‹ Mémoires sur la guerre de la Vendée en 1815Chapitre 5 sur 26 · ÏHSÜHRKCTION DE LA RIVE DROITE DE LA LOIRE · texte numérisé non relu

ÏHSÜHRKCTION DE LA RIVE DROITE DE LA LOIRE

L’insurrection de la rive droite de la Loire comprend :

1 ° La portion du département de Maine-et- Loire située de ce côté du fleuve, excepté l'arrondissement de Saumur ;

La portion du département de la Loire- Inférieure sur la même rive, jusqu’à la rivière de Vilaine ;

3° Le département de la Mayenne ;

4® Enfin le département de la Sarthe.

Tous ces pays formaient , en i8i5 , une armée composée de trois corps : elle était commandée , en chef, par M. le maréchal-de camp chevalier d’Andigné.

Un de ces corps , qu’on pourrait avec raison Appeler Pavant- garde de toutes les armées de f Ouest, puisqu’il était le plus près de Paris, agissait dans le département de la Sarthe sous les ordres de M. le maréchal-de-camp comte d’ Ambrugeac.

Le second corps , formé par M. le comte de Coislin, dans le département de la Loire-Inférieure , agissait entre la Loire et la Vilaine.

Le troisième corps enfin, que commandait en personne M. d’Andigné, manœuvrait dans les départemens de Maine-et-Loire et de la Mayenne (i).

Une autre armée, plus formidable encore que celle-ci , levée par les soins de M. le maréchalde-camp comte de Sol-de-Grisolle , s’était organisée dans le département du Morbihan. Elle s’étendait sur les départemens du Finistère, des Côtes-du-Nord et d'Ile-et-Vilaine. Elle était séparée de celle que commandait M. d’Andigné , par la rivière de la Vilaine , et.cépendant pou-

(i) Cette année, par sa position , et dans nn bon système de gnerre, pouvait être an paissant atnriüaire de laVendée. Si elle s’était emparée des principaux poin^ sur la rive droite de la Loire , notamment d'Angers , elle aurait facilité les communications des Vendéens avec elle, et leur aurait ouvert le passage de ce fleuve.

( xi )

vait se lier à celle-ci par les points de la Roche- Bernard et de Redon.

Tous les pays occupés par ces armées sont ce qu’on appelait autrefois le p?ys des Chouans. Cette dénomination de Chouans, que les royalistes de ces contrées ont conservée long-temps, si l'on s'en rapporte aux contes qui ont été faits à ce sujet, n’a pas une origine bien noble. Voici ce qu’on a débité :

Lorsqu’on 1793 les Vendéens furent forcés de passer la Loire , et de se porter sur la Bretagne, trois frères nommés C/muans, qui avaient organisé une troupe de voleurs, se présentèrent aux Vendéens quand ceux-ci étaient dans les environs de Vitné ou de Fougères , et leur demandèrent la permission de servir dans leurs rangs. Les royalistes , ne voulant pas s’associer des brigands, refusèrent leurs services et les renvoyèrent.

Ces derniers se retirèrent, et continuèrent leurs brigandages sous le nom de leurs chefs. Ils attaquaient les courriers elles diligences aux cris de vive le Roi! ei couvraient leurs vols de ce nom sacré. Ainsi la dénomination de Chouans, donnée aux royalistes de ces contrées, leur viendrait du nom de ces trois frères.

Voici une autre version beaucoup plus vrai-

semblable. Après la défaite des Vendéens , au Mans et à Savenay, les officiers de l’armée royale qui avaient eu le bonheur d’échapper aux désastres de ces deux malheureuses journées, se répandirent dans la Bretagne et y organisèrent quelques bandes, qui, peu nombreuses d’abord, se bornèrent à des expéditions nocturnes sur les grandes routes , et de là encore cette dénomination de Chouans, par allusion à l’oiseau de nuit chat-huant.

Quoi qu'il en soit, ces bandes, si faibles en 1^94, s’étant fortifiées d’un grand nombre de royalistes en 1795, firent des entreprises plus hardies , et se mesurèrent avec avantage contra des troupes aguerries j enfin, elles prirent une telle consistance, que le gouvernement de la république en conçut de vives inquiétudes, et ne dédaigna pas de traiter avec leurs chefs à cette même époque.

En 1 798 et 1 799 , les Chouans se levèrent de nouveau; et leurs troupes, organisées alors avec plus de régularité, envahirent la Normandie, le Maine et toute la Bretagne. Des partis de cette armée s’avancèrent audacieusement à vingt lieues de Paris. La loi des otages , sous le directoire , leur fournit une multitude innombrable d'auxiliaires sur tous les points de la France; et c’en

était fait, dès-lors, de la république , si Buonaparte , qui la renversa plus tard à son profit, ne se fût pas emparé des rênes du gouvernement, et n’eût fait un nouveau traité avec eux.

Depuis ce traité, il n’y avait plus eu de mouvemeus hostiles dans le pays des Chouans. Les évènemens du mois de mars i8i5 les réveillèrent. De nouveaux chefs , réunis aux anciens , rattachèrent les membres épars des corps militaires qiii avaient existé dans ces contrées, et en formèrent les deux armées qui , dans ces derniers temps, ont été commandées par MM. d’Andigné et de Sol-de-Grisolle.

Dans le pays occupé parM. d’Andigné, l’insurrection i/est pas générale.

Mais dans le Morbihan, tous prennent parti , à l’exception des villes.

Dans l’une et l’autre de ces armées, les troupes restent constamment sous les drapeaux j les soldats ne rentrent pas chez eux, comme cela se fait dans la Vendée. L’insurrection n’étant pas générale, le recrutement se fait, chez les Chouans , par ènrôlemens volontaires , et les corps se composent d’hommes pris isolément dans chaque paroisse ou Commune.

Autrefois, c’est-à-dire en i'ÿ94 et en ces armées n^étaient organisées qu’en compa-

( xiv )

gnies, el n’occupaient qu’un arrondissement dëleminé. Elles s’embusquaient près des routes , attaquaient les détachemens des troupes républicaines, ainsi que les convois, et, dans presque toutes les entreprises de ce genre, obtenaient des succès complets. Dans les premiers temps, les capitaines étalent comme indépendans, et n'exécutaient les ordres des officiers supérieurs et généraux, qu’aulant qu’ils les trouvaient convenables ; cela ressemblait plutôt à une espèce de brigandage qu’à une guerre faite dans des vues politiques et nobles. Par la suite , ces compagnies, devenues plus nombreuses, se divisèrent en petites colonnes mobiles plus ou moins fortes , selon l’exigence des cas ; elles se portaient sur différens points et se montraient par-tout. Si des forces ennemies cherchaient à pénétrer ou à s'établir dans le pays , toutes les compagnies se réunissaient pour s’opposer à l’envahissement. Cette manière de faire était bonne pour se défendre long -temps dans les mêmes localités ; mais elle était insuffisante pour 's’étendre et faire des conquêtes.

En i8i5, tout fut changé; des corps nombreux, distribués en divisions, légions et bataillons, furent réunis pour faire une guerre ofl'ensive, et lui donner un caractère qu’elle

n’avait pas dans les temps dont je viens de parler.

Plusieurs batailles , à celte dernière époque , ont été données par l’armée du Morbihan , et les succès obtenus par ces valeureux Bretons, ont prouvé qu’ils sont aussi braves en ligne qu’en embuscade. Cependant, en général, la guerre d'embuscade est celle dans laquelle les Chouans excellent. Ils semblent se multiplier, et se trouvent par- tout. Ils marchent avec une rapidité incroyable ; la célérité de leurs mouvemens les porte à l’improviste sur l'ennemi , ou les dérobe dans un clin-d’œil à scs poursuites. i

La Vendée se compose de quatre fractions de d^artemens sur la rive gauche de la Loire :

i“ De celle du département de Maine-et- Loire ;

2 ® De la Loire - Inférieure de ce côté du fleuve ;

3° De la Vendée;

4“ Enfin des Deux-Sèvres.

Elle est limitée, au nord, par la Loire, de-

puis son embouchure jusqu’à Saumur; à l'est, par la rivière du Thoué jusqu'à Thouars; au $ud, par la route qui conduit de Thouars à Parthenay, Fontenay -le -Comte, et de là aux Sables-d’Olonne ; à l'ouest , par l’Océan , depuis les Sables jusqu’à l’embouchure de la Loire. Ce pays se divise en Plaine , Bocage et Marais.

Les habitans de la Plaine , c’esl-à-dire ceux de l’arrondissement de SauiHur, sur la rive gauche de la Loire jusqu'à Vihiers inclusivement; ceux de l'arrondissement de Thouars, sur la rive gauche du Thoué jusqu'à Argenton-le-Chàteau , et toutes les communes limitrophes comprises en-dedans de la ligne de Thouars aux Sablesd'Olonne, n'entrent point dans l'insurrection, et sont en opposition avec les Vendéens. Ceux-ci les appellent les bigots.

Quand l’insurrection éclate dans la Vendée, les habitans de la Plaine prennent les armes , pfiontent la garde , et établissent des postes sur toute la ligne , ainsi que sur tous les points par lesquels on peut, de l’extérieur, communiquer avec le pays insurgé. Alors plus de sûreté pour les voyageurs; tout ce qui approclje de ces centrées est scrupuleusement visité et fouillé. En butte aux soupçons des bigots , on court sans cesse les risques d'en être maltraité ; heu-

( xvij )

reux quand on se tire de leurs mains la vie ' sauve 1

Au reste , les bigots ne sont pas redoutables ponr les Vendéens; ils sont lâches, timides, et ne montrent de courage que contre des gens paisibles et sans armes. Quelques coups de fusil suffisent pour dissoudre une armée de bigots; deux cents Vendéens en battraient mille. La démoralisation est complète dans ce pays.

' L'habitant du Bocage est franc, loyal, hospitalier ; ses mœurs sont douces ; sous une enveloppe grossière , il cache une belle ame. H a naturellement l’idée du juste et de l’injuste, non seulement en ce sens , qu’il connaît ce qui est bien ou mal , dans l’acception simple de ces mots , mais en ce qu’élevant sa pensée à des considérations d'un ordre supérieur, s'il s’aperçoit que ce que, dans nos convenances sociales, nous appelons bien, est mal et contraire à la stricte justice; alors le mettant dans la balance de l'équité et concentrant toutes ses idées sur le principe moral qui guide son jugement , il le pèse au poids du bon sens naturelJiiirDieu lui a donné, et dit, sans hésiter : cela e^^al ; il se roidit contre , et suit invariablement la ligne que lui trace sa conscience , sans s’inquiéter si les lois de la société l'approuvent ou non.

Digilized by Googic

( xviij )

Les révoluHonnaires , ces hommes qui ont se^ coué tous les préjugés, renversé toutes les insti-' tutions ihorales, attaqué la première de toutes, la religion , ont accusé les Vendéens d’être des fanatiques religieux. Leur courage dans les combats, leur mépris pour la mort, ont été attribués à cette cause. Pendant la guerre de 1793, on disait que les Vendéens ne se battaient avec tant d’intrépidité que parce qu'ils étaient persuadés qu’ils ressusciteraient au bout de trois jours. Il fallait bien attribuer à une cause extraordinaire l’excessive bravoure de ce peuple gperrier, et couvrir, par la calomnie, la honte d'être battu par des hommes armés de bâtons.

Le Vendéen est pieux; il n’est ni superstitieux ni fanatique ; il est brave par tempéramment et fidèle par sentiment. Dominé par ses vieilles habitudes d’homme probe et vertueux, il a une haine bien prononcée contre tout ce qui porte le caractère d’injustice; il n’aime pas les innovations. Il est extrêmement attaché à ceux qui furent autrefois ses seigneurs; la cause de cet aüach^||^nt vient de ce que la noblesse du Poitou , vivant continuellement dans ses terres , a des relations journalières avec les paysans. Sans morgue, sans hauteur, le gentilhomme est au milieu d’eux comme üh bon père, ef les

( 3IÎX )

traite comme ses eni'ans. De là cette douce familiarité à laquelle le respect dû au rang assigne des bornes que l’inférieur n’est jamais tenté de franchir.

Le Vendéen aime la danse avec passion. Les nobles et les riches bourgeois du pays , chacun dans sa maison ou dans son château -, réunit , le dimanche , toute la jeunesse des environs, et lui fournit les moyens de se livrer à un exercice qui a tant de charmes pour elle; celui qui fait les frais de la fête en partage les plaisirs, avec sa famille. Une confiance sans bornes existe dans leurs rapports mutuels.

C’est là, c'est dans cette Vendée , honneur de la France, que l’antique foi de nos pères et ^ toutes les vertus morales se sont réfugiées pendant l’horrible tempête qui les a fait disparaître des autres parties de ce beau royaume. Elles s’y sont conservées pures, au milieu des flammes sacrilèges qui ont dévoré ce malheureux paj’s ; elles ont coûté un fleuve de sang versé pour les défendre.

Avant de parler de la manière dont sefait uneinsurrection dans la Vendée , nous allons faire connaître l’organisation militaire de ce pays , c’est-àdire la circonscription du terrain occupé par l'armée vendéenne, qui se compose de quatre corps.

■ Le premier, aux ordres de M. le lieutenantgénéral comte d'Autichanip , comprend toute la partie du département de Maine-et-Loire sur la • rive gauche de la Loire , excepté l'arrondissement de Saumur.

Le deuxième corps , commandé par M. de Sapinaud , comprend la portion du département de la Vendée située à l’est de ce département, limitée à l’ouest par la route de la Rochelle à Montaigu ; au nord , par celle de Montaigu à Tiffauges et Mortagne ; à l’est , par la Sëvre- Nantaise; au sud et sud-est, par la ligne de Sainte-Hermine à la Chàtaigneraye. *

Le troisième , qui était sous les ordres de M. le maréchal -de-camp comte de Suzannet , comprend toute la portion du département de la Loire-Inférieure sur la rive gauche de ce fleuve, et l’autre portion du département de la Vendée limitée, au nord, par le département de la Loire- Inférieure ; à l’est , par le corps d’armée de Sapinaud; au sud, par la route des Sables-d'Olonne jusqu’à la petite rivière du Lay, en remontant jusqu’à Sainte-Hermine; à l’ouest, par l’Océan.

Le quatrième corps , commandé par M. Auguste de la Rochejaquelein , comprend l’arrondissement de Bressuire dans le département des Deux-Sèvres.

. Ces quatre corps réunis peuvent mettre sous les armes , savoir :

Le 1*', dix-huit mille hommes , d. . i8,ooe

Le a*, huit mille, d 8,ooe

Le S*, vingt-duq mille, d. ... 26,000

Le 4* > <^rnq mille , d. ... . . ^ 5 , 000

TOTAI. 56,000

Dans des cas pressans , et si l’on avait des armes , on pourrait augmenter cette armée de trente mille hommes.

Chaque corps d'armée est formé de plusieurs divisions , commandées par des officiers qu’on appelle dmsionnaires , et qui sont nommés par le commandant du corps d’armée dont ils font partie. Ces divisionnaires ont sous eux un major de division ou sous-divisionnaire.

Les divisions se composent de vingt ou trente paroisses , plus ou moins , en raison des localités. Chaque paroisse , à laquelle on peut donner le nom de compagnie , est commandée , selon sa population , par un ou deux capitaines choisis par les paysans. C'est toujours le plus intelligent et le plus brave qui obtient la préférence. Il est rare de voir de mauvais choix.

( xxij ;

Les capitaines ont sous leurs ordres un lieutenant ou capitaine en second , et des sous-officiers en nombre indéfini; comme ils ne touchent point de solde , on ne craint pas de multiplier ceux qui sont en grade.

Le capitaine de paroisse est celui de tous les officiers de l’armée , sans exception , qui a le plus d'influence ; s’il ne voulait pas marcher, il est presque certain que sa paroisse imiterait son refus. Dans le combat , si le capitaine se retire, sa compagnie le suit, et ce funeste exemple gagne de proche en proche toute l’armée. Alors chacun s’enfuit et rentre chez soi.

Si, de ce que nous venons de dire du capitaine de paroisse , et de la confiance qu’il inspire à ses subordonnés, l’on concluait, d’une manière absolue, que lui seul a de l’autorité , et que celle des généraux n’est rien , ou n’est qu’un accessoire presque nul, on se tromperait grandement. Le capitaine ne peut rien par lui-même sur la masse des choses ; il n’a de pouvoirs que sur les individus pris isolément , et seulement lorsqu’ils sont appelés; car il ne dépend pas de lui de faire ou de ne pas faire une insurrection : il tenterait en vain un mouvement , si l’ordre ne venait pas de plus haut que lui ; de même qu’il ne l’empêcherait pas si l’ordre était donné.

( xx») )

Ainsi, le capitaine ne lire sa force que de la confiance qu’ont les soldats dans tel ou tel chef. Si, par exemple, M. de la Rochejaquelein fait un appel aux armes dans la contrée sur laquelle s’étend son influence , les capitaines de paroisse lui servent d'échos, et répètent ce cri, qui est entendu de tout le monde ; mais avant tout on se demande : Qui est-ce qui nous appelle? et pour qui nous appelle-t-on? C’est M. de la Rochejaquelein ; c’est pour le Roi. Cela suffit; tout est debout. Alors seulement, le capitaine devient un homme important.

La puissance des généraux , dans ce pays , est une puissance morale sur laquelle s’appuie celle des chefs inférieurs , qui ne serait rien sans elle.

Le chef de division se tient au centre des paroisses de son commandement ; il a toujours près de lui un petit corps de volontaires , qui sont la garde de son quartier : il a aussi des cavaliers qui ne le quittent pas ; ils servent à la correspondance.

Le lieu qu’occupe le quartier-général varie selon les circonstances.

Le nombre des personnes dont il se compose n’est pas fixé. D'ordinaire les étrangers qui viennent dans le pays pour participer à la guerre,

( xxiv j

en font partie ; et , s’ils ont du talent , sont employés comme officiers d'étal-major.

On ne prend les armes qu’au moment où l’on doit faire une expédition. Est-elle finie, l'arméd se dissout , et chacun se retire.

L’insurrection est générale ; on doit cependant observer que les villes y prennent peu de part.

Le Bocage comprend la presque totalité du pays insurgé, si l’on entend par ce nom le pays couvert j mais il n’y a qu’une très-petite portion du département de la Vendée qui soit connu sous le nom de Bocage proprement dit.

Les chemins qui coupent toute l’étendue dé la Vendée militaire sont extrêmement difficiles à tenir. L’hiver ils sont impraticables. Les champs sont clos de haies et de fossés : ils sont , pour la plupart, cmuverls de genêts; c’est une immense forêt de broussailles. Tout est obstacle ; et il est impossible à une armée régulière de se déployer sur un parreil terrain.

Les marais de Soulans, Challàns, Beauvoir, Notré-Dame-de-Mont , Sainf-Jean-de-Mont, etc., forment une seule étendue de pays, limitée au nord par la route du Quay k Beauvoir; au nordést, par celle de Beauvoir à Çhâlians; k l’est, parcelle de Challans à Soulans; et au Sud-est,

Page 1