GENIES CELESTES
Tuien-tsti nyan-nyan et Illa-men guérissent la rougeole ou une maladie analogue.
Tao-iuen guérit la variole.
Tb-tyen ta-ti guérit les maladies contagieuses en général.
Tsbi-men nyan-nyan préside aux accouchements.
Ssiï-tsô nyan-nyan donne aux femmes la fécondité.
Etc., etc.
Parmi les protecteurs des arts utiles, nous trouvons encore :
Lb-pan et Tman-pan, patrons des forgerons, maçons, charpentiers, etc.; Tsaotuiun, qui préside à la cuisine, comme Twu-wen à la fabrication du papier; Tmunyu-sin, au tissage; Xwan-pw, à la filature du coton; Li-tae-pa, ou Li-pa-pae, à la fabrication du vin, ou plutôt des eaux-de-vie de riz, de sorgho et de blé, que boivent les Chinois. On le représente souvent entouré de grains, de fourneaux et d'alambics.
Parmi les dieux lares et pénates, patrons des lieux habités ou de l'agriculture, je citerai :
Traen-xwan : suivant qu'il préside au gouvernement de tout l'empire, d'une préfecture ou d'une sous-préfecture, on l'appelle Tb\ Fb, ou Ulyen, Tmen-xwan. C'est un personnage officiel : il a ses temples dans tous les chefs-lieux de province, de district, et dans la plupart des villes; il en a trois à Pékin. On lui donne le titre de Lao-yé, comme à certains magistrats. On voit à la porte de ses temples les quatre lions de pierre qui décorent l'entrée des ya-mon, ou habitations des magistrats, et dans la principale cour des mêmes temples le vase ou brûle-parfums de bronze appelé menyu tin. Un dicton populaire dit qu'on peut tromper les magistrats, mais qu'on ne saurait tromper Tmch-xwafi. Je parlerai plus tard du rôle de Tiuen-xwan comme juge des morts et intercesseur.
î)-iuen-mb-, tenant un js-i et accompagnée de son serviteur Kya-yuan, a d'ordinaire autour d'elle ses cinq fils, ou Ulon-inen, et leurs cinq femmes, ÎJ-niôn nyan-nyan, qui sont les gardiens des champs et des tombeaux.
Il y a aussi les génies des cinq directions ou points, b~-lb men ; le génie des communes, IJJô-men ou IJiô lao-yé; celui des hameaux, Tu-ti lao-yé;
Celui du sol, des maisons et de la propriété, T'b-ti men, qu'il ne faut pas confondre avec le précédent ;
Tsin-tsyen tsïi-tsô, qui garde les puits; Ma- men, Nyes-inen, IJJô-men, ou les génies des chevaux, des bœufs, des serpents.
Les deux génies des portes, Men-iuen : l'un, qui est blanc et d'un visage agréable, s'appelle Tsin-mao-pao, et encore Tsin-kywn : il porte une sorte de bâton nommé kiyen ; l'autre, qui est noir et d'une figure repoussante, s'appelle Yu-timi-krâ, et encore Xs-kyen-tô : il porte une autre espèce de bâton nommé pyen.