‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 184 sur 196 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Ouvrages' publiée.

Il ne faut .pas s'étonner que, durant l'époque dont nous parlons, on n'ait pas publié à Barcelone un grand nombre d'ouvrages scientifiques ou littéraires. On écrivait beaucoup sur lesévèneraensdujour, mats peu sur les sciences ou les arts. On sait combien les muses out besoin de repos : à l'ombre des lauriers elles s'abandonnent aux abstractions les plus élevées, et n'aiment pas à être interrompues dans leurs mélancoliques et sublimes transports.

C'est pour cette raison que les temps féconds en cliangemeus politiques ne sont pas les

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plus convenables pour produire des ouvrages de cette nature; soit que Teffervescence et Fenthousiasme distraient Tesprit des sages ^ soit aussi que les peuples soient peu disposés à prêter de l'attention à des objets qui ont peu d'analogie avec les évènemens pu* blics. Quand toutes nos craintes, toutes nos espérances sont attachées au nouvel ordre des choses, quel attrait auraient pour nous les utiles leçons de l'histoire, te plus belles maximes de la morale^ la découverte de vérités philosophiques ou les plus brillans élans de la poésie? Sûrement avant que le cours de quelques années n'ait consolidé un nouveau système, il ne faut pas espérer que Ton rende aux sciences toute la prédilection dont dBes auraient pu jouir auparavant.

Malgré ces causes dont l'effet est reconnu par l'expérience de tous les siècles, on imprima k Barcelone pendant les années i &2 1 , 1 8^a, 1 8a3, quelques ouvrages de diverses branches des

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sciences et de la littérature, et qtie l'on peut regarder comme très dignes de l'attention du public. Nous consacrerons ce chapitre à donner un a'perçu des principaux, ou du moins de ceux parvenus à notre connaissance que nous considérons comme tels.

Leçons d'histoire naturelle données dans le collège ■de phannacie, par D. Âgustin Yanez.

L'auteur de cet estimable ouvrage peut se glorifier d'avoir été le premier qui ait publié en Espagne des leçons de cette nature, au niveau des progrès que les sciences naturelles ont faits. Il y réunit avec clarté et précision les notices et les connaissances suffisantes , et les développe avec beaucoup de tact et d'habileté. Il serait à désirer que cet auteur, connu déjà par des productions littéraires qui lui font honneur, ne se bornât pas à des écrits purement élémentaires, et qu'il employât son érudition et ses talens à la poursuite de nouvelles découvertes.

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Traité d'Idéologie^ par D. Miguel Garck de la Madrid. Ce petit ouvrage , «aiprimé M i8ao, excita quelques discussions «entre Tati» teur et des jeunes gens qui s'étaieM adoimés exclusivement k Tétude de cette ilitéressaiite partie de la philosophie. Il ne notas^^aiait (NM exempt de tout défieiut , quoique nous soyons aussi loin d'approuver en tout rc^rânoD^de ceux qui le conibatfnïi'':ïi)i. * *

Histoire du procès de th JtinéïfJngleterre, traduite du français par D . Juan FMefCodà^ (anagnunme de son nom D. JuUan de ^WidtMii^ On connaît assez le bruit que- fit ce prDeètli célèbre, et Ton sait combien les ouvrsjgetf |iènfK diques de l'Europe s'occupèrent de ce gMHd événement. Un monarque se'préscpte* JuiÉ# I les tribunaux comme simple panicufier^fBtMlb- ■ jure la rigueur des lois sur tue époa»qiSl accuse d'aduhère. Dans ce procès toatcnriMifl l'attention du public : la nature du déftf k ^ dignité de l'accusateur, le caractère de

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Traité d'Idéologie , par D. ' Miguel Gatcia de la Madrid. Ce petit ouvrage , imprimé M t8ao, excita quelques discus^ons^èntrei Pati^ teur et des jeunes gens qui s-étaienC'adbiméft exclusivement à l'étude de cette âitéreftSante partie de la philosophiez 11 ncruotisi^paMÎVpM exempt de tout défieiut ,\ quoique nous soyons aussi loin d'approuver en- tout ropmi<»>''de ceux qui'le combatiik;riot. •' ' •' '*

Histoire du procès die ih rtnné^ïtjàngleterre, traduite du français par D. JUan FMe jf^/Cod^^ ^anagramme de son nom -D. Julian de *Felàsùo). On connaît assez le bruit que^fit ee procè»ti <!élèbre, et l'on sait combien les oir?râgeâ^{>ériddiques de4'£urope s'occupèrent dercegMid événement. Un. monarque se^présente^devriilt les tribunaux comme simple partiéulier^ istIcoMijure la rigueur des lois' sur^'ube époùsê' qtffl accuse d'adultèi<e. Dans ce procès toiit exdtait l'attention du public : la nature du déHt^ la dignité de l'accusateur, le caractère de l'accn-

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sée et les opinions du tribuhal oii se jugeait le procès. Tout contribuait à jeter le plus grand intérêt sur cette traduction au THoment. où Bile parut ,et quoique nous n'ayons pu la comparer >.^ * avec Toriginal, elle nous semblait exécutée avec beaucoup d'exactitude.

Ombrages posthumes de D. Nicolas Feman" dez de Moratin. Elles forment un volume in'[\ d'une très belle et correcte impression', et contiennent les productions poétiques de l'auteur. D. Nicolas Moratin est ' connu dans l'histoire de la littérature espagnole comme l'un de ceux qui , avec le colonel Cadafaalso et quelques autres de ses savans concitoyens, conçurent le projet, durant le règne de Charles llf , de donner quelque régularité an théâtre espagnol , et de rétablir le bon go^t dans les belles-lettres. La collection dont nous parlons, se compose de quelques sonnets, idylles, épigrammcs, odes, chansons et romances; d'un chant en octaves intitulé ^aw^aw

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