INVASION TARTARE
à peu près qu'il parut dans le sud avec quelques marchands arabes. Il gagna rapidement du terrain. C'est probablement aujourd'hui encore le seul culte étranger qui ait en Chine une importance politique.
C'est sous le sixième empereur Tan, au huitième siècle de notre ère, que fut fondée l'Académie des Xan-lin : composée d'abord de quarante savants, elle en compte aujourd'hui deux cents de divers degrés.
Les Thibétains, un instant très-redoutables, les Arabes, les Khitans, furent contenus et contraints à traiter. La Chine reçut les ambassadeurs du khalife Aroun-er- Rachid; mais peu à peu des dissensions intestines, des trahisons, des soulèvements, ébranlèrent et renversèrent les Tan. L'empire eut alors pour maîtres cinq familles, qui, en peu d'années, s'arrachèrent l'une à l'autre l'empire en se parant du nom de dynasties illustres et éteintes. C'est sous l'une d'elles (les Tan postérieurs) que l'on place l'invention de l'imprimerie chinoise, c'est-à-dire de la gravure sur bois des caractères. A ces cinq familles succéda la dynastie quelque temps puissante des Ssn.
Les Turcs sortis de l'Altaï étaient devenus menaçants; ils avaient été retenus loin de la Chine par leurs campagnes contre la Perse et l'Inde. Lorsque les Seldjoucides eurent conquis la première de ces contrées et le nord de la seconde, leur chef, Alp- Arslan, songea à s'emparer de la Chine : il eût possédé alors à peu près toute l'Asie. Sa mort arrêta ce grand dessein; mais, en 907, d'autres barbares, les Khitans ou Lyetr, de race tongouse, envahissaient le nord de l'empire, et plaçaient à Lyes-yan d'abord, à Yen (Pékin) ensuite, la capitale d'un État fort étendu vers l'ouest et vers le nord. Les Ssn appelèrent contre eux d'autres Tongouses, les Ju-tmin, qui les chassèrent, mais gardèrent leur conquête et ne tardèrent pas à l'étendre. Un empereur ssii fut leur prisonnier et mourut au fond de leurs déserts. Ils fondèrent un immense empire, composé de l'Asie barbare et de la Chine septentrionale : cet empire, dit de Kin ou d'or, dura de 1115 à 1234, les Ssn continuant à tenir le midi de la Chine. Soudain, sous leur grand khan Genghis, les Mongous, inconnus ou dédaignés jusqu'alors, se révélèrent, et du premier coup s'élevèrent à la domination de l'Asie. Sous leur choc terrible, les Kin d'abord, et bientôt les Ssn, disparurent, laissant la Chine entière aux mains de Khoubilai , fds de Genghis et fondateur de la dynastie de Yuen.
LYEÏ-YAN L
O Wa.i-T™ •KAN-TUJEÏ L. * »
Yjh-Tl
I Pékin) Ysà-Pin
Xo-Kyen
Niô-ÏM*
f] Kwaà-Sûaz. , Jr M / ♦SL*Ulen-TUiVï fënJhl Nnan-^yin Sj- ♦ s™-%am»
£ / O . ™™f ,„ l\/t. N »«-i\ T ^4"-^» ZwaS-Tiuej *VC> Nm-EwlA ♦Xj-Twea/
Ya ) \TUiEN-TÏ L. £ UJ ^ / ^~V o Y'f^lj^-^r XAN-TUIEB^ UiJflM
Kyea -Tujaâ
Po-UJiS
Tô-Tuiaffi UJai.p,,
U-Kyaïs r,Pe"liJ',"1, 4
J \ ° ^iwei-Hiouen
^ Jen-Tô ^ - — ♦ „Pin-\nu.n
ui» ?■+'--*■
Nan-Fon /
tfsin-Tww X* ♦ ^ Xon-TW* \ K-Snan*
Kywi-T<
/ 40 #«-TuiCT
; UN UilS L Vj»T™«r ^^ *„,,*«,« „♦, , iforâ-IW* O TfcvaiîÔin y
Ym-UJa//^
V %gh -iiuan f LU a o -\\ »
» Pao-Kvin \ ^^^yen-Tuian f Uiaa-Wir ^ ^
Tuia-Lin» ft
♦Kyen -NiîS
Yen-Pin»
Fv-Tuicv
Ta-U
Ww-Tui Wci-'l'sa
©TUJÏH-KYrN
^V ^ » Rwjiii - S i \^ Tiuen-Kyan
/" Yim«
»W-Tu,<„» k^-ï^ K.-m-Tu,e» >
.>\Tien-l iiiar» ♦ i » /T-
^L. Pin-TuiCTî* y ♦ ^rm-imed
™ Tao-lW* ^-Jfan-lftu/^fc. ( ULKS-Xwa» /
. Tiiirn3vya« y**~m ♦,,, *îïan-U)Ywil V Tsyuea-Xiaieïr * '
*\* J /'Wi-Yan Wao-Tujc* ^r S. J
Mei XTiuan^Ti;
Yuen-Kvan
/.imittv itt> l P'n/'trt ..
id — d<- UJAIi eu prownew .__**
id. — actueiZrs df I rrtipar *
*fî„-Yuiui» «i ...-Tu,!':'1,1"' ; *v;„vr,;.
,'^lTai-KAaïi Tsvuen» Xo* ""*) J
\" ♦ Tin ^ , ^\
) ♦Tven-Tiueo
J r O ,-Fofi \^ Kwaô ï
*4 Tai-Piii ♦ » . i Sin» (
4!>»o-Miti Kao-Tmiàv S,m r6n / ^l -
' * » » . -,.v. • *1"'"-'Bm« • ♦ ^ *
-Nin-SsS
Tuino -Tuiea -Tuje»
Echelle de iéSo li au Soo mt/Zrv Je Su ait dtyré s5& Soc jip looo tsSet
Go ia/> i&o out &>"
CARTE de l'empire