DIEUX PROTECTEURS
natif, est soumis à Kin-lbïï-sso comme un roi barbare pouvait l'être à Pompée ou comme un sultan asiatique peut encore l'être au gentilhomme anglais qui règne à Calcutta.
C'est le roi des dragons qui envoie la pluie et Sao-tsin-ku qui ramène le beau temps et la sécheresse. Le feu a sa personnification dans Xbo-men : son visage et ses vêlements sont de la couleur du feu ; il a un œil au milieu du front; il lient à la main une boule ou un disque d'où s'échappent des flammes; il a deux assistants, dont l'un est militaire et l'autre civil.
Confucius est quelquefois représenté sur les ïsbù-mcn (tableaux qui représentent le panthéon chinois) : son visage est un peu bronzé; ses cheveux et sa barbe sont très-noirs; ses yeux sont vifs, son front bombé vers le milieu. 11 va sans dire que ce n'est qu'un portrait de convention. Cette représentation de Confucius répugne d'ailleurs à ses disciples; elle n'existe pas dans ses temples, et a souvent été interdite par l'autorité.
Le dieu des belles-lettres est Wen-tman ti-tmun : sa robe est habituellement violette ou jaune ; il tient à la main un jb-i ; il est accompagné de son disciple Tuib-i et de deux lllb'-tb-n. Une sorte de diable noir ou rouge, couronné parfois d'un cercle d'or que ferme une fleur de lis ou une étoile, touche, avec un pinceau rouge, le front de ceux qui doivent réussir dans les examens : on l'appelle Koï-sin ou Kwei-sin ; on le regarde comme personnifiant l'étoile polaire.
Le dieu de la guerre est Kwan-fs-tsô. C'est en même temps un personnage littéraire : aussi l'appel lc-l-on quelquefois Wen-Wtf-men-iiien, le saint génie littéraire et guerrier. Il est assisté de son lils adoptif, Kwaû-piîi, et d'un soldat à figure rébarbative, qui est armé d'une pertuisane et s'appelle Tuies-tsan.
Leb-mon tsian-kyun , ou le général Les-mon, Yan-kyen et d'autres héros chinois, sont aussi l'objet d'un certain culte, de la part surtout des militaires.
Les militaires ont aussi des dieux qui leur dispensent la fortune : ce sont les *>-h; tsaï-men. On les représente sous les traits de cinq guerriers richement vêtus, portant des lingots ou des objets précieux, et suivis d'un porte-étendard.
Les non-militaires vénèrent deux autres divinités chargées également de distribuer la richesse entre les mortels : ce sont Tsaï-men, ou mieux Fb-to tsaï-men, qui tient un lingot d'or à la main, et Illoan-tan, personnage à figure sombre, qui lient le même objet et porte de plus le bâton appelé pyen. Tsaï-iuen a deux assistants nommés Tmao-tsaï tbh-sso et Li-inô syen-kwan : le premier donne des héritages, des trésors^ le second préside à la vente dans les boutiques.
Illoan-tan est servi par Kin-lun, qui tient une roue d'or d'où s'échappent des flammes, et Jb-i, qui tient une sorte de sceptre. Les noms de ces deux assistants sont
LE CARACTÈRE CIIAO
Syen-toun-nyu, Nan-tehi lao-jen.
Lu-touii-pin, Xan-tchoûn-li, Tsae-kwo-kyeou, Tyé-kwai-Ii. Lan-tsae-xo. Xan-syan-tsô.
Tchaii-kwo-lao. Xo-syen-kou.