C NOTICE SUR J. J. BARTHELEMY
une conversation a laquelle il se livrait avec le plus grand intérêt , lorsqu'elle roulait sur des objets de littérature. Desperrières surtout a eu pour lui , comme médecin et comme ami , des soins qui excitaient toute sa sensibilité.
Le H lloréal (50 avril ) , a trois heures après midi , Barthélémy s'est éteint dans les bras de son neveu, sans se plaindre, sans souffrir, avec toute sa connaissance, et venant de faire une lecture d'Horace. Il était âgé de soixante-dix-neuf ans , trois mois et dix joius.
Barthélémy était d'une grande et belle stature ; il avait , par ses avantages extérieurs autant que par sa réputation , ce qui inspire de la fierté , et il y avait peu d'hommes aussi modestes; il poussait jusqu'à l'exagération la simplicité, la politesse et le respect , même pour les gens qui en méritaient le moins ; enfin depuis quarante ans que je le connaissais, j'ai vu beaucoup de personnes se louer de lui , je n'en ai vu aucune qui s'en plaignît; je ne puis mieux terminer son éloge.
Fi> DE LA >ori(:E.
JUGEMEIsS DIVERS
Si vous ne deviez pas, Monsieur, être dégoûté d'éloges,, je vous dirais que votre ouvrage m'a paru effrayant d'érudition et de connaissances , comme il m'a paru enchantem" de style et d'exécution. Avant vous, on n'avait jamais imaginé tpi'aucun ouvrage pût dispenser de lire Platon , Xénophon , tous les historiens et tous les pliilosoplies de la Grèce. Votre ouvrage , le plus beau résultat des plus profondes lectures , tient lieu de tout cela; et un littérateur peu fortuné avait raison de dire que votre livre est une véritable économie. 11 <-tait impossible de faire de toutes ces idées et pensées une masse plus brillante et plus solide , et votre ouvrage m'a rappelé ce métal de Coriuthe composé de tous les métaux, et plus précieux qu'eux tous. C'est le génie qui a fondu tout cela.