‹ Mémoires sur la ChineChapitre 169 sur 220 · ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION

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Administration provinciale. — Le chyen. — La commune. — Les syndics. — Justice et police

Nous avons vu que les provinces de l'empire chinois sont administrées soit par des gouverneurs généraux faisant fonction de gouverneurs, soit par des gouverneurs subordonnés à des gouverneurs généraux, soit par des gouverneurs relevant seulement du gouvernement central.

Chaque province a un grand trésorier, assisté d'un li-wen ou contrôleur; un grand juge, assisté d'un sso-yu, directeur de la prison et chef de la police: et un chancelier littéraire ou myo-yuan. Chaque province est divisée en trois ou quatre intendances dont chacune comprend, en général, trois ou quatre départements, fit. La capitale provinciale est souvent la résidence de deux intendants : ces intendants sont qualifiés, suivant les détails dont ils ont plus spécialement à s'occuper, de pinpei-tao, syun-tao (1), yen-fa-tao, lean-tmu-tao, etc. ; ils perçoivent les contributions et les transmettent au grand trésorier; ils ordonnancent ou contrôlent diverses dépenses, celles particulièrement qui concernent les troupes; ils veillent à la vente du sel, à l'envoi du tribut en grains à la capitale, etc. ; ils sont quelquefois fermiers de certaines douanes. L'assistant de l'intendant s'appelle ta-mo : Gonçalves traduit, je ne sais pourquoi, ce titre par celui de grand ambassadeur; on pourrait le traduire par

(I) Syun est ici le même caractère que syouîï dans syoufi-fbu; le sens en est le même; mais il m'a paru qu'on le prononçait autrement dans les deux groupes. Je cherche avant tout à donner le son véritable des mots, alin qu'en les répétant comme je les écris on puisse être entendu.

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