‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 130 sur 196 · CHAPITRE viu. agS · texte numérisé non relu

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déjà fait plusieurs marchés pénibles, et éprouvé la disette. L'action épuisa qe qui restait de forces ; elle était exténuée.

Les privations que la troupe avait à endurer et la défection de Manso , forcèrent le général Milans de renoncer à son entreprise et de se rapprocher de Tarragone. Des forces ^supérieures l'accablaient à-la-fois dé deux côtés. Il fut obligé d'entrer dans la place et n*en sortit plus qu'après la capitulation.

La sobriété du soldat espagnol est assez con* nue. Il est néanmoins peu d'occasions où il l'ait poussée plus loin que dans celle dont il s'agit. On n'était ni en p||ys étrange m sast des montagnes où le pain est inconnu ; on était au sein de la patrie , dans la capitale d'une \fro^ vince fertile, située sur le bord dé la mer. Il n'était plus question d'attaquer ou de se défendre jour et nuit, mais de se remettre des &tigues. Néanmoins , la ration ne se composait que d'un peu de mauvais pain et de quelques

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onces de morue plus i»auvaise eneore. A peine sa solde fournissait-elle au soldat de quoi acheter du labac le dimanche.

Pour calmer ses ennemis, on pour mieux dire, ceux de la patrie, qui trouvaient dans l'inaction la cause de leur découragement, le général Milans sortit le 27 août dé là place pour attaquer les positions d'Alta Fulla.

Ce village, placé sur la grande route de Barcelone, esta environ deux lieues de Tarrf|gone« L'ennemi s^était avancé à mi^chemin^ Taetion ne tarda pas à s'engager. Elle ne fut pas longue ; mais elle n'en présenta pas moins un specjtacle intéressant. Le petit cercle d'à-peu-près- un mille de diamètre où l'on en était venu aux mains présentait à-la^fois un double cotùhat. Sur mer, des chaloupes canonnières manœti* vraient avec activité. Sur terre, i^ifanterie, can Valérie, artillerie, tout était en mouvement. Bes deux cotés, les troupes se conduisaient avec une bravoure digne d'éloges. Quel guer«-

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