‹ Mémoires sur la chevalière d'ÉonChapitre 21 sur 102 · Archives des affairet étnngères · texte numérisé non relu

Archives des affairet étnngères

depuis 1757, que vous m'avez fait admettre à Tbonneur de votre correspondance secrète, jusqu'à présent. Mais ce que je ne vous ai jamais dit, parce qu'on me Tavait défendu, c'est que, dès 1756, j'avais été admis à une correspondance secrète entre Louis XV, monseigneur le prince de Conti, le chancelier Woronzow, M. Tercier et M. Douglass, pour faire donner au prince, par l'impératrice Elisabeth , le commandement en chef de l'armée russe, et la principauté de Courlande. La projet secret du prince était, par ces deux moyens, de se glisser petit à petit sur le trône de. Pologne, ou sur celui de Russie, en épousant Elisabeth.

« Après mille intrigues, le chevalier Douglass et moi eûmes du succès dans les deux premiers points que nous avions seulement découverts à l'impératrice et à son ministre de confiance le comte de Woronzow. En conséquence, l'objet secret de mon retour en France en 1757 était de porter au prince l'assurance, de la part de l'impératrice et du comte de Woronzow , pour le commandement de l'armée et la principauté de Courtaude, si le Roi voulait... ^; ce que j'ai exécuté. Mais après bien des rendez-vous et des écritures secrètes avec le prince, il s'est brouillé avec M"* de Pompadour ; et quand il m'a fallu retourner en Russie et y porter une réponse catégorique, le roi n'a rien voulu décider, quoique le prince m'ait fait tenir cinq jours caché à Strasbourg pour y attendre son dernier courrier!... »

Ainsi le caprice d'une courtisane arrêta et fit avorter

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