Voir lux not 16, 17 et 18 des Pièces jusUficatives
350 LA VÉRITÉ SUR LA CHEVALIÈRE d'ÉON
pour capitaine de dragons et aide de camp en guerre et
eu politique, que Tapparence d'un homme. Je net qu'une fille» qui aurais parfaitement soutenu mon râle jusqu'à la mort, si la politique et vos ennemis oe m'avaient pas rendue la plus infortunée des fiUes » ainsi que vous le verrez par les pièces ci-jointes.
«c Vous connaîtrez, par la facilité que j'aurai à me détacher du monde, que je n'y demeurais que pour TOUS ; et puisque je ne puis plus travailler ni combattre sous vos ordres et ceux de monsieur le maréchal votre frère, je renoncerai s^ns peine à ce monde trompeur, qui cependant ne m'a jamais séduite que dans ma jeunesse si tristement passée.
« 3e ne crois plus qu*on puisse mourir de doiileur, .puisque j'ai eu la force d'y résister. Je ne sais pas si je pourrai encore soutenir longtemps ce cruel assaut, étant dans mon lit malade depuis un an.
a Je suis avec respect, monsieur le comte, votre trèshumble et irès-obéissant serviteur ^
a Geneviève-lotiwe-Auguste d'Éon de Beaumoiit*
a P. S. Vous avez paru étonné , monsieur le comte, que M. de Beaumarchais se soit mêlé de mes affaires; mais vous cesserez de l'être quand vous saurez que celaa été par la volonté du roi et de M. le comte de Vergennes, et qu'il m'a été enjoint de n'écrire à personne sur l'arrangement de mes affaires qu'il ne soit terminé. 11 le sera bientôt, et d*une façon bien différente du plan extraordinaire apporté par le petit marquis de Prunevaux. »