‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 133 sur 196 · CHAPITRE VIII. 3oi · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. 3oi

rait encore leur demander OMnpte d'un^ oubli. La cbyaleur excessive du soleil du jour sur des troupes qui n'y étaient pas accoutomées ne devait-elle entrer pour rien: dans leurs prévisions ? Lorsqu'ils ont vu que par ce même motif les troupes ennemies avaient besoin de< se relever, et qu'elles ont été obligées de prendre successivement part à l'attaque ; lorsqu'ils devaient savoir que depuis trois heures du matin leurs soldats n'avaient pris ni rafraichissemens ni repos; lorsqu'enfin ils pouvaient voir que l'affaire prenait une tournure favorable , pourquoi ne pas mettre quelques bataillons et un peu de cavalerie en réserve et les diriger vers le soir sur le CoU Santa Christina pour couper la retraite à l'ennemi? Qu'a fait la cavalerie durant la journée?

Disons-le cependant en sa faveur , le général Milans se croyait trahi et cette idée n'était pas tout-à-fait dénuée de fondement. Les soupçons qui s'étaient formés k Tarraga n'avaient été

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que trop confirmés dans la retraite de Caldès, et la crainte du général de division devait avoir de l'influence sur les chefs subalteru^es. D'ailleurs il y avait quelque chose de surprenant dans la rapidité avec laquelle le maréchal Moncey avait exécuté son mouvement sur Tarragone après l'aÉfaire d' Alta Fulla.

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