‹ Mémoires sur l'industrie de la soie: muriersChapitre 9 sur 14 · PAR ROBINET · texte numérisé non relu

PAR ROBINET

»OPBStB0m DU COUM tUa L^IHDOtTaiB BB LA tOlB.

Dans mou premier mémoire sur le mûrier, j ai fait voir qu'on pouvait procéder à l'examen des produits que donne cet arbre précieux , par deux séries d'expériences bien distinctes.

Dans la première on devait prendre les feuilles des différentes variétés et les examiner en ellesmêmes sous le rapport de leur consytitution physique et chimique pour s'assurer « sHl existe dans û les feuilles des différentes variétés des propriétés a ou des caractères qui les distinguent^ et si ces caraca tères peuvent servir à résoudre la question de sain voir : ce qui constitue la meilleure feuille (i); » tel a été l'objet de mon premier travail.

(i) Mémoire sur le mûrier^ par Robinet; Mémoires de Im^ Socîélé' royale et centrale et agriculture , année ]84o. — V* fioucfaard'Huzard, rue de l'Eperon, 7, à Paris.

^f^ (Éhriiii I r^

Il restait à tenter Tautre système d expérimentation dans lequel des vers à soie devaient être élevés séparément et comparativement avec les feuilles des mêmes variétés de mûrier^ ou avec la même feuille prise à différentes époques.

En effet ^ il est facile de comprendre que les résultats du premier système d'investigation, dans lequel la feuille du mûrier était étudiée en ellemême, ne pouvaient pas autoriser des conclusions définitives. Quelles que fussent les propriétés mises en évidence par des essais de ce genre, on ne pouvait pas assurer qu'elles conviendraient à Tinsecte et seraient appropriées à sa nature. Il pouvait arriver que des circonstances considérées généralement comme favorables fussent, au contraire, en opposition formelle avec les besoins de la che^ nille; et d'ailleurs, comment apprécier 4;0rtaîn«s conditions de composition, de proport^oiîMS , de rapports, qui pouvaient être (décisives et ^ep^ndant nous ,échapper ?

Aussi je «l'avais présenté les ^^ultats de tinon premier tr^v^ail ij^y^ cojtm^ ^4^$ i^^)^6jigi^«in^ts qui pourra^ient, soit ii?enir ,à l'ai^pui cj e;xpéMence8 directes, soit démoQlrer h difficulté ^^l'att^vulve le but par des moy^ens ^nalytijqu^s.

Il me restait donc à tenter le ^ecppd ^^tèo^e d'expérimentation .

Il y avait deux séries d'expériences à faire. -T)ans Ja première il convenait d'alimenter séparément des vers à soie bien rpareils avpc lesrfeu^!»es

(5) ée mes quatre variétés principales de mûriers. Dans la seconde série il fallait apprécier Vinfliience de la même feuille prise à différentes époques ()e la saison. Ces deux genres d'essais ont été tentés. Leur exposition fera le sujet de ce mé^ moire.

PREMIÈRE SÉRIE D^BXPERIBNGES.

jilim€nt<ition a\^c quatre v<2riété$ de mûrier.

Pour donner aux résultats de ces expériences toute la valeur possible, j'ai du prendre beaucoup de précautions.

i*" Les essais ont étë faits doubles sur deux races différentes : le sii|a et les trois-nraues jaunes.

i3l* Cour chaque race on a pri^ une belle éclosion de \ers; on Ta dkisée en quatre parties aussi égales que possible; chacune d'elles a reçu les feuilles d'une variété de mûrier.

S"" Les séries de vers ne se sont pas quittées un seul instant ; elles ont été constamment sur les mêmes tablettes, ou sur des châ(ssis entièrement pareils sous tons les rapports.

4^ Les séries . sont passées ensemble de la chambre d'incubation dans la magnanerie.

5*" Les délitements ont été faits simultanément dans toutes les séries. Les repas ont été distribués rigoureusement aux mêmes heures.

6* On a employé les feuilles du mûrier mulli-

,agi — ^ .i ■! Il ! ■ iM^ — j ■ •«ftaaWMIfci

caule, du sauvageon, du moretii et du mûrier rostf greffé.

7'' Les arbres étaient tous du même âge et végétaient dans le même terrain. On a poussé la précaution jusqu'à faire la cueillette aux mêmes heures du jour sur les différentes variétés.

La complication des expériences entreprises dans l'atelier n'a pas permis d'apprécier les quan-^ tités de feuilles consommées. L'expérience sera recommencée l'année prochaine sous ce rapport.

8^ La feuille a été divisée de la même manière, avec le même coupe-feuille pour chaque variété et proportionnellement à l'âge des vers,

9^ Quand les vers ont paru disposés à monter dans les balais ^ on a déterminé leur poids.

lo"" On s'est assuré ensuite du poids des cocons obtenus, ou, ce qui revient au même, du nombre de cocons nécessaire pour former un kilogramme.

1 1^ On a ouvert un certain nombre de cocons (loo grammes) pour s'assurer des proportions relatives de la soie et de la chrysalide.

1 2^ On a déterminé exactement la durée de l'éducation pour chaque série.

Je vais présenter maintenant, dans les tableaux suivants, les résultats obtenus, et j'en tirerai les conséquences.

M fl «

.2. :jj

■gâ

. OVfv^O

eT *r -T o

il i I

.il 1 1

en

Page 1