‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 156 sur 196 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

quelles les lois du malheur et de la justice parlaient si hautement ^^ on Famit cependant interdite aux troupes auxiliaires. Ces dispositions assurèrent la tranquillité d6 Barcelone; le premier choc était pas^é^ la population avait repris son aplomb, et tout y marchait dans le plus grand ordre. Les Français paraissaient ne plus songer qu'à ùite oublier qu'ils étaient étrangers. Des traits conune le suivant, donnent la mesure de leur conduite.

Le ciel était couvert , le vent fort , la mer grosse, et les yeux du général Farning, gouverneur de Barcelone, étaient fixés sur un bâtiment qui entrait dans le port; impatient de se trouver en sûreté il jeta l'ancre sur la barre. Chargé, comme il était, il eût été perdu sans un prompt secours et on ne pouvait lui en porter sans partager son danger. Le général sortit aussitôt de sa maison, gagna le port à grands pas , et excitant de la voix ceux qu'il encourageait par son exemple, il fit mettre

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tout le monde à remorquer le bâtimeat qui fut sauvé. Ce ne fut pas tout : pour ajouter un acte de générosité à sa bonne action , il le déclara libre de toute espèce de droit. Ce bâti* ment était Génois; j'étais accouru sur le môle; le danger d'un vaisseau qui portait les couleurs de mon pays faisait palpiter mon cœur , et do fond de mon exil, je bénissais le général Far* ning.

CUAPITBE I. ^^

REVUE DR RARCRLOKE A l'A FIN DR iSsS.

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