CHAPITRE VIII
rier aurait manqué de valeur 9«lr ÙB t^hetoip'âé bataille qu'avatient illustré les Carthaginois et lètEl Romains? Quel homme aurait mèstiré le daii-* ger, en fece d'un monument consacré à la mémoire des deux neveux de Scipion rAfrieain? Les ennemis au nombre de dix mille Français et de trois mille insurgés y se présentèrent le lendenlain sur quatre ^ coldnnés devant la place de 'Itaragone. La pre^ mière, composée ditikstirgés venant de Valls, déboucha sur les hauteurs paraHèles à- celles de rOIivo; la seconde et la troisième swr d'autres monts dans la direction du Cdll Santa Christina, et la quatrième «ur la grandVoùle de Barcelone. Les postes avancés que nous avions dans les positions situées entité cette route et le CoU Siuita Christina . le LK>rito et un vieux redan, ouvrirent le feu. L'Olivo ne tarda pas à les suivre. L'action devint géné-< raie du côté du nord-est de laplftce. Les! défen-^ seurs du Lorito et du redan , après s'être battus
tant qu'ils eurent de la poudre, furent obligés de se retirer. Uoberas qui les observait des remparts, les voyant abandonner leurs posi* tions, s'écria : « Je ferai fusiller les commandans ». Ceux qui l'observaient lui-même, sans lui répondreavec autant de dureté,auraieiit pu lui reprocher de les laisser manquer de inunitions. L'Olivo était attaqué par l'artillerie et n'avait que des fusils. L'infanterie enneniie le menaçait en même temps de tous côté^ U était précisément dans le moment le plus cri* tique, lorsque le commandant reçut l'ordre signé par un adjudant de l'état-major de laisser soixante hommes et de se retirer avec le reste. Cet honorable officier rougit pour celui qui le lui avait envoyé «.et continua à se dé* fendre. Bientôt après il i;pçut un renfort de deux pièces d'artillerie volante et d'un bataillon de troupes volontaires. Protégé par l'ûlivo, le chef de ce bataillon, Baiges, fit une charge à la baïonnette qui lui réussit.