‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 170 sur 196 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

çoivent ration double, et qu'on, peut assurer monter à trois cents. 1

Les digues patriotes qui étaient à la tête d^ établissemens de bienfaisance pendant i8si3 ont tous les titres à la reconnaissance pubK*^ que : il serait difficile de trouver une époque où les besoins aient été plus grands et le^ xesr sources plus bornées. •

Nous ne parlerons pas de plusieurs actes de bienfaisance publique, tels que distribu-. tions de soupes , etc. Il faut cepeinlant fa|re mention de l'ouvrage de la condiûte de l'eau au milieu des salles de l'hôpital de Santa Cruz^ exécuté au moyen d'une souscription.

Ce que nous ne pouvons nous empêcher de citer avec le plus grand éloge , c'eatU^ dé|>6t de jeunes forçats, que D. Antoine Puig, major de la citadelle, connu sous le nom d'Espolio, établit en 1820, sous lo système de l'ensei' gnement mutuel. Parmi les malheureux qui, par leurs crimes , sont condamnés à la chaîne ,

4a O LIVRE VI.

il y a des jeunes gens dans lesquels les viees ne se sont pas encore enracinés au ploint d'être incorrigibles. L'objet de cet établissement a été de les séparer de ceux chez lesquels l'habitude du mal est déjà une seconde nature, et de faire que, lorsqu'ils seraient rendus à la société , ils y puissent parsdtre comme des membres utiles. On les y appliquait à difiFérens métiers, selon leur incli^iation et leur disposition physique ; on leur enseignait à lire, écrire et compter, et l'on voyait régner en tout un ordre et une économie admirables. Il y avait lieu d'espérer que ce naissant essai surpasserait en peu de temps ceux qui, jouissant d'une plus grande renommée et de moyens plus* puissatis, florissent chez les nations étrangères. Depuis l'ostracisme du 5 octobre i8aa, dans lequel a été compris ce bienfaisant fondateur, nous igdorons si l'on a continué cet ouvrage de sa sollicitude.

CHA.PITEE V. 4^1

Page 1