CHAPITRE V
AJfcAre de Bellber et de Puycerda, -^ Ex' puMan de la Régence.
baron d'Ëroles remonta pendant quelques jours yers la source du Paliaressa; mais voyant qu'Une pouvait se refaire, et craignant d'être expulsé du territoire espagnol sans pouvoir couvrir la régence , U résolut de faire une diversion vers le Sègre et marcha sur la Cerdagne. Ce mouvement nous ouvrit le chemin dlJrgel; cette place était la seule qui restât à la faction , mais elle pouvait encore
être secourue; le baron pouvait s*y appuyer et prolonger une lutte qui durait depuis trop long-temps. Il fallait l'éloigner, le serrer de près, ne pas lâcher prise, que ses troupes ne fussent complètement dispersées. Nous nous portâmes sur Adrall où nous recueillîmes quelques informations; nous reprîmes ensuite le mouvement avec tant de célérité que nous étions déjà à Montallà que Tennemi nous croyait encore à la Seu-d'Urgel.
A peu de distance de Montallà efl||p0mie nous venions de traverser un petit plMH|fi[ui se termine par une descente assez escarpée du côté de Bellber, une colonne de cinq à^ix cents hommes, appuyée par un escadron de lanciers, se présente pour nous disputer le passage du ravin; elle commence le feu du plus loin qu'elle nous aperçoit, mais se disperse aussitôt. L'infanterie se jette dans les bois , la cavalerie se replie en toute hâte sur Bellber.