‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 103 sur 196 · CHAPITRE I. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. a

tion^il se mit en retraite. Quatre o£Bciërs d'étatmajor, un lieutenant de dragons et un volontaire de la milice nationale de Madrid s'élancèrent alors sur sa troupe ; deux d'entre eux se jettent au milieu de son arrière-garde qui, se croyant poursuivie par toute la «avalerie , se disperse à droite et à gauche et les laisse maîtres de la route. Placés ainsi entre l'arrière-garde des insurgés et letfl* colonne principale, ils croient qu'ils peuvent donner le change à celle-ci, conmie ils l'ont £Biit à la preinière. Ils avaient un angle de montagne à tourner pour arriver à elle-même. Us continuent leur charge , atteignent la troupe de Romagosa à la sortie d'un village, et répandent la terreur et la confusion dans Stes rangs. Les tambours jet- ' tent' leurs caisses, les soldats leur bagage; chacan s'enfuit , se disperse sans oser regaHier en arrière. L'un des deuxassaillans^ M. Palliette, arrive sur un jeune fuyard; son pistolet est armé, son bras est tendu; son compagnon, le

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capitaine GaUi, l'arrête. Leur gloire n^a pas coûté de sang.

Le général parait bientôt à la tête d'an peloton de cavalerie. U reçoit l'hommage des dépouilles que ces deux offiders venaient d'enlever à l'ennemi et leur accorde la grâce des prisonniers qu'ils lui demandent. L^nËmterie, à l'exception de quelques miquelets, n'avait encore pu nous rejoindre ; le reste de la cavalerie s'était égaré. Le général en dief tâcha d'y suppléer ; mais les insurgés avaient disparu ; ses efibrts fin-ent inutiles. Malgré toutes les peines que lé colonel Gurrea se donna pour gagner du temps, il descaidit de la rnfon* tagne lorsque tout était terminé.

Le soir. Mina entra en France; il campa sur un plateau, à la sortie d'un village qui fiotme triangle avec Puycerda et les Guinguettes.

Ceux qui aiment à caresser des chimères, à se créer des illusions pour verser le blâme , ont reproché à Mina d'avoir succombé devant

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