‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 122 sur 196 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Défection de Manso. — Persécution de Van Halen. — Héroïsme de madame Fan Halen.

Le général Manso, avec un bataillon d'infanterie et un escadron de cavalerie, était à Vandrell, le quartier général des Français à Villa Franca del Panades, le reste de la division Manso, avec son état -major, à Tarragone, et le général Milans , à la tête des divisions réunies , à Tarraga.

Un aide-de-camp du maréchal Moncey se

CHAMTRÈ VI. 377

rendil , x^omme partemenflaîre , att|H»è$ eu gé^ néral Manso auquel il r^emitùâë lettre du mâ*^ Fécfaal qui l'invitait à abandonner la cause que ses troupes défendaient. Manao envoya rdri-^ ginal de cette lettre à' son' ch^d'état-iÉiajorVà Tarragone. Ce n'était'plusle lieutenànt-co|oâd Van Halen, mais le général Esteller (1). GéhiMâ prit conl^eil d'une junte dan$ laquelle Van flàlen déclara que 1» répond à jfeîre était simple. a Qu'il fallait écrire auimai^hlil ce qù'S savait fort bien du reste :quHi» chef de division né peut entrer en négociatiogi de sa propre autorité ». On représenta qife cette réponse était dure, qu'elle supposait qu'on éludisûf ainsi faute de bonnes raisons. Néanmoiiis, on finit par charger Van Halen de £iire la réponse ; elle se terminait par ces mots : « Enfin , moi^ieui*

(i) Le général Esteller venait d*étre destiné k 4'arniée de Catalogne par le gouvernement ; son grade lui donnait la prééminence sur Van Halen , et ce dernier resta à ses ordres.

278 LIVBK IV.

le iparécUal, je yej*:^ plpjtôt inériter yotf!Çi ¥«>t tii|)e comnfie enu^npii , qii0 yotre, mépris corpn]i^ ^«li D. L'original 4e. çfette .tettrç ^néç ^.p4^ £stçUer fut iropriaié pftr Y^o Hâlen^^à Tarra* gon€;, et une copie ir^^nu^crUe fujt. eavQyéf^.aiA géiivéral Mansp qui U si§na et la j^t; pf^r m mapéchal !^oQcey. Qn préteq49> ^t Q'e^t jami^ probable ^ que Manso ne ^o]^ pa$. -M : pluPI^ sansécrMre au mar^cii^ Mpnç^y ui^ie ^QC<m4fi[ lettre qi4i démentait; l^.preipière, e^qpî cJajiik nait a entendre; çlstir^m^nt qu'il u^ £illait pa3 s'en. rappQri;er à çq qu'il disait en public ^ laaia qu'on pourrait s'entendre, en CQpmuniquàDt plus directement. .;..;;

Les troupes et l^s habita9s de /ParragpnfSij confians dans la (idélité du général , applaudi,-* rent à l'accueil qu'il avait fait aux ouverture^ de l'ennemi. Sa réponse fut , pour ainsi dire , enlevée à la presse ; on se l'arrachait , on la colportait afin de convaincre les incrédules que la confiance de Mina était . bien placée.

Page 1