‹ Mémoires sur la Convention, et le DirectoireChapitre 67 sur 110 · CHAPITRE XV. içS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. içS

tous les individus portes sur des listes dMmîgrës , qui y sollicitaient leur radiation définitive ; l'amendement de Garrau, tendant à ce que toutindivi-^ du porté sur la liste des émigrés antérieurement au 3i mai, se constituât prisonnier avant de de^ mander sa radiation, et la proposition faite par Roger-Ducos (3' complémentaire) de réviser toutes les radiations accordées.

Une députation de la section Lepelletier, qui s'était mise en permanence , vint demander qu'on jugeât enfin deux anciens ministres , Pache et Bonchotte , accusés depuis long-temps. On venait au contraire de les mettre eu liberté. On réclama l'ordre du jour. Lanjuinais l'appuya, mais sur le motif qu'une mise en liberté ne pouvait mettre obstacle à l'action des tribunaux.

t( JPappuie l'ordre du jour , dis^je , mais par des motifs bien dîftérens : d'abord parce que nous ne devons point reconnaître à une assemblée primaire le droit de se déclarer en permanence ; ensuite parce qu'elle n'a point celui de s'occuper d'objets étrangers à sa convocation. Maintenant, qu'il me soit permis de manifester mon opinion sur une opération dts comités de gouvernement et sur les dangers dont elle menace la république. On ne peut pas se dissimuler que c'est par nn relâchement exiréme qu'on a mis en liberté des individus qui devaient être traduits devant les tribunaust. Je ne puis m'accoutumer à cette idée que, dans un temps que l'on appelle le règne de la justice, elle

196 GONVEHTIOlf.

soit si timide envers des faomineâ que la France eniière accuse. Quel est celui d^entre nous qui ne ^e rappelle avec horreur les crimes commis par un nommé Héron ! Eh bien , il n^a pas été traduit devant les tribunaux ! Depuis quand la justice eslelle si lente à punir les coupables y quand elle a été si prompte à assassiner des innocens ? Je dé-* sire que mes craintes soient chimériques , et que pour sWeimir la république n^sût plus à combattre aucun &ctieux. Mai3 je déclare que > quelles que soient les manœuvres des rojalistes, je ne mVssocierai jamais aux infâmes terroristes que nous avons terrassés; qtte toujours uni avec les amis sincères de la.Hberté , ou ne me verra jamais m^al-lier en métme temps avec des élémeos imputas. «Taime mieux être égorgé qu^égorgeur. Dans les temps où nous vivons, un homme sincèrement «attaché à son hoopeur ^ à celui de son pays , et qui ne veut pas qu^on soupçonne ses principes, vo^s dôit^se doit à lui-même cette explication. )i

Alors ^ comme depuis le commencmoent de nota carrière , je parlais d'^après ma propre impulsion ^ sans ménagem^it pour aucun parti , sans autre intérêt que ce que je croyais Pinlérét aaiional. De^ puis mon arrivée à la Convention jenVtais <Paucu|i dub^ ni initié dans lés délibérations des comités de gouvernement,. Membre, pendant très -peu de temps, de celui de sûreté générale^ je Tavais quitté pour la commission des Onze dans laquelle je restai pendant toute sa durée , cVst-à-^ire près*

Page 1