CHAPITRE XV
Bom, dan$ un préaitibiile virulent d^iiisulte« fit eonnâdtre son vole, et se disposait à Jîre une adresse. Je l^nt^rompis et lui repondis ; u La Gonveniion ne craint point le jour de la vérité; elle appella de ses ealoiiH)iateurs au peuple frau-tais; elle reçoit le vote de rassemblée; je vais la consulter sur la lecture de Tadresse. )> La Copvenlion rofusu de renl^ndre. ,
D^nn antre cdté , des patl*iotes venaient ausiu se plsûodre des manœuvres employées pour les sçmpécHer de voter dms les sections. Les meneurs en avaî^at expulsé un asseat grand nombre coçome terroH^es. Rien ne pouvait justifier ces actes iilégau;^.. Je dis à cet égard ( 1^" ooatplémentaif e ) : u Qiie la Convention devait iittendre avec calmele résultat des votes et ne point recruter de sufftage^ î et que si Ton procédail^ irrégulièrement d|ins quetlqu^s as^mbl^i^s r l^s opér^tîi^ns feraient finn nnl^ ^fuand cm les eicamir^orait* » Ia Convention passa àToA^dre dajour. Mais tout, ce que lessec*lions re^usfaieQt^ accourait auprès d'elle , occupait les tribmijçs publiques , appuj^ait par ses ap"*plawtissfin^l^ le$ propo^itipos les plus viruleqtes et appelât la yeUgmniÇQ. Une fiiartic de rasscin- Blée ^'y ^H if^W trop di^po^, et il feut couvrir qiie ce n^éitait pfis'san^jpc^ti^.
I>e9 représentJiQS veiu^pt opposer SkUjL YQ\es des sections de Paris qui rejetaient les décrets , des yptes^ quît les acIppM^ient d^^s les départemifips. tH^ J ^ippl^d^^aîl c.QJ?aiN;e à une victoire. Je trou^
CONVENTION* l3
vai ce procédé peu digne et irrégulier. Je demandai (23 fructidor) qu^on établit un mode uniforme de constater les votes , qu^on Tk*y mit point de précipitation et qu^on attendit que le résultat exact en fût connu par le dépouillement des procès-verbaux. Ma proposition fut adoptée. ^
Les attaques des sections de Paris contre la Convention la poussaient à des mesures violentes de défense. Les comités de gouvernement mettaient en libei*té des terroristes qu^ils avaient fait incar-^ cérer quelques mois auparavant, et Pon proposait chaque jour de rétablir des lois révolutionnaires de la rigueur desquelles on venait de se relâcher. Je ne partageais point ce système. Je m^ opposai vivement 9 convaincu qu^il n^ajoutait rien à nos forces.
Je voulais que la Convention , en usant de son pouvoir pour se faire respecter ainsi ^e le vœu du peuple , respectât aussi la liberté des citoyens et les principes de la justice ; qu^en réprimant les actes extérieurs des assemblées primaires, elle eût Tair de fermer les yeux sur ce qui se passait dans leur sein; qu^elle gagnât du temps, qu^elle ne gâtât pas sa cause; qu'elle mît tous les torts du côté 'de ses ennemis , et qu'elle ne les frappât qu'à list dernière extrémité, s'ils persistaient dans lélîr révolte après que le vœu général du peuple serait connu et proclame.
Je combattis donc'(i^' fructidor) là proposition faite par trois comités réunis ,; de chasser de Paris