‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 84 sur 196 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

les officiers forcés de le suivre , fùf eut obligés d'abandonner rarmée. La pâleur qui se peignait sur le visage de ces infortunés à leur passage à Castel-FuUit , sera toujours présente à notre esprit : ce n'était point la pâleur de la crainte.

Lorsque nous partîmes de Castel-Fullît le a mai , nous étions au milieu de l'ennemi. Une colonne était entrée àOlot, une autre àToi*tellà. A droite et à gauche lès Français n'étaient plus éloignés que de deux heures , et des deux côtés ris étaient supérieurs en nombre.

Dans un état de détresse tout sert d(t consolation. C'est peut-être pkt ce motif que nous éprouvâmes un instant de joie en abandonnant le camp de Càstel-^FuUit. Le terûps était horrible depuis quelques jours. Le général* en chef se place à côté de la route pour voir défiler sa troupe : le soleil se montre tout-à-coup; les soldats portent les yeux sur le général ; une émotion soudaine les saisit. Chacun le salue ,

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chacun le désigne par les noms les plus familiers et les plus tendres. Ainsi que dan^ des circonstances semblables un grand capitaine ne dédaignait pas d'être appelé le petit capO' rai, le général Mina trouvait le synonyme des noms les plus flatteurs dans celui ^el^^tio- Francisco.

Après quelques heures de chemin, soit ignorance , soit intention de la part des guides, la tête de la colonne s'égara et prit une direction qui , la conduisant à Olot» nous exposait à un danger imminent. Hie général dont l'œil était partout s'aperçut de la méprise et il n'en fut pas victime.

Nous fîmes halte au milieu de la journée et fumes témoins d'une scène amusante pour les. ims, pénible pour les autres et pourtant généralement approuvée. Le général en chef à qui les ruses de guerre les plus subtiles étaient familières, était l'ennemi irréconciliable des vagabonds qui suivaient l'armée. Pour

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