‹ Mémoires sur la chevalière d'ÉonChapitre 82 sur 102 · A M. LE COMTE DE BROGLIE · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE DE BROGLIE

7. Uge. (Il faut passer le fer cbaad sur les folios reeto et verw.)

Ponr Toos seul.

t LoDdreS| le 2 novembre 1764 au wir.

« Monsieur,

• Enfin, monsieur, Toilà donc le complot horrible déconveri. Je pus à

<( J'ai r honneur de vous envoyer, pour vous seul,

présent dire à M. de Gnercby ce que le prînce de Gonti di&ait an aarécbal

copie de ma dernière lettre à M. le duc de Choi-

de Liuem^oorg avant la bataille de Steinierqne : « Sang^aride! c« joor4à est

seul et de celle de M. de Montmorin^ évêqne

nn grand jour pour tous, mon cousin ! Si vous tous tirez de là, je toos tieiu

de Langres, qui connaît partictdièrement toute

habile homme. » Personne n'est plus intéressé qne tous et M. le maréchal I

ma famille et mot, depuis F enfance. Il a la bonté

prendre tous les moyens pour tous défendre contre les ennemi:) de vecre

de s intéresser fortement pour moi auprès de mon-

maison; le roi ne peut k présent s'empêcher de voir la vérité; elle est miae

sieur le Dauphin, qui le considère beaucoup. Je

aa grand jour. J'agis de mon côté. J'ai instruit le duc dnforck et ss»

sais que monsieur Vévêque de Langres est fort par-

frèVes de la vérité et des noirceurs du complot contre toqs, le aatéchd d*

tisan de monsieur le maréchal ; ainsiy monsieur ^

Broglie et moi. Ceux-ci instruisent le. ro«, la reine et la princesse de Galles.

VOUS pouvez en toute sûreté recommander ma cause

Déjà M. de Guerchy, qui a été revu de très-maaTais œil à son retonr, est

à cet évêque, qui est charmé de seconder votre

dans la dernière confnsion, malgré son audace, et ]e sais qiie le roi d'Angle-

bonne volonté pour moi.

terre est disposé à rendre justice à M. le maréchal et à moi. Agissez de votre

« J'ai riionneiir d'être^ avec un profond respect^

e6té, monsieur le comte, agissez et ne m'abandonnez pas, ainsi que tous pa-

« Monsieur^

raisseï le faire. Je me défendrai jusqu'à la df-mière goutte de mon sang, et

a Votre très-humble

par mon coorage, je servirai votre maison malgré vous... Car vous m'abin-

et très-obéissant serviteur^

donnez! vous ne m*envoyez point d'argent, tandis que je me bats pour vous

(K d'ÉoN. ))

Ne m'abanlonnez pas, monsieur le comte, et ne me réduisez pas au désespoir. Envoyes-moi une somme suffisante pour somtenir votre guerre et la mienne, si Toas ne voulez pas être écrasé sous le poids de l'injustice... J'ai dépensé pins de douze eenu livres sterling ponr ma guerre, et vous ne m'envoyez rien; cela est abominable, je ne l'aorais jamais crn, monsieur If> com'e; permettez-moi de vous le dire * !.... >

*. Arcbives des affaires étrangères.

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