‹ Mémoires sur la vie et les écrits de Benjamin FranklinChapitre 21 sur 25 · TESTAMENT · texte numérisé non relu

TESTAMENT

a Les livres qae j'avais en France , et ceux que ^ j'avais Jaissés à Philadelphie étant maintenant réunis en cette ville y et le catalogue en ayant été fait, mon intention est d'en disposer ainsi qu'il suit. Je donne à la Société philosophique de Philadel^rhie , dont j'ai l'honneur d'être président, mon Histoire de t Académie des Sciences, en soixante ou soixante>dix volumes i/i-4^ ; à la Société philpsophique américaine, établie dans la Nouvelle-Angleterre , et dont je suis membre , ma Colleetion in-folio. des Arts et Métiers; et à la Société de la bibliothèque de Philadelphie , mon édition in^'^^ du même ouvrage. Je donne à mon petit-fîls Benjamin Franklin Bâche, tous

(i) ' J8. F's adieu.

If life*5 compared to a feast , -

Near fourkcore years Tye been a gnest :

l' ye beçn regaled with the best ,

And feel quite satisfied.

*Tis tîme that I retire to rest.

Landldrd , I thank ye ! frîends , good night.

les livres que je marquerai de son nom sur mon catalogue ; à mon petit*fils William Bacbe , et à iDon Gousin^ Jonathan Williams, ceux qui y sont marquées du leUr; Je donne à mon petit-fils William Temple Franklin , tout le surplus de ^m^siiTres, ainsi quiei tous^m^es. manuscrits et mes •papijers. Je donne à mon petit-fils Benjamin Fran- Icliii Bâche, h^oç action dans la Sociéi^é de la bibliothèque de Philadelf^e , comptait bien qu'il .permettra à ses frères et soeurs de partager avec lui les avantages qui y sont attachés.

» Je suis néià Boston , et je dois mes premières instructions en littérature , au^ écoles gratuites ide gramimaire.qui yisont établies. Je donne donc ^à mes^exécutears te^tamentainQS la somme de cent liy.i\es ^sterling (a/joo fr.) pour par eux, pu le survivant d*e\i3t » être payées aux supérieurs, ou diipecteurs d€;|s écolesigratuites de ma ville natale, tde Boston^ pour ;étre par ceux-ci ou pfir telles personnes qui aujTont le; gouvernement et la.djir .rectiob desdi$^s>éçples,. placées à intérêt pour toujours ; etjle^produit en être* employé tous les

ansi à acheter* 4i9S'j|n.éda.ille3.4'^i*g?P^ V^} seront .distribuées par les directeurs desdites écoles, à •rlitre de récompense honorifique , parmi leurs

écoliers, de la manière qui sera j[ugée convenable , par les nota^^les de ladite ville. Sur le traitement

qui peut i3xe rester dû comme président de l'état

de Pensy Ivaniç , je donne 2 ,ippo livres ( 48,000 fr .)

à mes exécuteurs pour être employée» à rendre

navigaJUIe ia rivière SkuylkilU

9 PeudâM le nomilnre d'ânnëes que j'ai fait des affaires coin irieim^^riiueur, comme papelie&i^et comme ^maître des postes, il m'est resté dû un grand nombre de petites sommes pouv> impres»* sions, ventes de liTres et de papier, polrts de lettres , été. , dont je n'aVais pas 'fliit le rpookkYnrmen t lorsque je fus envoyé en Atègleterreen 1757, comme agent de rassemblée de P^nsyhvinii : à Tfion retour, en «1775, je me trouvai stir^ecbamp occupé êes affaires du dongrès. Je £m envoyé en France en 17^6, et'jen'en Tevînsqu en ij85: Le payement desdites délites n1»yant po» été demandé pendant efc long espace de temps, elles ^dnt dereniies comme prescrites y et dépendant elles ïne sont légitimement eues. Elles sont éta- "ttiies dâtts moh grand livre' de coi^pt^j?. J^ "ïêgùe le montant aux administratebus de î'bôpl- Valfle Pensylvanie, espérant ^qUê^Wftlt de* mes dëbiteùrs ou de leurs descendaifs'^iift^poumient 'iïiaintefAàhf fairequelqùe dîffi»tilté''ite^^*^garder comme légitimes dès! dettes si iineîèiineïj, iàe détermin^ont à l'es' payer à titre! tfe ^îharité pour cet établissement de hienfe^ànéé. Je sais qu*il èri' existe dont le Técouvrement sera imf{)OsSible; maïs j'espère qu^oû parviendra ericôre à' toucher une somme assez considérable, 11 se peut que

quelques-uns de mes débiteurs aient de leur -côté quelque ancienne répétition à faire contre moi; en cecaÈ) les administrateurs dudit hôpital feront toutes déductions convenables^ et payeront même la différence^ si elle se trouve contre moi.

» Je pifîe mes amis MM. Henry HiU , John Jay , François Hopkinson et Edouard Puffield d'être les exécuteurs de mon présent testament , et je les nomme à cet effet 0.

Philadelphie, 19 juillet i^S.

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