LITRE
de Cortez^ de quelques fragmens d'un poème didactique, Diane, et des tragédies de Lucrèce^ Honnesinde et Guzman. VL serait superflu de nous arrêter à peser le mérite de ces compositions, quand elles sont connues de tout le monde, et quand les plus estimables journaux du temps ont £siit leur éloge. Qu'il nous suffise de dire que ce célèbre écrivain a osé parler de nos jours le castillan des poètes du siècle d'or de l'Ibérie, sans qu'il ait rien perdu dans sa bouche de son abondance, de son bar* monie et de sa majesté antiques. Là où nous le trouvons vraiment inimitable , c'est dans les romances moresques et de la chevalerie, à cause de l'exactitude et de la magnificence de ses descriptions, de l'étonnante facilité avec laquelle il manie et fait briller les trésors cachés de sa langue , enfin des séduisantes couleurs du moyen âge et des idées nobles et tendres, toujours pleines de courtoisie et de décence qu'il y a répandues.