RÉACTION ET ASSASSINATS ROYALISTES
Quand les terroristes criaient qu^il n^ avait point. eu de terreur, et qu'elle n'avait été' qu'un prétexte imaginé pour persécuter les patriotes, la France entière leur donnait un démenti. Quand les républicains signalaient la réaction à laquelle se livraient le royalisme et l'esprit de vengeance, ils n'avaient que trop raison. En effet, sans parler de la guerre de brigandage que les chouans faisaient aux acquéreurs de biens nationaux et aux patriotes , il y avait presque partout une réaction violente contre eux et contre la république. A Paris , comprimés par la présence du gouvernement ; les réacteurs n'assassinaient pas, mais ils insultaitml, ils vexaient, ils calomniaient, ils flétrissaient, et, au i3 vendémiaire, ils montrèrent de quoi ils étaient capables, si on les eût laissés faire. Dans plusieurs départemens, les réacteurs, excités et favorisés par les autorités locales et par des représentans en mission, égorgeaient au nom de l'humanité et de la justice. Le midi surtout était le théâtre dé leurs sanglans exploits. Leur association impie s'étendait depuis Lyon jusqu'à Nîmes , Marseille et Toulon. Us y étaient organisés , et pour ainsi dire enré-