L'AFFAIRE DE QUIBERON
Si le récit des dangers auxquels j'ai eu le bonheur d'échapper n'était pas lié à un des grands désastres de la révolution française , je n'en occuperais pas le public ; et en les retraçant aujourd'hui , je suis loin de vouloir appeler sur moi un intérêt qui appartient à d'autres infortunés.
Une capitulation avait été faite * ; elle a été violée ; la cruauté invoqua la perfidie.
Échappé presque seul à ces massadt*es , j'étais impatient de payer un témoignage d'amour et de reconnaissance à ces bienfaiteurs généreux qui ont bravé tant de dangers pour m'arracher à la mort.
0 mes amis ! cet hommage vous parviendra d'une terre étrangère , il est vrai , mais où l'on sait honorer la vertu et respecter le malheur. Je voudrais présenter vos noms à tous les cœurs sensibles; je suis forcé de les cacher; il est encore des tyrans dans ma patrie.
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