CHAPITRE YXII
Il y avait sur les remparts de la ville deux mortiers placés vis-à-vis du Lorito ^ et ce ne fut cependant qu'après plusieurs -heures de combat qu'on pensa à lui envoyer quelques bombes qui forcèrent l'ennemi d'abandonner cette position. Ceux qui occupaient le redan, se trouvaient dès-lors isolés et se retirèrent également. Une colonne qui s'était avancée jusque sous les remparts de la place, couverte par les enceintes de vigne et surtout par un ancien aqueduc, fut aussi obligée de rétrograder. Cette manœuvre décida le succès de la journée. ^
Plusieurs généraux de la Foi accompagnaient le maréchal Moncey dans cette expédition.
Celui dont il espérait davantage était Manso. Huit heures de combat lui apprirent que . se servir de lui pour entrer à Tarragone, c'était attendre de Judas les clefe du paradis. Vers le soir il abandonna l'attaque et se retira en bon ordre après une perte assez considérable.
Le proverbe que tout est bien qui finit bien n'est pas toujours exact. Du côté de l'attaque les dispositions étaient excellentes. Da notre elles étaient assez défectueuses; Tout le inonde se conduisit du reste à merveille hormis les généraux. Uoberas se montrait^ il est vrai, de temps à autre sur les remparts; mais il eut été mieux placéà l'Olivo. Le général Milans^ ne sortit que sur la fin de la journée pour paraître à cheval sur le champ de bataille qtii ye* nait d'être abandonné. Le commandant d'aiiliiea de la place montra plus de zèle. S'il est doux de rappeler à la mémoire les noms de ceui qui achètent au prix de leur sang la gloit^de faire plus que leur devoir dans un jour de bataille, Carrefio ^ capitaine d'état-major , Oreglia , volontaire italien , ne doivent pas être oiibliék^ L'escadron d'artillerie volante de File de Léon fit le service de place, et se conduisit d'une manière admirable. En examinant la conduHe de nos généraux dans cette affaire , on pour-