‹ Mémoires sur la question scolaire de l'Ontario [microforme]Chapitre 8 sur 15 · Double inspectorat · texte numérisé non relu

Double inspectorat

parées.

s dans les écoles, comme matière d' nseignement et comme

Cette législation est encore inconstitutionnelle en ce qu’elle prend sur elle de vouloir légaliser un règlement inconst vi.unnel, le fameux Règlement No 17.

C'est en effet ce règlement qui impose à toute une série d'écoles séparées catholiqu c’est-à-dire, confessionnelles, un double inspectorat: l’inspectorat usuel des écoles séparée: (généralement fait par un inspecteur catholique) et un second inspectorat additionnel (maintenant confié à un inspecteur protestant).

Pour n'avoir pas voulu accepter ce dernier insnectorat (protestant), les écoles confessionnelles d'Ontario, celles du moins qui sont bilingues, sont privées de leur octroi, les instituteurs catholiques se voient refuser leurs diplômes d'enseignement, et toute une race souffre la persécution de la part d'une majorité qui abuse de sa force,

Pour réaliser tout le préjudice dont souffre In minorité catholique dans s

es droits et ses privilèges par l'imposition de ce double inspectorat, il s'agit de ne pas oublier que la loi di fcoles séparées de 1863 laissait à In population catholique de chaque arrondissement -olaire

le choix de son propre inspecteur (22 Vict., chap. 64, sect, 61, et 26 V: chap. 5, sect. 7), connu alors sous la désignation de surintendant local.

De droit cet cfficier était nommé par les Commissaires, élus par la minorité catholique. En fait, c'était un inspecteur catholique ,

Le gouvernement a étouffé ce uroit et s'est débarassé de l'inspiration catholique. Le surintendant local n'est plus nomme par les Commissaires, mais c’est le gouvernement qui remplace cet officier Par un inspecteu. Je son choix et, dans le cas écoles bilingues, par deux inspecteurs, d'après la lettre du règlement No 17 et de la loi qui prétend légaliser ec règlement,

3— Choix des instituteurs et perte de leurs pouvoirs.

Par la loi des écoles séparées de 1863, les commissaires élus par la minorité c4 tholique avaient seuls le pouvoir de choisir les instituteurs (22 Vict. p. 79, sect. 79.8) et ces instituteurs avaient un droit absolu, indéniable à l'obtention de leurs certificats de capacité, du moment qu’ils subissaient avec succès les examens des écoles communes (26 Vict. cap. ect. 13), Is étaient aussi autorisés par la loi de suivre les instructions reçues du bureau des commissaires quant à l’enscignement. C'était outant de droits et de privilèges qu'accordait la loi en faveur des écoles confessionnelles,

Telle était la loi, ct les droits qu'elle accordait étaient intangibies, soustraits à tout changement qui pouvait les atteindre d’une manière préjudiciable,

Mais les lois et les règlements provinciaux ont tout changé en fa droits.

Voici maintenant les faits:

Les frères des Écoles Chrétiennes d'Ottawa, les Sœurs des communautés religieuses enseignantes de la cité d'Ottawa ont subi l'année dernière et l’année précédente les mêmes examens que les instituteurs des écoles communes de l'Ontario et, malgré les succès éclatants de cette épreuve, ils ont été traités d’une manière différente et se sont vus refuser leurs certificats d’aptitudes et de capacité par un Bouvernement qui, méconnaissant les droits et les privilèges accordés à ces mêmes instituteurs par une loi désormais intangible, a, sans autorité, exigé d'eux, avant de leur octroyer leurs certificats, l'ac “omplissement d’une condition odieuse, injurieuse et contraire à leurs droits et privilèges.

En effet, le gouvernement a exigé de ces instituteurs catholiques qu’ils renonçassent, au préalable, à leurs droits et à leurs privilèges en souscrivant, comme condition à l'octroi de leurs certificats de capacité, leur entière adhésion à un règlement manifestement illégal et inconstitutionnel, et connu sous le nom de “Règlement XVII”.

Cette exigence du gouvernement viole les droits et les privilèges accordés en 1863, par la loi des écoles séparées et garantis par l'Acte de la Confédération aux instituteurs des écoles confessionnelles,

Le ministre de l'instruction publique n’a pas le pouvoir légal de refuser des certificats de cz pacité aux instituteurs des écoles séparées quand ces instituteurs ont subi avec succès les mêmes examens auxquels sont assujotis les instituteurs des écoles communes.

Nous nous demandons si le gouvernement n’est pas même tenu, en équité du moins, de respecter l'entente conclue en 1867, en accordant ces certificats d'instituteurs dans les écoles séparées, non seulement à toute personne qui subit avec succès les examens voulus, mais encore “à toute personne autorisée aux termes de la loi à agir comme instituteurs dans le Haut ou “le Bus-Canada”.

Mais la loi est lettre morte.

Le choix des instituteurs est enlevé aux Commissaires élus par le peuple et désormais laissé aux officiers nommés par le gouvernement. (Revised Statutes of Ontario, cap, 265, sect. 4, parag. 2),

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La circulaire d'instructions No 17 règle À son tour la question de l'enseignement et statue dans quelles conditions l'enseignement du français peut être ou ne doit pas être donn

Elle déclare bilingues les seules écoles que le Ministre de l'Instruction voudra bien lement, désigner au double inspectorat, n’y permct l'enseignement limité du franc:

annuels pendant une heure et à des conditions impossibles, qu'aux seules écoles où le français était enseigné antérieurement au mois d'août 1913, et refuse l’enseignement du français dans toute autre école, quand même telle école aurait 8597, de ses élèves ne comprenant que le :, ‘nçais, C'est-à-dire, en pratique, la circulaire No 17 est l'arme mise entre les mains du ministre

pour étouffer, quand bon lui semblera, l'enseignement du français dans la p vince de l'Ontario.

Et la minorité catholique perd ainsi lambeau par lambeau, grâce à cette mesure, tous les privilèges qu’elle avait dans le passé, alors que les commissaires d'écoles, en vertu même de la loi qui les y autorisait, permettaient d'autorité l'enseignement du fran ais et son usage comme langue de communication entre les instituteurs et les petits élèves français dans la province de l'Ontario.

IL est temps que la voix de l'opprimé se fasse entendre et qu'elle arrive jusqu'aux oreilles de ceux qui ont la noble missior, de rendre justice ici-bas.

Nous déposons notre plainte au pied du trône, de ce trône que nos propres enfants, de race française, défendent aujourd’hui dans les Flandres, où l'entente cordiale unit dans les mêmes tranchées ! brillante jeunesse de deux grandes nations où le sang de notre sang est versé sans calcul pour le triomphe de la civilisation et le maintien de l'Empire Britannique. Nous demandons que le pacte d'honneur qui 4 groupé sur la terre canadienne les descendants de Montcalm et de Wolfe, dans une confédération, dans une union qui fait leur force, soit respecté et que la décision que nous attendons jaillisse des sources les plus pures de la justice et apporte avec elle, jusque sur les bords de nos grands lacs, la paix dans l'ordre et quelque chose de la haute politique déployée par l'Angleterre dans le noble traitement de ses Colonies.

En 1775, en 1812, nous avons, nous de la rac française, conservé le Canac à à la Couronne Britannique; en 1915, nous demandons à cette même Couronne le droit de conserver dans notre pays le doux parler de nos aïeux, pendant que nos enfants se battent pour le salut de l'Empire Birtannique.

LES ÉCOLES BILINGUES A-—-CATHOLIQUES VS. CATHOLIQUES En face de la situation juridique faite aux écoles confessionnelles dans l'Ontario et des droits et privilèges inprescriptibles que possède la minorité catholique dans cette province, que,

voyons-nous aujourd'hui? Cette minorité est scindée en deux et les catholiques de langue anglaise font une guerre injuste, déloyale et désastreuse aux catholiques de langue française,

Il importe de faire de suite le démerabrement des forces rivales dans la présente lutte,

Il y a actuellement dans la province de l'Ontario et dans les provinces ecclésiastiques qui la composent une population catholique de . ,..,,.,.... Fran er Eee 582,416 Ames. Si de ce nombre nous déduisons :

1° Les catholiques d’origine française 285,101 2 « ‘ “belge. . 810 Le, “italienne... sos. 21,377 d'Ett PTT polGhalSe: 7.7.2 CARE NP 5° “ 23 des catholiques indiens... Sretee 16,315 334,416 il reste une population de... ALES 248,000 âmes

Hollandais, Galliciens, Bulgares ct Roumains, aise dominent par le nombre, ils n’ont malheureusement pas la réprésentation à laquelle ils auraient droit dans la hiérarchie de cette province d’Ontario.

Celle-ci comprend les trois archidioèces de Toronto, de Kingston et une partie de celui d'Ottawa, et compte douze membres de l'épiscopat.

De ces douze évêques et archevêques les catholiques de langue anglaise en ont neuf, bien que la population de langue anglaise n'atteigne certainement pas la moitié du chiffre total des catholiques. Comme conséquence, c'est l'épiscopat de langue anglaise qui gouverne l'élément catholique de l'Ontario et qui le gouverne au détriment des intérêts de la race canadiennefrançaise.

La chose s'explique, mais ne se justifie pas. Elle a déjà créé des situations extrêmement pénibles et donné lieu à la perpétration de criantes injustices, sans compter qu’elle prépare de tristes lendemains, Le jour n’est pas loin, où fatiguée de la tyrannique domination d’une minorité tracassière, lasse d'attendre une justice qui se dérobe continuellement pour revêtir au sein même du sanctuai.. * nanteau de la plus révoltante partialité, la majorité française des catholiques de l'Ontario lèvera la tête et affirmera ses droits À une représentation plus juste dans les rangs de l'épiscopat, ses droits à une éducation plus catholique et plus française de ses enfants. Elle souffre et prie aujourd'hui, Elle prie et demande justice. Mais elle appartient à une race qui veut ne Pas mourir et qui nc mourra certainement pas,

Quand le vase sera plein il renversera,

Il ÿ a dans i’Ontario un diocèse aux quatre-cinquièmes peuplé par des français qui ne peuvent pas obtenir de leur archevêque que la mémoire de son prédécesseur, un de leurs morts glorieux, ne soit pas salie impunément par les écrits d’un prêtre irlandais. (1)

Il y a des diocèses où la houlette pastorale, convertie en arme de combat, sème la terreur et l'injustice au milieu du troupeau confié à la sollicitude de ceux que le Christ a posés pour conduire son Église.

Il y a des diocèses ou la haine du français est arrivée à un tel dégré de paroxisme que l’on refuse impitoyablement les vocations sacerdotales quand elles sont offertes par des jeunes Canadiens-français.

“Nous n'avons pas besoin de C aradiens-français dans ce diocèse”, est la réponse typique.

Il y a des paroisse: , peuplées «n grande majorité par des Canadiens-français, où les pasteurs refusent systématiquement de prêcher la parole de Dieu en français, d'enseigner le catéchisme dans la langue des petits enfants, et qui défendent aux instituteurs religieux et aux religieuses des couvents sous leur juridiction, de se servir de ia langue française comme langue de communication avec les élèves qui fréquentent les écoles séparées.

Une conspiration générale, dirigée contre l'enseignement du français dans les écoles et —

(1) Le Curé Whelan de St-Patrice, Cité d'Ottawa.

comprenant Irlandais, Anglais, E

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contre son usage dans les églises, cherche à étouffer la langue française dans toute la province de l'Ontario et à angliciser tous les enfants de ln génération actuelle,

Les Orangistes sont à la tête de cette œuvre néfaste, les Orangistes, faction peu nombreuse, mais excessivement tapageuse et remuante, qui veulent et qui ont juré l'annéantissement de l'école confessionnelle dans l'Ontario et la disparition complète de la race française dens un pays que les pionniers et les martyrs de la France ont conquis à la civilisation et au Christ.

Malheureusement, ils ne sont pas les seuls,

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