AVANT-PROPOS
La campagne que ]e décris ici est un fait d'armes si extraordinaire que , quoique cette description eut été publiée en langue allemande , j'ai voulu aussi la faire paraître en français; qu'il me soit permis de parler de moi-même, avec la franchise qui convient à un honnête homme qui a la conscience d'avoir fait son devoir. J'ai réussi dans une chose qui pour le raisonnement froid paraissait de toute impossibilité et n'y ai réussi que par la volonté inébranlable de faire mon devoir, dussé-je périr inconnu
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au monde; c'est que mon cœur me disait que le bien de la pairie auquel se liait celui de Fhumanitë entière l'exigeait ainsi. — Que le lecteur et surtout le lecteur militaire voie ma position à Kurszany, qu'il se représente un corps composé de nouveaux soldats, fatigué par quatre jours de combats et deux nuit^ d'insomnies, obligé de se frayer dès le premier moment, en présence de l'ennemi, une route inconnue à travers des marais , abandonné par le corps principal , qui , composé de vieux soldats , avait vingt-sept pièces de canon , qu'il voie les sept ou huit corps ennemis, tous plus fort que le mien , placés sur la route que j'avais à parcourir, qu'il ajoute à cela que toute l'armée russe était sur la rive droite de la Vistule quand je me mis en mouvement, qu'ainsi et après avoir surmonté tous les obstacles d'une marche de près de 3oo lieues, c'était au milieu de cette armée que j'aurais dû tomber; qu'il pèse toutes ces difiicul-
tés , alors il verra ce qu'on peut avec une volonté ferme et des intentions pures.
Pour celui qui aurait voulu raisonner matériellement mon entreprise, c'étaient plus de 100,000 hommes à éviter ou à combattre avec 38oo , dépourvus de munition, sans argent , dans un pays abattu par deux soulèvemens dispersés en trois mois. Cependant la force matérielle a cédé devant la force morale. Voilà pourquoi, prévoyant les maux qui se préparent pour l'humanité, que comprime en vain l'égoïsme appuyé sur la force matérielle, j'ai mis en tête de mon ouvrage la dédicace qu'on a lue , pour le dédier au premier HOMME de l'Allemagne qui , voyant le besoin pour l'humanité de sortir de l'état précaire où elle se trouve , joindra au pouvoir des intentions généreuses et une abnégation absolue* Qu'il ne s'arrête pas aux difficultés matérielles , qu'il ne voie que la force morale , qui aujourd'hui , en Allemagne , après la décision de la dièle ,
et les atrocités commises en Pologne , est incalculable; c'est le levier d'Archimède qui peut soulever le monde.
J'ai écrit en allemand avec la plus grande modération tout en conservant la dignité du malheur , mais les actes atroces commis en Pologne par l'empereur de Russie me forcent pour le bien de l'humanité à dire une partie de ce que je sais sur sa manière de gouverner; j'ai voyagé dix ans en Russie , j'y ai vu la corruption des employés dans toutes les branches du gouvemehient. — C'est aujourd'hui la Russie , gouvernée par un homme froidement cruel, qui dicte la loi à r Europe : Malheur à T humanité ! —
On verra dans tout rou\^'age un but, c'est la liberté; un désir, c'est de la voir calme et vertueuse et pour cela qu'elle émane autant que possible d'un pouvoir établi. Jusqu'aujourd'hui la liberté a amené des excès, des malheurs, parce qu'elle a toujours été arrachée par le désespoir ; on calomnie ceux qui la désirent, en leur
attribuant les maux qui raccompagnent , quand ceux qui calomnient sont seuls les vrais coupables ; il dépendait d'eux de la donner calme et pure de sang. — Au contraire il est une triste vérité , c'est que jusqu'aujourd'hui les peuples ont toujours été trop généreux , témoin l'Espagne , Naples et le Piémont. Ceux à qui on a^9^ f^^Ê^ié le pouvoir, lorsque notre révolution éclata , ont commis la même faute, dirai-je le même crime.
— C'est donc pour prévenir la violence de la première réaction des peuples, aujourd'hui détrompés sur leur générosité , c'est pour le bien des peuples et des souverains , c'est pour les rappeler à ces vertus désintéressés, véritables bases de Tordre social, que j'implore un pouvoir établi de prendre l'initiative et que j'emprunte le style et l'autorité de cette loi suprême qui , malgré les plus cruelles persécutions, par la force seule de la vérité triompha des maîtres du monde. En vain s'appuierait-on sur la force ma-
térielle et la corruption. L'arme des monarques , Ultima Ratio Regum est dispendieuse et de transport difficile ; r Ultima Ratio Populorum est Farme du désespoir qui frappe inattendue.
Ce n'est pas la force des bayonnettes qui peut préserver les monarques :
quatorze jeunes gens, héros déterminés , n'ont-ils pas suffi pour faire déserter de Varsovie le tyran habitant le palais du Belvéder , habitation que pendant quinze ans personne ne re-gardait qu'avec un pénible frisson ? — L'histoire ne nous fournit-elle pas d'autres traits plus décisifs? — C'est donc la morale seule qui puisse préser\ er les trônes et faire marcher l'humanité vers un but après lequel les peuples soupirent avec tant de justice; c'est aussi cette morale que j'invoque , et que je voudrais qu'un homme fort fît triompher partout.
Autrement, où nous mènerait le système suivi jusqu'aujourd'hui ? — On met à la place de la civilisation européenne la baribarie de l'Asie-, les
trônes le voient avec indifférence , les peuples avec indignation ; cela présage un choc indispensable.
Si une horde de barbares avait envahi la Pologne et avait incendié ces bibliothèques, enlevé sa population, l'Europe entière se serait levée contre le danger commun , on aurait cru être ramené au temps des incursions des Tartares ; mais comme c'est un gouvernement établi , un gouvernement blasphémant le nom de Dieu en se disant régner par le ch^oit divin qui procède avec une froide cruauté à cet anéantissement physique et moral d'une nation entière , les gouvememens , soi-disant sainte-alliance, y applaudissent sans voir le danger qui les menace , soit par la réaction des peuples , soit par l'extcntion de ce barbare système.
Les Russes ne rougissent pas de se prêter à ces atrocités; ils ne sentent donc pas qu'ils se rendent les instrumens de leur propre asservissement.
— Outre leurs propres dangers, ils
devraient avoir assez d'élévation d'âme pour sentir qu'ils sont solidaires de la promesse que nous avaient faite leurs compatriotes de nous aider dans notre révolution pour assurer mutuellement notre liberté, et que ceux qui auraient ignorés cette promesse ou lui auraient même été contraires , auraient dû voir que la solidarité nationale ne leur pi^l^tait du m/ans pas à part rhumanité d'être les înstrumens de la perfide cruauté exercée envers ceux qui avaient cru à la parole de leurs .compatriotes. — Aussi je suis sûr que , quand des cœurs généreux entre les Russes, auront assez d'élévation- d'âme pour comprendre ce passage , nous serons vengés , soit dans cette génération , soit dans l'autre et qu'alors Russe et Polonais se tendront une main de frère et que les griefs et offenses mutuels feront place à la cordialité qui doit finir par régner entre les peuples.
Que les étrangers arrêtent leur jugement sur les causes de notre chute ;
les fautes commises sont grandes, maïs ne retombent que sur quelques înéivîdus , dont je dois avouer avec douleur que je fais nombre par ma vivacité ; nous avons erré ; la faute est commise ; il n'y a que les motifs qui puissent rendre les uns moins coupables jqae les autres. Mais jamais de révolution j)lus belle , plus unanime , plus sublime n'a rempli les pages de l'histoire ; tous Rivaient un seul but : la patrie. La S^conviclion seule de la possibilité de v.^.î'éussîr n'était pas assez générale , elle fit croire à quelques hommes influent§ que l'intervention étrangère était nécessaire et ce fut une des* raisons qui poussa des hommes égarés aux horreurs de la nuit du i5 , qui précipita notre chute.
Qu'il me soit donc permis , sans abuser de mon titre de réfugié^tte dire «quelques mots sur le pays où j'ai trouvé asyle , dusse -je choquer quelques opinions généreuses , j'avouerai que je crois que la France a besoin plus que jamais de se rappeler sa plus belle lé-
gende: Union et force. La France est dés#rmais le seul appui et le seul espoir de la régénération européenne sur le continent; il importe donc de rendre sa force compacte et ne point r exposer à des commotions violentes ; son attitude imposante et sa liberté de la presse suffiraient pour le moment , et si un mouvement libéral sur des bases solides s'opère en Ailemagne , je suis intimement convaincu que son gouvernement , qui n'était pas en état pendant notre guerre de profiter de V expérience des fautes de Louis XV, saura se rappeler et donnera des secours plus ef&caces *que ceux qui furent accordés dans le tems^ à la ligue de Smalcalde ; et à la suite de cette liberté (puisque T Autriche préfère les fictions à la réalité) j'aperçois celle de ma patrie. C'est ainsi que la liberté calme et vertueuse , c'est-à-dire le règne des lois , marchera sous Tégide de la France et de l'Angleterre réunies , et la légende de la France , accueillie par acclamation par les peu-
pies reconnaîssans sera: Liberté, or-' dre public UNIFERSEL! et alors sen^ lement chaque contribuable et chaque garde-natio»dl dira avec conviction :
La révolution de Juillet est finie.
Qu'on ne s'attache dans un ouvrage écrit de mémoire quant aux faits, d'inspiration quant aux réflexions , ni aux mots ni même aux phrases isolées, qu'on se rappelle que c'est un cœur saignant de douleur qui parlé , qu'on ne prenne donc que l'ensemble et qu'on le juge si Ton veut. —
La lettre suivante forme l' avant-propos de l'ouvrage allemand.
XXÏX
Dresdo^ le 16 Mars i832.
A Monsieur le docteur Spazier !
Monsieur , je Vous remets avec cette lettre la description de ma campagne en Lithuanie , acceptez-la comme une preuve que je sens le bien que Vous avez voulu faire à notre cause par Votre plume.
J'ai publié cette description en Votre langue, pour la dédier à la nation allemande et lui montrer , combien est profond le sentiment de ma reconnaissance pour l'hospitalité cordiale et fraternelle que mes compatriotes et compagnons d'armes ont reçue dans tous les pays de l'Allemagne , quelle que soit leur dénomination — Oui, la noble nation allemande a senti et reconnu que notre lutte était la lutte de l'humanité entière. Allemands , soyez sur vos gardes , c'est vous que le péril menace , vous êtes devenus voisins de la Russie ; — craignez ce dangereux voisinage , craignez-le plus , et mille
fois plus en lems de paix qu'en lems de guerre. Le système de corruption et de démoralisation , que ce gouvernement sème autour de lui, est plus ef&ayant et plus dangereux que les armes dans des mains moitié sauvages.
Lisez l'histoire , jetçz les yeux sur la carte de cet immense empire et vous le verrez s'étendre en tout tems et en tout lieu , en employant toujours les mêmes moyens.
Interrogez la Suède , la Pologne , la Turquie et la Perse ; interrogez les peuplades de l'intérieur de l'Asie ; tous ces pays , ceux même que de longs déserts séparent de la Russie , vous diront qu'on a suivi contre eux la même marche; ce n'est point par les armes qu'ils ont d'abord été attaqués , c'est par l'or et la corruption , pour semer la méfiance et les divisions intestines. — La Suède vous dira que , tant qu'elle a combattu la Russie , cette puissance a tremblé devant elle. La paix fut conclue , et bientôt nous avons vu la Suède descendre au rang qu'elle occupe aujourd'hui. Moitié en paix , moitié en guerre , elle se vit enlever ses meilleures provinces ; en pleine paix sa forteresse Abo.
La Pologne reçoit une garantie qu'elle n'a jamais souhaitée , mais qui lui fut grandement offerte et solennellement jurée, et bientôt la Pologne cesse d être.
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La Prusse croyait alors augmenter sa puissance , et cependant cet état , toujours allié de la Russie , a perdu insensiblement presque tout le butin obtenu , par ce partage , à l'aide de la Russie ; et nous voyons tout-à-coup les armées russes aux portes de Berlin , de sorte que Fhistorien étonné doit revenir sur lui-même et se demander , comment cela s'estil accompli? mais ce qui Té tonne bien plus, c'est l'aveuglement de la puissance qui a ellemême prêté les mains pour aider à ces événemens , et qui aujourd'hui fait l'impossible pour s'attirer par tous les moyens la haine des Polonais.
L'Autriche! — que fait l'Autriche, qui laisse échapper les momens les plus propices , et refuse à toute force de devenir le premier état de l'Europe? — L'Autriche qui ne veut pas voir, qu'elle ne soutiendrait pas le premier choc d'un grand homme qui viendrait à paraître , qui verrait ses parties hétérogènes se séparer Tune de l'autre , que fait-elle ? — Elle sommeille , et dans son cauchemar lourd et profond , elle s'attache à enchaîner la pensée ; vains efforts ! la pensée est comme la foudre qui brille et frappe en même tems, elle détruit dans un jour les entraves de quelques siècles.
L'Autriche ne veut pas voir comme la Russie Tenlace de ses bras perfides. — Quelle est donc la distance d'Orsowa à Belgrade , qui peut devenir un second Abo? alors le danger déjà grand sera redoublé , surtout quand les paysans grecs de la Hongrie recevront un ordre semblable à celui qu'ils ont reçu de leurs coreligionnaires les Russes , pendant, notre insurrection , lorsque la noblesse hongroise se préparait à nous porter secours. Déjà le militaire autrichien porte les décorations russes , déjà • • • •
Puîssé-je , nobles Allemands , vous rendre plus précautionnés ! pensez à voire liberté de la presse , et voyez qui lui est contraire ! c'est la Russie : car elle ne peut vous voir à même de vous éclairer sur vos intérêts. Il ne vous est pas permis de vous constituer en un seul corps de nation , car vous seriez alors trop forts. Il est plus facile de semer et d'entretenir la haine entre plusieurs petits états que dans un grand tout. — - Ne troublez pas vos gouvernemens par des soulèvemcns violens , mais résistez moralement , et , en cas de besoin , physiquement à toute union avec la Russie.
Croyez-moi , ce n'est point la haine contre la nation russe qui guide ma plume ; mais c'est l'horreur que chacun doit ressentir pour
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SOB gouvernement, quand il en connaît la marche intérieure; pouvons-nous accuser la nation de suivre Timpulsion que lui donne un gouvernement despotique , qui refuse les lumières et Tinstruction à tout un peuple? Non, la nation n'est point coupable ; nous devons rénvisager comme agissant contre son propre gré ; mais , veut-elle compter entre les nations européennes, il faut qu'elle adopte les mœurs , les usages , les lumières et les sentîmens que professe l'Europe. — C'est en quoi vous êtes appelés à lui porter secours ; — sans cela , prenez garde que l'incendie qui consume la maison de votre voisin , n'atteigne un jour vos propres demeures.
Ne vous laissez pas tromper sur le lieu d'où TOUS menace le danger ; ce n'est point du midi. — Votre haine contre la nation française était juste ; vous aviez été vaincus et votre noble fierté ne pouvait le supporter; — votre jeunesse s'est levée , a pris les armes et vous avez vaincu à votre tour. A présent est arrivé le moment d'agir avec réflexion. Où est le danger? est-il dans le pays où l'instruction publique , les arts et les sciences se perfectionnent , où chacun est égal devant les lois, où le faible et Topprimé trouvent un asyle ? ou bien , est-il là où la corruption et l'escla-
vagc sont Tunique sort de rhommc ^ où les sciences sont abolies , où la lecture et la pensée sont défendues? — La question se résout d'elle-même.
Les armées françaises ont parcouru vos provinces , elles ont occupé vos capitales , cependant , dans le moment même , tout suivait chez vous la marche accoutumée ; et si Ton excepte un exemple de violence , que les opérations de la guerre excusaient peut-être , tout était libre ; de sorte qu'après la retraite des troupes , c'est seulement dans l'histoire que reste le souvenir de leur séjour.
Il en. est autrement du gouvernement russe ; à l'entendre , c'est la Russie qui vous a aidés à vaincre ; c'est elle , qui paraît être votre alliée ; cepei^Jant , c'est elle qui est maîtresse chez vous plus que vos propres gouvernemens. Voulez-vous en avoir un exemple frappant? pensez à nous; partout dans la noble et vertueuse Germanie , nous avons été reçus par un accueil de sympathie fraternelle ; quelques-uns de vos gouvernemens même nous paraissaient propices ; cependant nous sommes chassés de pays en pays , et partout avec la même excuse , qu'on ne veut pas , qu'on ne peut pas offenser le résident ou chargé-d'affaires russe. — Quel prétexte la Piussie peut-
elle avoir pour empêcher notre séjour au milieu de vous? aucun; elle veut seulement gagner du tems pour pouvoir détruire toute une nation , et , dans un tems où la traite des nègres est abolie , emmener en Sibérie comme esclaves toute une nation éclairée qui a été de tout tems une barrière pour la civilisation contre la barbarie ; pour pouvoir , quand elle jugera le moment favorable, fondre sur vous sans trouver d'empêchement ; et vous , qui voyez le danger , vous ne faites rien pour l'éloigner ! Songez à votre avenir et croyez-moi, il est effrayant et éminemment périlleux > si vous ne résistez pas vigoureusement au mal : mais , pas de mouvement partiel î En agissant , agissez spontanément pour assurer le bonheur général , même celui de la nation russe, dans le vrai sens du mot bonheur public.
Sur vos gouvernemens pèse une grande responsabilité ; — si , dans leur aveuglement , ils manquent la bonne voie, s'ils ne profilent pas du temps qui leur reste pour vous donner d'une main la liberté vertueuse , calme et paisible , et pour repousser de l'autre le danger qui vous menace , ils seront cause d'une anarchie qui peut frayer à la Russie le chemin pour vous mettre sous son joug.
Je sais que par raverlissement que je \ous donne ici, je m'attire à jamais la haine de Tautocrate , que je puis nuire par là à une épouse chérie , à des enfans qui se trouvent près de la frontière de ses états , et dont toute la fortune est en sbn pouvoir; qu'un éternel bannissement et la pauvreté peuvent devenir leur partage ; mais ils me pardonneront ; mon sang coule dans leurs veines.
' Fidèle donc à ma maxime , je préfère ma famille à moi , ma patrie à ma famille et le genre humain à ma patrie , j'attends mon sort avec résignation. — J'ai rempli mon devoir , et si je ne pui^ comme un second Assas vous dire : à moi amis ! voici les ennemis ! je veux , semblable au voyageur qui , tombant dans un abîme , pousse un cri de détresse pour en avertir ses compagnons , m'écrier aux peuples : MALHEUR ! MALHEUR !
Henri Dembinski,
général polonais.