CHAPITRE V
Nocs nous souvenons d'avoir lu , dans une histoire de Jeux floraux que. célébraient' à Toulouse tes troubadours provençaux, panra lesquels, au moyen âge, acquit tant de célébrité la poète Clémence Isaure , nous nous souvenons , disons-nous , qu'un roi d'Aragon. avait appelé de cette ville quelques amis des lettres, pour établir à Barcelone de pareils jeux. Si ces renseignemens sont justes, c'est peut-être là que nous devons chercher l'origine de l'académie de hs Desconfiados. CeU«*
ques autres personnes qui cultivaient cette partie. En 1765, elle obtint l'approbation royale, sous le nom de conférences physiques ^ et en 1770, les statuts avec teur, titre actuel; elle possède une bibliothèque, un cabinet de physique, une collection d'objets d'his* toire naturelle et un revenu qui lui fournit les moyens de doter deux chaires , une de ma^ thématiques^ et l'autre de cosmographie. Elle est partagée en sections, savoir mathématiques et mécanique^ pneumatique et électricité , op^ tique et cosmographie^ zoologie et minéralogie^ botanique et agriculture^ chimie et classe d*ar^ tisffis. Ainsi que tous les autres établissemens , elle s'est ressentie des circonstances peu fiiyorâbles au repos et à la méditation. Néanmoins, on y a lu des mémoires dignes de toute considération ; par exemple , un de M. Armet , sur le moyen de trouver de suite le résultat des puissances des polynômes , imprimé et publié ; un autre du même auteur, sur la mesure