CHAPITRE X. 2o
àCapell, qui était aussi catalaln, l'idée de se servir de cette équivoque. Le dialogue le plus curieux ne tarde pas à s'engagçiv L^s deux insurgés répondent d'un ton si sérieux aux questions de Capell , que les soldats se retiennent pour ne pas rire. La chose cependant est poussée si loin qu'ils éclatent. La gaité à lamelle ils se laissèrent aller fut si bruyante que le général Zorraquin accourut au galop pour en connaître le motif. Tenetnsi aqui dos dels' nostres (i), lui dit Capell. « Çon! bon! qu'ils suivent ma cayalerie avec l'avantrgarde. » Gomme il était presque nuit, le général Zorraquin, pour ne pas donner de soupçons , se dirige très lentement vers le village. Les cris de Fwe le roi absolu ! retentissent aussitôt. On se presse, on se réjouit, on. illumine ^ de tous côtés. La cavalerie n'a pas plus tôt pris possession du village qu'elle $e divise,
(i) Nous avons ici deux des nôtres.
se rend maîtresse de^ portes et occupe toutes les issues par lesquelles les Êictieux peuvent s'échapp3r. L'un d'entre eux reconnaît enfin là méprise, a Nous sotnmes perdus »!
s'écrie-t-il. A ce cri les acclamations ëèséent, le^ lumières sont éteintes , les portes barricadées; tdiit devient frayeur, isilehcë, ôb^cufiié.
L'infanterie atrive sur ces et^tre&itës. Elle i*élève la cavalerie qui se met sur leâ tirâtes d'un poste avancé qui avait cherché soii sàlbt dans la ftiite. La nuit rehdit ses recherches inutiles. A son retour , trouvant rinfanterïé déjà dâihpée , elle ^'établit auprès de ses bivouacs. A la pointe du jour le général en chef ôrdonïië de faire une perquisition dans les màisonis et d'arrêter les factieuç. On fit des recherches, mais on né trouva pas ce qu'on cherchait.
Ceux qui le jour précédent déchiraient leiir patrie n'étaient plus que dé paisibles citoyens. Comment d'ailleurs distinguer les bons des médians dans un village où iot son