‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 159 sur 196 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

moins autant que pouvait le comporter notre plan ; d'ailleurs , si nous eussions persisté dans notre silence , on aurait pu nous accuser d'avoir négligé un objet du plus grand intérêt et duquel on aurait pu tirer des vérités très utiles. Pénétré de la justesse de ces reproches, nous nous sommes décidé à présenter sur cette matière quelques données esquissées d'une main rapide, sans que cependant nous ayons épargné ni soins ni recherches pour leur assurer toute la conGance des lecteurs, et surtout pour offrir à ces derniers les traits distûictifs d'un peuple qui a été célèbre dans tous les âges par ses vertus et par ses malheurs.

Pacifique par caractère et par système, attaché ù cette philosophie consolatrice qui établit dans la société la tolérance d'opinions, il n'était pas dans notre intention d'aller déterrer ces levains de discorde qui bouleversent quelquefois un état jusque dans ses fondemens, et

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brisent les liens de l'amitié innocente qui de* vraient unir les hommes; car nous ne vou-* lions ni flatter les passions ni déclamer coii* tre elles , d'autant plus qu'on était peu disposé à entendre notre voix.

Notre désir aurait été de donner une idée complète de Barcelone , pendant l'époque dont nous avions à parler, sous le rapport statistique et littéraire , mais dans notre position cela nous a été entièrement impossible. On ne peut pas calculer combien nous ont coûté de re* cherches les notices isolées que nous avons présentées relativement à ces deux points ; et si nous avonsi eu besoin d'indulgence, ce fat surtout en offrant au public les résultats d'un travail entièrement nouveau, et où nous avons eu si peu de modèles, (i)

Rechercher les causes des progrès ou de la

(i) Nous tenons à honneur de déclarer que tout le mérite de eette reyut statistique appartient à M. Aribau.

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