CHAPITRE VIII
chactis se dispntait rfaonneor d^ avoir plus ou moins o(nicourtt. On s^était bien aperçu d^uae diviston entre les membres da comité de sûreté générsde et ceux da comité de sahit public ^ même entre les membires de ce derni^ comité. Il cir-
calait dans la Convicntion que Robespierre avait proscrit in petto des députés monlagnards ; C^é«taient d^abord les amis de Danton , L^èndve , Tallien , Fréron , Panis , Lecoiutre de Versailles ^ et en seconde ligne Fbuché 'de Nantes ^ Tkuriot, Bourdon de TOise , etc. A cette procession dont j'ai parlé, qui eut lieu pour la fête de TÊtre^upreme , tous ces députés , marchant Isn arrière de Robespieire , lui prodiguaient entre eux des sarcasmes; Lecoihtre de Versailles Papostit>pha vigourei»ement.en face: Dans le discours que Ro-* bespierre prononça , le 8 thermidor , on yit clài«* rement qiiHl ne se dissimulait pas le dangw qui le menaçait La majorité- de la Convention^ étrangère à ces dissensicms , ne fiiisait que les obsei*t^er ; et, quoiqu'elle considéré t Robespierre comme le plus poissant dans le gouvernement^ lés auti*64 BEiembres ne lui en étaient pasimNins odieux/ ¥ eut<^il une conjuration réelle de ses ennemi» contre lut? Quels furent les conjurés?. c'est ce qu'on n'a jaaaaîs bien su. Comment, au premier soupçon , ne prévint «il pas les conspirateurs? On ne peut rexpUquer que par l'aYeuglement qui accompagné ordinairement l'ivresse du pouvoir. Mais. l'issaé d'une attaque contre lui parut à certaines gei^s^tel-
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lemenl douteuse , que , dans le moment même où elle commença, Barrère se tenait près de la tribune , ayant ^ dit-on ^ dans sa poche deux discours préparés, Fun pour, Tautre contre Robespierre.
La joie pid>lique éclata dans tdus les départemens comme a Paris. Cependant son explosion fut contenue pai: la plupart des autorités qui âaient dévouées à Robe^ierre , et qui ne pouvaient croire à sa chute;
Le 10 tharmidor je fis imprimer une relation de ce grand événement en forme S adresse à mes concùqjrens f et je Tenvoyai dans mon département. Les autorites terroristes en arrêtèrent la circulation.
Il y eut à Paris àe^ exécutions révolutionnaires, même après la mort de Robespierre , comme si ses mânes eussent conservé encore du pouvoir et exigé ces atroces sacrifices.
Le chef des terroristes avait disparu , mais le parti existait encore* Le comité de salut public sVtaît délivré de Robespierre , la Convention n^était point délivrée du comité de salut public. Si on Pavait laissé faire , il n^aurait point changé de système , et le résultat du 9 thermidor n'^eût été que quelques hommes de moins. Les CoUot-d^Herbois etlesBillaud-yarennes s^étaient emparés du sceptre sanglant de Robespierre. Ils le regardaient comme leur légitime héritage. Ils n^avaient renversé le tyraii que pour se sauver et régner à sa place ; ils nVvaient pas pensé un seul instant à détruire la