‹ Mémoires sur la guerre de la Vendée et l'expédition de QuiberonChapitre 39 sur 55 · I.1VEK IV · texte numérisé non relu

I.1VEK IV

partir sur-Ic-champ cinq mille hommes pour l'armée des côtes de Brest, et de les, détacher de la division du Nord qui formait la majeure partie du corps d'armée que je dirigeais alors en personne.Ge contre-temps me désolait, mais il fallait obéir. Je laisse Cordelier sur les bords de la Boulogne , pour observer les mouvements de Charette , et lui ordonne de ne pas se compromettre en attendant que j'envoie de nouvelles forces dans le Bocage pour le seconder.

Durant ces entrefaites, le général Huche, qui commandait à ChoUet, où il y avait une forte garnison , en faisait sortir journellement de gros détachements qui faisaient des incursions heureuses dans l'arrondissement de Bernard de Marigny. J'avais quelques troupes disponibles par Tévacuation de plusieurs postes du centre, tels que les Herbiers, Chantonnay, la Roche-sur- Yon , que f avais obtenus. Enfin , les représentants du peuple près l'armée de l'Ouest, prennent deux arrêtés que je sollicitais depuis longtemps, et qui devaient accélérer le terme de la guerre , autant que toutes les opérations militaires. L'un ordonne que ChoUet sera évacué , l'autre, que tous les habitants de la Vendée quitteront le pays, sinon qu'ils seront réputés rebelles et traités comme tels. Cette nouvelle disposition donne encore plus d'activité aux opérations , en augmentant le nombre des troupes agissant offensivement. » Bientôt Charette, poursuivi, pressé par trois colonnes, est atteint et battu par celle que commandait le général Haxo à qui cette journée coûta la vie. De l'autre côté, Stofflet, après avoir battu le général Grignon, est vaincu deux fois à son tour par ce général.

Les rebelles, continuellement harcelés, poursuivis dans le centre de la Vendée, cherchent quelques points tl'appui sur différentes parties du rivage de la Loire : je les chasse de Lire, de Ghâlonne, de Mont-Déjean, qu'ils occupaient; je ne leur laissais pas le temps de se réunir, ni de former de nombreux rassemblements , et ils ne cherchaient qu'à fuir et à Wter les colonnes. Bientôt ils se cachent dans les bois et tentent d'y former des établissements, surtout des hôpitaux pour leurs malades et leurs blessés. Je fais fouiller les forêts

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de Toufou^ de Haudebert, de Lépo, de Prince , de Roche^ Servière, de Vezins, etc., etc., et leurs nouyeaux établissements sont aussitôt détruits que formés. On trouve dans ces repaires quelques détachements armés, des moines, des reli^euses, des prêtres, des ornements d'église, quelques munitions de guerre en petite quantité et beaucoup de munitions de bouches enfouies dans la terre.

Mais sans donner plus de détails sur mes diverses opérations dans les mois de février et de mars 1794, je vais rapporter un fait qui suffira pour prouver l'état de détresse où j'avais réduit les rebelles. Le hasard fit tomber en mon pouvoir le chevalier de La Cathelinière , le premier des lieutenants de Gharette ; il dit à un aide-de-camp qui le gardait chez moi, en attendant sa traduction au tribunal militaire: « Les mesures adoptées par votre général nous ont réduits à « la dernière extrémité; mon parti est perdu sans ressource. « M. de Gharette ne voulait pas faire la guerre cet hiver, et, « si Ton nous eût donné le temps de nous réparer, nous m aurions eu au printemps cinquante mille hommes', à <i l'épreuve de toute espèce de dangers, de fatigues et de <i privations. Nous manquons de munitions de guerre, et la « destruction des moulins et des fours nous privera du se- <i cours des munitions de bouche qui nous restent, etc» »

La Gathelinière a fait la même déclaration devant quatre représentants du peuple, alors en mission à Tarmée de l'Ouest, Garreau, Prieur (de la Marne), Hentz et Francastel.

En rapprochant cette déclaration de tout ce qui avedt échappé à d'Elbée, sur la situation de la Vendée, et en suivant les événements qui l'ont justifié, tout lecteur impartial esta portée d'apprécier les mesures que j'avais prises pour terminer cette malheureuse guerre, la plus terrible de tous les fléaux qui ont afdigé la république. 11 peut juger aussi combien j'avais d'obstacles à vaincre pour parvenir à Texécution

1 n teat observer que La CaiheUnièie ne parle, id que des forces de Gharette. Je saYais que les xebeUes étaient enoon en grand nombre , mais ils man iinalent de mnnitions de gaeire.

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complète d'un plan que l'opposition constante de tant' d'intérêts divers et contraires devait faire échouer.

Tandis que toutes les parties de l'armée de TOuest étaient dans la plus grande activité ; que les opérations sur la rive gauche se succédaient avec une rapidité qui ne laissait pas le temps aux rebelles de se reconnaître ; que les cantonnements de la rive droite contenaient les Chouans , et rendaient libres et sûres toutes les communications^ surtout les grandes routes de Nantes^ Angers, Saumur, etc., je préparais une nouvelle expédition, une attaque générale sur le Marais. Charette, qui le soupçonnait, tenta un dernier effort, et réunit tous ses moyens contre Challans. L'affaire fut longue et assez vive. Le général Dutruy, qui commandait dans cette partie , contraignit Gharette à retourner dans le Bocage, après avoir laissé un grand nombre de morts sous les murs de cette ville.

Deux fortes colonnes , croisant sur les frontières du Bocage et du Marais, c'est-à-dire dans les environs de Rocheservière, Legé et Freligué, ne permettaient pas à Gharette de dérober aucun de ses mouvements, et de venir inquiéter les troupes destinées à Texpédition projetée ; je fis attaquer le Marais * sur tous les points ; et, après avoir éprouvé et vaincu une résistance et des obstacles que la contenance et la valeur des soldats républicains pouvaient seules surmonter, on perça jusqu'au centre du pays, on s'empara du Périer*,et l'on s'y établit en forces. Cette opération fut longue, et le Marais n'était pas encore entièrement purgé lorsque j'ai quitté l'armée.

Nous étions parvenus dans l'Ouest à un tel degré de supériorité , et les Vendéens étaient réduits à un tel état de faiblesse qu'il n'était plus, pour ainsi dire, nécessaire de comi)attre pour finir la guerre ; et, quoiqu'à cette époque (en mars), l'adjudant-général Dusirat se fût laissé battre, aux environs

^ A. la fin de xnan 1794 , il était impossible de Tal^taqnw dans l'hiver. ^ I« Péder est on très-gtoi bourg ntné dans la plaine aa centre du Matait.

de Saint-Florent^ par Stoffletet Marigny, sur lesquels néanmoins il prit sa revanche; Tintérieur de la Vendée ne présentant plus d'asile aux rebelles, attaqués à la fois par tous les fléaux qu'avaient provoqués leurs fureurs et leurs crimes, la seule mesure à employer pour achever leur destruction était de les contenir dans le cercle dévasté où une épidémie cruelle ^^ la pénurie, des subsistances^ et le fer vengeur des républicains, ne leur laissaient plus que le choix de la mort.

Si je n'avais pas appris , par les rapports d'un très-grand nombre de prisonniers ^ qui s'accordaient entre eux, la situation désespérée des rebelles , les dernières entreprises de leurs chefs ' auraient suffi pour me convaincre de la faiblesse des moyens qui leur restaient. Stofilct et Marignj, réunis, attaquent la Ghâtaigneraye ; l'acyoint Lapierre , qui y commandait, n*avait que douze cents hommes d'infanterie et cent cavaliers; cependant il parvient à les repousser. Prévenu qu'il doit être encore attaqué peu de jours après, j'ajoute à ses forces six cents hommes d'infanterie et cent vingt chevaux. Les rebelles se présentent beaucoup plus nombreux que la première fois; et, après une action assez longue et trèschaude, ils sont rompus et mis en déroute, laissant sur le champ de bataille une foule de morts, de blessés , et quatre drapeaux.

C'est alors que je crus la guerre assez avancée, et les circonstances favorables pour commencer Texécution de la sixième et dernière partie de mon plan général, l'établissement des camps retranchés. Je vais rendre compte des principaux motifs qui m'ont déterminé à cette opération, sans laquelle on assoupira peut-être, mais on ne parviendra jamais à terminer entièrement ]a guerre, et à prévenir un nouvel incendie dans le Poitou.

1 iM lebeOeB étaient attaqués d'une eepèoe de lèpte, provenant d'une gak inrétérée qni en disait périr on grand nombre, d'autant ]fina qu'ils n'aTaient point d'asile pour soigner leurs malades et leurs blessés.

S Stofflet, à wtte époque , obligeait les femmes, qui suivaient son année, et qui se battaient aveo un aobaniement incroyable, à s'habiller en taMame ; et l'on .a étéiSoipEis qu'il y ait en des femmes de tuées dans la Yendéel

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Quelque \ive et audacieuse que fût en général la manière d'attaquer et de combattre des rebelles, on les a vus, durant le cours de la guerre, échouer presque toujours devant les postes fortifiés, si faibles que fussent leurs fortifications. Ainsi, tandis que nos divers corps d'armée dans l'Ouest étaient ^nr à tour écrasés par ces hordes impétueuses qui donnaient encore plus de violence à leur choc par leur extrême vélocité que par leur densité même, vous voyez ces masses se briser, se fondre, pour ainsi dire, devant une ville revêtue d'une simple muraille, devant des bouts de ligne, devant le moindre ouvrage en terre : les sièges des Sables, de Granville, d'Angers, etc., surtout celui de Nantes, en sont Jes preuves incontestables.

Quelque importante qu'eût été pour eux la possession de Saint-Florent, ils n'ont jamais osé l'attaquer pendant mon commandement; et les seules fortifications de ce poste étaient on fossé peu profond, et un parapet mal flanqué par quelques faibles redans très-distants les uns des autres.

J'avais observé que le feu des rebelles était toujours trèsvif et très-meurtrier, mais non pas soutenu. Ils allaient au combat avec cinq ou six cartouches. Plusieurs étaient obligés de substituer des piques à leurs fusils, faute de munitions * ; et l'on sait que l'attaque d'un point fortifié exige un feu de mousqueterie très-nourri, surtout quand on n*a pas d'artillerie.

Les camps produisaient encore l'avantage d'accélérer dans l'armée le retour de l'ordre et de la discipline, qu'elle commençait déjà à reprendre, en éloignant nos troupes des villes où elles sont exposées à tous les genres de corruption; en accoutumant les soldats , principalement les nouvelles levées que la nécessité de compléter les corps amenait en foule dans l'Ouest, à se retrancher, se barraquer, se rompre au service et au régime des camps.

Les camps retranchés nous faisaient disposer," au détriment des rebelles, de la plupart des moyens de défense qu*of-

^ Oda m'a été oonflrmé par tons Ibb xnlsoimieEB.

frent dans la Vendée la nature du terrain et les travaux de leur propre industrie, moyens dont ils avaient tiré tant d'avantages.

Mais le plus puissant de tous mes motifs de détermination pour un système de campement dans l'Ouest, était de conserver à la république, sinon la totalité, du moins la ma* jeure partie des riches productions que promettait déjà la récolte; de garantir sûreté et protection aux cultivateurs que les volontés du gouvernement ou les horreurs de la guerre avaient éloignés de son théâtre, et qu'on aurait rappelés •sur tous les points de sa circonférence^ à mesure que la mar- <che progressive et combinée des camps sur le centre de la Vendée, aurait resserré le cercle et assuré la paix et la tranquillité sur toutes ses parties extérieures; de substituer enfin aux mesures destructives, des moyens réparateurs qui •eussent insensiblement rendu à ce pays purifié sa prospérité premièi^.

Au surplus, en établissant des camps retranchés autour •de la Vendée, je ne' renonçais pas au système offensif, l'ascendant que nous avions pris sur les rebelles nous garantissant de nouveaux succès. Deux fortes colonnes auraient sans cesse parcouru l'intérieur du pays révolté. Leurs chefs se seraient particulièrement attachés à prévenir les rasseniblemenis emiemis ou à les combattre ; je veux dire, à détruire les partis de rebelles qui tenteraient jusqu'au dernier moment de se réunir et de former quelques masses.

L'officier général qui aurait dirigé une colonne agissante se serait concerté avec le commandant de tel ou tel camp, •dont les circonstances l'auraient rapproché. Ils se seraient communiqué leurs renseignements respectifs sur la position, la force , les mouvements des divers partis des rebelles. Ils pouvaient, suivant des données acquises sur des rapports positifs, combiner quelques opérations partielles, tenter quelr ques coups de main, quelques-unes de ces expéditions brusques dont quelquefois le moindre événement offire l'occasion, qui doivent être aussitôt entreprises que conçues, et presque toujours heureuses, lorsque le secret, la célérité concourent

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à leur exécution. Mais en supposant même qu'on eût supprimé les colonnes mobiles, et qu'on se fût borné à une défensive qixiy d'ailleurs^ d'après la disposition^ l'organisation des camps , et le service habituel que j*y prescrivais aux troupes, n'eût jamais été une défensive absolue et déterminée, mais bien une défensive active, une défensive do mouvement ; en supposant, dis-je , que du moment que les camps auraient été établis on n'eût attendu des succès ultérieurs, enfin le terme de la guerre, que de leur avancement , leurs progrès sur le territoire ennemi, sans le concours de mesures secondaires, je crois encore que le plan eût réussi, pourvu toutefois que les ofûciers-généraux'ne se:fussent pas écartés de l'instruction circulaire, indicative de la marche qu'ils devaient tenir dans la formation des camps , dans le service intérieur et extérieur des troupes qui composaient, dans la juste répartition entre les différentes espèces d'armes, dans la direction, l'activité donnée ^ux travaux des pionniers chargés de découvrir le pays, d'ouvrir des débouchés sur tous les rayons, et particulièirement sur la ligne que devaient suivre les camps dans leurs changements de position; en assurant , par les mêmes procédés, les communications entre les camps formant la première ligne et les cantonnements qui formaient la seconde, etc.; et surtout en obéissant, dans ces diverses dispositions, aux circonstances locales, si impérieuses dans la Vendée, qu'elles exigent souvent l'abandon des moyens d'uçage, et quelquefois le sacrifice des principes.

J'ai cru inutile de rapporter plusieurs autres événements militaires ^ qui ont cut lieu pendant que je dirigeais les

1 n en est tin cependant dont je parlerai, c'est révacoation de Mortagne . J'étais en marche, lorsque la garnison de Mortagne, obligée de soutenir nn f en jonmalier contre les rebelles qui Tentouraient, épuisa ses mnniti<His. Le commandant me dépêcha tme ordonnance que je n'ai point me. n était plus simple de Fadresser 4 Nantes où restait toujours le chef de l'état-major. La garnison ne pouTant pbxs tenir, évacua la yille, se fit jour & tzaTers l'ennemi avec ses tM&nmettes , et opéra sa retraite avec ordre et courage. Quelques officiers Tin- 3^t à la société populaire de Nantes, et y parlèrent contre les offlcierB-géné-

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forces de l'Ouest , parce qu'ils sont moins intéressants que ceux que j'ai relatés, et qu'ils n'eussent rien ajouté aux connaissances que cette partie de mon ouvrage peut procurer sur la véritable situation des rebelles à l'époque où m'a été retiré le commandement, c'est-à-dire, lors de rétablissement des camps.

Il serait également inutile de m'étendre davantage sur des dispositions générales que je n'ai pu exécuter : je crois que le résultat en eût été heureux; je peux me tromper sans doute, et je céderai très-volontiers aux raisons des militaires instruits et impartiaux qui, connaissant bien le pays, me démontreront les vices de mon plan et l'insuffisance des mesures que j'avais adoptées pour terminer la guerre de la Vendée.

Mais si cet ouvrage, qui n'a d'autre mérite que de prouver

»ux. Ils firent droaler ensuite nn écrit qu'ils signèrent : tfétait un Hbdle qd

pouvait &ire le plus grand mal dans l'année. Les xvprésentants du penide pri-

rent un arrêté dans lequel ils donnent aux ofladars-généraux un témoignito

éclatant de leur oonflanoe , et firent emprisonner les auteura et les signataiia de cet écrit. *^

Mortaisne était le seul poste qui restait dans Tintérieur de la Vendée. J»avaiB Toulu l'évacuer, les représentants s'y étaient <^poBés ; ils exigèrent que je k fisse reprendre. Nous 7 zentrftmes sans brûler une amoroa, et j'y laissai une forte garnison.

^Je devttfa ôtoB d'autant mdns inquiet sur le sort de Mortagne , que le gêné-

rai OordeUer était dans les environs avec sa division, et à portée de le seoeurir. Au surplus, cet événement, qui a fait tant de bruit, .était Wen peu de dK», et ne pouvait pas être regardé comme un revers.

♦ J?*^,^* ^^^^x""! ^* ^ raisonnablement me reprocher l'éracuation de Morto«^, les miHtaires, les locallstes trouveront que je n'ai pas tiré de lamarqae desdouse wlonnes tous les avantages qu'éUe présentait, si je leur eusse donné Zr? ^T'?" «««*. n»* première opération devait être de zepousaer I ennemi endeçà du Layon, et d'ûi iWre garder la rive droite .-ato hTZ tonnes, parties des Ponts^Cé, de Brissac, etc., devenant inutilee sur oai points, auraient foridflé les ootonnes de gaucbe ; j'aurais embrassé moins de terwtoeto etc.; enfin il flUlait, au lieu de faire maroher ke ootomws de Test 4 louest, lOTT donner une direction du sud-est au nord-ouest : sous œ lap- ^f ' ^ !ï ?^«*^*>^- ^^ partagé l'impatience des représentants du peuple, qni,daprè8le comité de salut public, ne me donnaient qu'un mois poiflnfr tog^erre ; et c'était la protonger, que de mettre de la précipitation danstedis. positions employées pour la terminer.

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le peu de prétentions del'auteur, son amour pour la vérité et l'indépendance de ses opinions^ devait être attaqué par des gens étrangers au métier, ou par quelques hommes qui n'ont du militaire que les épaulettes ; si dans les nouveaux écrits que celui-ci peut faire naître, on joint la méchanceté à rignorance, et que Ton cherche à me réfuter par de grosses injures et de mauvaises raisons^ je ne répondrai pas, mais je ne serai pas convaincu que mon plan ne vaut rien. Ce qui est préférable à tous les plans militaires possibles , c'est le projet de finir la guerre de la Vendée par les voies de douceur : ce parti fait honneur à la Convention nationale. 11 est temps d'arrêter les flots de sang qui depuis vingt mois ont inondé cette malheureuse contrée. Les commissaires chargés de cette importante mission sauront sans doute concilier les mesures que commande le salut public avec celles qu'exige l'humanité. Ils jugeront avec raison qu'un excès de clémence compromettrait infailliblement le sort de la république

80 messiâor an IIL

ti74 GUEBBB DE LA TENDES.

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