DIVERSES KWAN-YIN
Kwan-yin à onze faces, 1110 i lyen Kwan-yin ; je ne sais pas sa légende. Sbîi-tsô Kwanyin, ou la Kwan-yin qui envoie des enfants, tient dans ses bras un enfant qu'elle donne aux femmes stériles.
Kin-lyen ou Kin-myen Kwan-yin, ou la Kwan-yin au visage d'or, particulièrement vénérée à Nankin, a non-seulement le visage, mais encore tout le corps doré, comme celui de Bouddha, et rappelle la Venus Aurca, Chrysè Aphrodite, des anciens. Je citerai encore ici la Pae yi Kwan-yin ou la Kwan-yin aux' vêtements blancs, à laquelle sont consacrées quelques chapelles.
La Kwan-yin thibétaine, particulièrement honorée par les sectateurs de la religion
KWAN-ïl.N TillBETAINE.
lamaïque, se rencontre fréquemment dans le nord de la Chine : on en fabrique, au Thibet, des images et des statuettes sans nombre, à destination de l'Asie centrale et de la Chine du Nord. Kwan-yin y est habituellement représentée coiffée d'une tiare bouddhique, dont la couronne des prêtres n'est qu'un diminutif, et qui est connue sous le nom de Kwan-yin tao ; elle est assise sur le lotus, et tient un vase entre les mains ; les statuettes creuses contiennent de petits rouleaux de prières en caractères sanscrits, avec addition de certains caractères employés au Thibet; la base en est fermée d'ordinaire par une pièce de bois ou de métal qui porte le Tai-ki chinois, entouré de fleurs de lis disposées en croix. La fleur de lis, qui ne doit pas être confondue avec le lotus, est un ornement bouddhique et asiatique des plus anciens.
La Kwan-yin qu'on voit le plus souvent figurée en Chine est celle dite aux bambous noirs, Tsô-tuib Kwan-yin : assise sur le lotus et près de bambous noirs, elle est enveloppée d'un long vêtement ; près d'elle, au milieu d'une mer agitée et debout sur une feuille de rose ou de nénuphar, est un enfant qui tient les mains jointes et implore la déesse. Quelques-uns le regardent comme son fils adoptif : on l'appelle UJan-tsae, et encore Xsn-xae-ôrl. Un jeune guerrier nommé Wei-to et Xx-fa wei-to, c'est-à-dire Wei-to, le protecteur de la loi (nasr-ed-din), est chargé de la défendre. Dans quelques temples on place son image en face de celle de Kwan-yin, soit dans la même chapelle, soit dans une chapelle placée de l'autre côté de la même cour, afin que les regards de Kwan-yin tombent sur Wei-to, et ne rencontrent pas les hommes et leurs crimes. Kwan-yin a encore près d'elle sa suivante, Lwîi-nyu, qui tient un vase de forme élancée, rempli d'eau très -pure, tsin pin, duquel sortent quelques branches de