‹ Mémoires sur la Convention, et le DirectoireChapitre 77 sur 110 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

pression des pièces trouvées chez Lemaitre , et sur la demande de Defermon , eu récrimination conlre Tallien, des lettres Irouvëes à bord du paquebot anglais La princesse Royale, pris le a4 ventôse an m, allani de Hambourg à Londres. Dans la correspondance dont il était porteur, il y avait une lettre de Louib-Stanislas-Xavibr a son cousin le duc d^liarcourt , datée de Vérone le 3 janvier 1 795, et ainsi conçue :

« Je ne puis m^empécher, mon cher duc, de joindre quelques mots à ma lettre ostensible, pour vous témoigner mes inquiétudes an sujet de Paffaire de M. de Puisaye. Elles ne portent pas sur le ministère , quoique sa conduite au commencement de cette affaire eût quelque chose de louche; les^ facilités qu^il a fini par vous donner pour vous et M. de Pnisaye, sont bien propres à dissiper tous les soupçons du monde. Mais je vois avec peine le peu de connexion qu^ily a entre cette armée et la Vendée proprement dite, et je crains qu^en favorisant trop la première , on ne donne peut-être des jalousies à la seconde. Les rapports peu favorables que les agens de M. de Puisàye en ont faits à mon frère, 'm^affligeraient beaucoup si j^y ajoutais une foi entière ; mais comme ils contredisent d^autres rapports auxquels j^ai bien autant de confiance ^ ils -m^incpiiètent en un autre sens, et je crains que M. de Puisaye ne veuille , comme on dit, tirer toute la couverture à lui, ce qui serait extrêmement fâcheux. Car je doute que ceux qui combattent de-

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puis deux ans avec tant de gloire , fussent d^huineur à se laisser enlever le fruit de leurs travaux par de nouveaux venus , et une dissension dans le bon parti serait toutxîe qu^il y aurait de pire au monde. il &iit tout employer pour prévenir ce malheur. Le meil-^ leur ihoy en à, mon. avis est d^approfondir les faits par le. ministre même, et je crois que les fecilités qull vous a données pour voir M. de Puisaye (i) , VOUS en doivent donner pour savon* où en sont les rel^tioàs que ncÉus ne pouvons douter qy^il a eues avec M. de Charrette et les* autres ;choft de Fancieune Vendée ; «t si je ne me trompe. Fort, cette -connaissance doit vous mener cala solutionne cet importapt problèioev . ' »

» Ne perdfsz pas de Vue n^if plus les constitutionnels (2), Je sais (|&é, dieu merci i leur fatale influence est£ort atténuée ^Ei.Angleipici'^^'Çepen^ dant voici rinstant où ils redeviendront peut-être dangereux. Je ne peux pas douter queTalUen ne periehe vers la royauté; mais y ai peine à croise que ce soit la royauté véritable; et qyelque modî^ fication qu^il y apporte, il n^est pas douteux que tous les constitutionnels s^y accrocheront, et pourront recommencer leurs intrigues avec d^àutant plus dWautage, quHls paraîtront s^appuyer sur Vme basesoHde.

i> On dit aussi quMl est questioa àt. faire passer le corps de M. d'Hervilly. aux îles; veillez à ce que

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(1) M. de Puisaye était chef de Tinsurr^ction de Bretagne.

(2) Sans doute les constituans. '

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cela De soit pas. Rien ne serait plus filcheux que de donner à aucun des nouveaux corps une f utre destination que la France même. SHl n^était ques-t tiou que dW ^nl, cela aurait moins d^inconvéniens; mais vous connaissez le danger de faire planche , et il fiiut absolument empêcher celle-là de se faire.

» Adieu, mon cher duc, recevez de nouveau les assurances de mon amitié.

)> Signé Louis-^Stanislas-Xavier. )>

On saisit aussi sur ce paquebot d^autres lettres du même prince , de la même date , à M. Pitt et aux autres ministres britanniques , pour d^nander la acuité de se rapprocher du théâtre des grands évéïiemens , et d^ jouer le rôle auquel il était ap*' pelé; de foire reconnaître par FAngleterre sa qualité de régent, et de le tirer de Tinaction dans laquelle il était.

Il nY avait rien dans les papiers de Lemattre qui approchât de la gravité de cette pièce. Puîs-^ que le prince disait qu^il ne pouvait pas douter que Tallien ne penchât vers la royauté , il était naturel d'en conclure qu'on était entré en négociation avec lui , et qu'il avait donné de fortes espérances. Ce n'était pas la royauté véritable , c'est-àdire l'ancien régime tout pur^ mais emûn c'était la rpyauté , c'était le rétabb'ssement des Bourbops ; et, dans ce temps là , quelque modification qu'on apportât à leur restauration ^ c'était une insigne.

tpijj ^uïTO députa 9ue TaUiw; mm c« quêtait pnç

le çefll tj^Qtipigiwgq qiii dépPdât coptr^ lui, Jl y av^t 4^s ri^pçort^ a)^$Ql^^le|3l.l CQi^foro^S de^ fig«Dâ diplpmjitiq^e^ 4^ U F^aqçe iftn ttalÎQt et d^um ag^at qjEtcret ^ l^opdres* CUi^ ^Yait ^»e lettre de M* d^En-'

traigues , dans laquelle il disait ^ en ps^rlgnt de& i;ÇTP|wtiQnQ^îre^ ; a D'aprç^ ja^ çotxc^^if» d^ Tailien à QuiberoD, comment sç f^^vk l^urs prQmiQ^es (i) ? j» Lorsque Rewbell et Sî^yes revinrent de leur mission en Hollande^ ils dirent qu^ils y avaient recueilli dç^ rf nsçigft^paftw pr4çici^x ^îofttre Tallien (2) qtfrqrap. JWfi.i$ eflte.ç.dm Lffttv^ dive . qtfetaot

*^î) (in Taccusàit d'avoir, au mépris d^tine capitulation , fait fiii}UeP lés émigré» taineus à Quiberon. ffoetie* les avait bat* tu|ti9|.afiii^l^à lu m&i^i on parlemiEsita» '¥ eut-i) une ciqpittt<-« Ht\i^ ? gVHQ pçuç^it-eljj^? Était--^Ue ^fiç^tivf W sijl^or^^onn^o à l'approbation du gouvernement? Ce sonf avitaqt û^ pointai pour moi encore dans l'obscurité. Quoi qu'il en soit, les émigrëâ étaient pris les armes à la main. D'après les lois , on ne pouvait leur fiiiré quartier. Elles étaient formelles, inexo<rdkleHu Hefibe et Talkien en référèrent cependant au comité de f9il)]^.pu^,lic qf^ qif^oim^ VeajéautîoQ itf lois.. Elles farett exé.c^t^f;9. J^e$ Ai^^siiis qi^i les ^Y^Ç^^ déb^f qi^és sif r U sol ci^ la république \es abandonnèrent à sa vengeance. Qn les en a accusés du moins. Ces émigrés étaient la plupart des officiers de marine', et leur extermination était une victoire pour PÂn^léterre.

(!i} Ils parlaient très-mal de Siejes dans la réutiioil cbez BoDn^bigucz:, el s*opposaicq|t à û^ que Ckénier y fût- admis , P^FI^'^a'*^ ^V^it y^fif^ï d« Sicijc». IH^HÎs ib se^raccomiiodèi^iiili

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