent, entre les feuilles d'un même rameau, prises à différentes hauteurs.
a^ Ces différences peuvent être de 20 pour cent dans lé sauvageon, 18 pour lé mûrier greffé, i5 pour le moretti et g seulement pour le multicaule : ainsi donc, les feuilles de ce dernier offrent beaucoup plus de régularité dans leur composition que celles des autres variétés de mûriers.
5® Il est évident qu'on ôerait exposé à commettre dé graves erreurs dans des expériences qui^ auraient pouj: but de déterminer là proportion de l'eau de végétation dans les feuilles v^l^o n'avait
(>7) pas soin de dépouifller des sujets ou au moins des rameaux entiers.
4° W est curieux de voir avec quelle régularité la proportion de l'eau de végétation augmente à mesure que les feuilles se rapprochent du sommet du rameau et sont, pai' conséquent^ plus jeune.^.
5® Ce nouvel essai confirme les précédents , quant à la proportion d'eau contenue dans toutes les feuilles d'une variété de mûriers, prises dans leur ensemble.
Proportions de la matière soluhle dans les Jewlles de mûrier.
Après avoir déterminé, avec toute l'exactitude que j'ai pu apporter à ces recherches, dans quelles proportions la matière solide et Veau dé végétation se trouvaient dans lés différentes espèces de mûriers, je me suis demandé si l'on serait bien fondé à dire que la feuille la plus riche en matière sèch^ devait être la plus nutritive et, par conséquent, celle qu'il convenait de préférer pour l'alimentation des vers à soie.
En effet, il est reconnu que ce n'est pas lasub*stance ligneuse qui nourrit, pùisqu'elje est rejetëe intacte par tous les animaux qui se nourrissent de végétaux. Je n'ai pas fait une analyse des crottes de vers à soie; mais leur inspeclion seule dénnintre que la matière colorante des feuilles y existe aussi en forte proportion. Il faut donc rechercher, dans les autres principe^ de la feuille, la nwtiére alimeu-
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taire : il reste la gomme, le sucre , les sels et les principes particuliers charriés par les sucs propres. Or toutes ces matières sont plus ou moins solubles , et leur présence nécessite pour ainsi dire Celle de l'eau ; quand celle-ci disparaît, les matières solubles disparaissent aussi, au moins en partie^ soit qu'elles aient servi à former des organes solides dans la feuille elle-même, soit qu'elles aient été ramenées vers la tige et les racines pour fournir à leur végétation.
Il ne paraîtrait donc pas invraisemblable de dire qu'une feuille très-aqueuse pourrait bien, dans certains cas, être plus nutritive qu'une feuille plus * $èche, parce que, dans la première, il y aurait, avec Véku de végétation, une forte proportion de matières solubles qui n'existeraient, au contraire, qu'en petite quantité dans la feuille sèche.
J'ai voulu étudier la feuille de mes quatre variétés de mûriers suivant ce nouvel ordre d'idées. Pour un chimiste, des essais de ce genre peuvent paraître grossiers ; mais il faut se placer au point de vue de l'agriculteur qui recherche les faits génélaux et pour lequel les applications pratiques tiennent le premier rang.
En conséquence^ toutes les fois que j'ai fait sé*cfaer des feuilles de mûrier pour déterminer la proportion d'eau qu'elles contenaient, je me suis servi de cette même feuille dans le dessein de m'asstiner des quantités de matière soluble qu'il était possible d'en èxtarairej; je n'ai employé à cet effet que
(^9) Peau froide. Chaque fois f ai eu soin que les quatre expériences comparatives fîisseqt faites avec la plus grande simultanéité; car il ne faut pas perdre de vue que mon intention était blcA plqs de rechercher des moyens de comparaison que d'arriver à de$ résultats absolus. L'eau a été vergée en même t^aps sur les quatre variétés de feuille» dans des vases de dimensions égales; son action a été prolongée exactement pendant le même temps ; les quatre bocaux ne se sont pasquittés^ et la dessiccation des feuilles a eu lieu sur le même châssis. Après quelques heures d'infusicm, les feuilles étatent donc recueillies dans une passoire et portées sur le même canevas; on les a toutes pesées ensuite au même instant. Voici les résultats :
i~ expérience. — Feuilles du 3 juin.
Sipèctf da fenillM.
foids
dekfeailU
lèche.
Poidj daniida.
enlerée par Teca frtmftaÙmJ
MoreUi.
pamâi.
loa
68,oo
Feuille rose.
too
J^fulticaule.
2* expérien
ice. -* Femb
^e$ du iSjrufi
EspàcM de feiiiU«a.
Péidi
d«I« feuille . licbe.
Poid.
daaMdf.
enleriepar Tean
Moretti.
ia,5
Muldcaule.
21,Ck>
Feoillfirose.
lOO
Sauvageon.
grande quantité d'eau; il passe pour le moins nourrissant de tous.
Le multicaule^ qui vient ensuite, paraît plus riche en matière solnble et contient relativement moins de substance sèche ou indigeste.
Le moretti; qu^ présente une assez fi>rte proportion de substance fibrense^ offre en compensation une- quantité égale de corps solubtes répartis dans une moindre proportion d'^au.
N Enfin le sauvageon^ .que les praticiens coneidèrent comme le meilleur aliment du ver à goie^ contient tout à la fois plus de substance soluble que tous les autres mûriers et moins d*èau dé végétation .
Pour compléter ce travail dahs les limites que je , me suis prescrites, Jl me reste à tenter l'expérience directe de Talinientation dés vetdpar les quatre variétés de mûriers; : malgré ses difficultés, cet essai sera entrepris avfejyàvcîeurâ ta isaison prochaine.
Kifitrait des Mémoires de la Société royale et cenfrak éTJjfriculture. -^ Année tsio.
Imprimerie BouolMird-Huiard, 7, rue de TÈperon.
socjëtë royale et centrale d agriculture.
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