CHAPITRE XI
CHÂ^NGBMENS PRODUITS PAR LE 9 THERMIDOR, -r- PAIX EXTERIEURE. RENAISSANCE DES . SOCIETES.
^ ; MESDAMES TALLIEN, ESCALIER, DB STAËL , M, ET M*»? DEVAINES ; LEHOC.
. * Les premiers jours qui' suivirent le 9 thermidor, tous lès cœurs s^ouvrirent taux plus..doùceSv.espé* jn^nces. Cétait uii spectacle touchant que cet .empressement des citoyens à se rechercher, à se ra- .CQuierleur bonne ou mauvaise fortune, pendantla terreur, à se féliciter, à se. consoler.- Les oppresseurs n'avaiçnt plus Tair Jàrouche et ; menaçant ; IfSUrs traits :n^exprimaient ,que le^ dépit et -la haçte.
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Quelques-uns même, par lAcheté ou de boqne foi , partageaient l^allegresse commune. La sénenîté et ]a joie avaient remplacé, chez lejs victimes , la contrainte et la désolation. On semblait sortir du tombeau et renaiti*e à la vie< Tous les liens sociaux brisés , tous les rapports politiques interrompus se rétablirent. La France cessa d'être pour elle-mêm0 et pour rétranger un objet d¥pouvante; rayée ^ pour ainsi dire, de Tétat dçs nations civilisées, elle y reprit son rang.
Le premier traité de paix fut conclu avec le grand-duc de Toscane.
Lé comité de salut public proposa (22 pluviôse an III) à la Convention de le ratifier sénnce tenante. J'en demandai l'impression , afin qu'on eut le temps de l'examiner. On insista. C'était vouloir nous réduire à une ratification aveugle et de coufiance. « Ce n^'est point , dis-je , avec le comité de salut public que les puissances font la paix , c'est avec la Convention. Elle ne peut pas renoncer au plus beau de ses droits. w'On décréta donc^'împression du rapport. Le traité fut ensuite ratifié. Plus tard, le ministre plénipotentiaire Carletti fut reçu dans la Convention (le a8 ventôse) ; fl était venu auparavant me rendre visite , comme président, n prononça un discours. Je lui répondis :
tt Forcé de courir aux armes pour défendre sa liberté attaquée par- 1:9 ne grande coalition , le peuple français a porté chez tous, ses ennemis l'éten*?dard de la victoire. Son indépendance était la seule
i^6 CONVENTION*
coaqodie à la^fielle jl aspirait. Être libre ^ telle est $8 Tolon té ; respecter le gouTernement de ses voi- $îqs> tels sont ses principes* La justice de sa caqse, sa puissance et son courage, voilà ses garanties éternelles. Il n^est point enivré de ses succès , mais il n'^en laissera point perdre le fruit. Ils ne seront point stériles pour lliumanité. Il les estime d^autant plus qu^iU sont les précurseurs et les garans de la paix de TSnrope et du bonheur de tous les peuples.
» Le sang qui a coulé ne ternira jamais les Istia^ riers des soldats de la république. Il retombera tout entier sur ces cabinets ambitieux où quelques hommes perfides méditent froidement la ruine d'une > nation généreuse pour asservir toutes les autres.
M Heureux les peuples dont les gouvernemens , avares du sang des hommes , ont été asse^ sages pour ne pas entrer dans une ligue formée par Tanibition et Forgueil l II en est que leur position et une impulsion presque générale > à laquelle ils ne pouvaient résister, ont forcé de rompre une neutralité conforme k leur volonté et à leurs véritables intérêts. Tel est le gouvernement de la Toscane. Mais ses^ vœux ont toujours été pour le rétablissement de cette neutralité. Il Va jamais, persécuté les Français établis, sur son territoire pi a repoussé les contrefacteurs de notre papierrmonnaie, si scan^ daleusement prot^és aUleorSé Aussi lorsqu^il a manifesté d^une manière ostensible, à la république