‹ Mémoires sur la ChineChapitre 139 sur 220 · DIVINATION · texte numérisé non relu

DIVINATION

Mois. Joui'.

LUan-yuan tycn-kwan p*;-sa i« 15e

Tuisn-yuan ti-kwan ps-sa 7« 15e

lllya-yuan nreei-kwan ps-sa 10e 15e

Ils chantent des litanies qu'ils appellent raenwen, ou pièces rhythmées, frappent un tambour de bois nommé ms-jw, offrent des parfums et exécutent des prosternations entremêlées de diverses évolutions dont je ne saurais exposer le détail.

Ils assistent dans les couvents à des offices multipliés, auxquels se joignent la récitation du chapelet et la méditation.

Les trois sectes, js-kyao, fo-kyao et lao-kyao, expriment habituellement l'idée de prier par trois mots différents, qui sont : niin-myah pour la secte des lettrés, tsan pour celle de Bouddha, et pae pour celle du Tao. Pae s'emploie néanmoins pour tous les dieux et tous les saints de la Chine. On dit : pae ti, adorer la terre; pae ps-sa, adorer les idoles, etc.

Les fêtes se prolongent quelquefois pendant plusieurs jours et sont accompagnées de représentations théâtrales, souvent deux par jour : l'une dans l'après-midi, et l'autre le soir. Les cours des temples présentent pendant ces fêtes le spectacle le plus animé : la foule s'y presse, et les dévots, se succédant les uns aux autres, viennent s'agenouiller sur les coussins ou les prie-Dieu de bois placés devant l'autel , pour y accomplir un certain nombre de prosternations; ils allument ensuite des baguettes parfumées, rayan ou tan uiyan, et des chandelles, qu'ils achètent quelquefois à la porte, et qui, éteintes et remplacées presque au même instant, forment le principal bénéfice des prêtres. Le nombre des offrandes varie de trois à sept ; il est souvent de six, mais ce nombre n'est pas obligatoire. Quelques jours avant chaque fête, les prêtres ont l'habitude d'envoyer aux gens qu'ils connaissent et à toutes les personnes riches du quartier ou de la ville des invitations sur papier rouge : ces invitations rappellent la date prochaine de la fête, engagent à venir en ce jour au temple présenter à la divinité les hommages que le rituel détermine, le repentir de ses fautes, les louanges et les prières d'un cœur pur; elles insistent sur les bénédictions qui s'attachent aux offrandes soit d'or, soit d'encens, et finissent habituellement par ces mots : «Arrêtez-vous et ouvrez votre cœur», ou : « Rentrez en vous-même et que votre âme se prépare à recevoir la grâce divine. »

Certains temples sont plus spécialement consacrés à la divination : deux personnages divinisés, San-kya ta-ti du Kwah-si et Elan yuen-tsô du Kyah-si, y sont d'ordinaire honorés. Le second, qui vivait vers le milieu du neuvième siècle, était astro-

nome ou astrologue de la cour; ses descendants remplirent les mêmes fonctions jusqu'au temps où ces fonctions furent confiées à des musulmans et à des chrétiens. Ils se sont fort multipliés, et, comme les descendants de San-kya la-ti, les Illan vivent en disant la bonne aventure.

Celui qui désire consulter le sort, après une prière et quelques prosternations, prend sur l'autel la boîte cylindrique qui contient les tsyen, et la secoue jusqu'à ce qu'une flèche en ait jailli. Lorsque cette flèche est tombée, aléa jacta est, le prêtre la ramasse et l'examine. La boîte contient cent flèches, et chaque flèche a quatre séries de signes se rapportant à autant de prédictions différentes marquées dans un livre

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