‹ Mémoires sur le comté de Neuchâtel en SuisseChapitre 10 sur 32 · BESPART FAIT EN LA JOURNEE · texte numérisé non relu

BESPART FAIT EN LA JOURNEE

^ESVE A NSUFCHASTEL POUR LE FAIT DE LA HEÛGION,

Pour pacifier plusieurs noises et dëbats mus et suscités «aire ooble et spectable George de Bive, seigneur de Frangins, de la part d'illustre et puissante dame M"* la duchesse de Longueville, comtesse de Neuchâtel, gouverneur et lieutenant de la dite comté de MeiKMtel, d'une pHl, et les Quatre-Mînistraux , Conseil et toute la communauté de la dite ville de Neucbâlel, d'autre part à cause de ce qu'aucuns d'iceux bourgeois soutenant la sainte loi évangélique et pure et vraie parole de Dieu , ont ruiné , annihilé et ôté Utus les autels et aucunes images e2 déooremens de l'église collégiale de la dite ville , dont le dit seigneur gouvenieur , au ncnn de la dite dame , disait ■ icelle ^^se être outrageuseinent violée et polluée, et l'autorité de ma dite dame eûbrcée , demandant réparation lui être laite , afin que le saint divin office de la sainte messe et œuvres canoniales ne fût miné et bas mis , entendu aussi que les prédécesseurs de la dite illustre dame et comtesse avaient fait et fondé la dite église de leurs tûens et non pas des biens des dits bourgeois de la dite ville : à quoi une partie des dits bourgeois disaient et répondaient que par la voix du St.-Esprit et la sainte doctrine évangeliqiie, pure

et vraie parole de D'teu , ils voulaient faire apparaître que . la dite messe est abusive et de nulle valeur , servant fdutâtà damnation desbumaïns qu'à salutation des âmes, dont plusieurs et diverses fois remontrances en avaient été faites publiquement aux prêtres et chanoines du dit collège tant par prédications qu'écritures , dont jamais n'ont voulu (aire déclaraUon , mais toujours persévèrent en leurs iniquités et papales ordonnances , séduisant le peuple ; pour obvier aux inconvéniens qu'ils voient venir devant leurs yeux pour ce qu'aucuns de leurs frères et bourgeois soutenaient le dit état ecclésiastique et la dite messe , et que par iceux moyens étaient forclos en la foi de Jésus-Cbrist , par bon respect avaient les dits autels ruiné , abattu et anéanti , disant et affirmant pour ce avoir bien fait et bonne œuvre envers Dieu, et que si le dit seigneur de Prangins, an nom de ma dite dame , à eux en savait ou voulait aucune cbose que demander, ils en voiUaient répondre en forme de droit, selon la Sainte Ecriture. Orest-ilque entre les dits bourgeois soutenant la dite messe être bonne et les dits tenant l'évangébque, plusieurs noises s'émouvaient journellement , servant plutât à effusion de sang qu'à paix , pour à iceux obvier Ëûnt comparus de la part de nos dits seignetlrs de Benïè, prudens, spectables et sages seigneurs Antoine NcM «tSulpitius Arcber, conseillers de la dite ville de Berne-, et ïaques Tribolet, cbàielaînde St. -Jean, lesquels de lia part de mes dits seigneurs se sont travaillés en la dite matière, tant avant que par remontrances par eus ^tesaax ditesparties de la part de leurs supérieurs. Afin que esclandre et [Jus grand mal n'y adviennent, ambes parties se sont condescendues à devoir faire un plus par les dits bmiiv geois , afin que si le plus d'iceux se trouvait du côté d' iceux tenant la dite messe, icelle dût être entretenue , et si le jJus se trouvait du côté d'iceux tenant la foi évangélique^

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la dite messe dût être bas mise et la vraie parole de Keu préchée et annoncée, le tout au contenu de la paix générale faite et dressée par mes très-redoatés seigneurs, messieurs des ligues, au lieu de Bi«mgarten , toutefois en réservant à la dite illustre dame et comtesse que ce ne lui doive préjudicier à sa souTemineté , ni en nul point de sa seigneurie et justice , en façon quelconque , et semblablement à la dite ville de Neuohàtel , à leurs franchises et libertés. Et pour ce que le dit jour a été fait un ptus par lequel du câté des boui^eoîs tenant la foi cvangélique se sont trouvés dis-huit hommes plu» que de l'autre côté des tenans la dite messe, a été dit et accordé par les dites ambes parties tpie dorénavant paix et lntt«melle amour -soient et doivent être entre les dites parties ) sans qu'à l'avenir par aucuns d'ïceux, à cause des dits difierens^ nul reproche ne soit fait aux autres en manière quelconque , et que nuis mattallens doivent de toutes parties être pardoD ses et bas mis, sans iceux jamais Tengeren nulle manière, «t que dorénavantenla dite ville de Neuchâtel ne soit célébrée , ni dite la messe , le tout au contenu des articles Êiits et dressés par la dite paix de Bremgarten , de laquelle paix prient ambes parties nos dits trèsredoutés seigneurs de Berne eu avoir uq double , afin que tant mienx ils puissent icelle observer et entretenir. Et ne s'entend que le dit phis fait par les dits bourgeois s'étend sinon en la ville et paroisse du dit Neuchàtel , toutefois que si aucuns booi^eois forains étaient iQuminés de la grâce de Dieu d'accepter la foi évangébque , le dit se^neur gouverneur oe les devra punir ni dtâtier, par aosEi que les dits de la ville de Neuchâtel ne ferdnt moleste ni innovation an l'abbaye de Fontaine-André ni autres monastères et pa^ roissés du dit comté. Pour ce aussi que les prêtres et autres gens de tous états craignaient que outrage ne leur fût fait eu leurs corps et biens , a été promis de tous câtés de iceux

souffrir en bonne paix , sans eux &ire opprimatioa ni violence en leurs corps et biens et de non leseoipécher, sinon par voie de jusbce, à pûne de l'amende. SemUablement ont promu payer et satisfaire à ma dite dame et à tous autres à qui ilsera dû raisonnablement, tous dixmes, censés, rentes et revenus , comme du passe a éxé accoutumé , et à ma dite dame et au dit sieur gouverneur 6ûre et rendre toutes obéissaoces , comme bons et féaux bourgeois , en lui donnant force à devoir punir les délincjuants à cette dite paix conlrevesants , un chacun selon son démérite. Pour laquelle chose, les dits seigneurs ambassadeurs de Berne, de la part de leurs s^gneurs supérieurs , ont tous ens«nble déclaré vouloir donner force à ma dite dame et au dit seigneur en tous les points d'icelle raisonnables, et d'aider A maintenir et observer. Fait et donné l'an et jour que dessus, sous les sceaux des dits seigneurs ambassadeurs, le sceau du dît seigneur gouverneur et le sceau de la dite ville de Neucbâtel, assavoir delà mairie.

*jL/ct» y , (xa.aiei 1

Le prince de Coudé à qui l'état et le Cardinal Mazarin devaient, l'un sa gloire, l'autre sa sûreté, mettait ses ser^ vices à trop haut prix et devenait rd>elle à force de prétentions : il s'opposait d'ailleurs au mariage de la nièce du cardinal avec le duc de ASeroœur ou de Vendâme. Il fut résolu de le feire arrêter, et l'occasion était favoraUe par la brouillerie ouverte oii ce prince étaitavec les Frondeurs, et dont ta reine profita en se réunissant à eux. La duchesse

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de CbeTreuse gagna le duo d'OHéans et excita sa jalousie contre le prince de Coadé, atr point de lui feire désirer (|u'on l'aiTél&t. C^a'fVttetécuté'le i^jaavierparGuiiaut, «iapttaiDe des gardes de la reine ; Cf eomtne en craigilait les tnrâUesque le:prinaedb Conti etlê dàc -de Longuepille pouvaient exciter à cauëe de cet emprisonnement, te rcM prit Ife parti de faire arrêter à la fols ces trois jfrinces au diâteau de Fïncennes, d'où on les fit conduire le a8 août h Mapconssi , et de là le a6 norenilH^ au Hâvre-de-Grâce. Âcette nouvelle la duchesse deLbngueville, steurdu prince de Coudé , se sauva en IVormandie , où le roi , accompagné du comté d'Harcouri , la suivit le i" février, pour y prévet>ir les entreprises de cette princesse^ Cette dernière se sauva en Hollande^ pour revenir bientôt après à Steiiay, oà le maréchal de Turenne et elle firent leur traité avec les Espagnols. Abrégé chronologique de Thiitoire de France par le président ffaynault, année l65o. Annales de Neitchétel et Valangin par Jonas Boyve, t. 2, même année. Henri II d'CWéëns-LMgueviUe, conMe de Neucbâtel, fit ^ors remarquer combien il savait distinguer ce que ses sujets de Neuch&tel lui devaient comme à leur prince , d'avec ce que ces mêmes Neuchàtelois , conàdérés comme Suisses, et attachés en celte qualité (iii seWice militaire de France, devaient à ce service ^ aux dépens même de leurs sentimehs pour luii CétenU au ch&teau de Vincennes avec ses deux beaiK-frèiws , les princes de Condé et de Conti , dont le roi Louis XIV soupçonnait le premier d'en vouloir à son trône , la garde duchâteauetconsé(}uemment de ces trois princes fut confiée au régiment des gardes suisses dont une demicompagnie, commandée par le capitaine Félix de Marval de Neucbâtel , devait à son tour monter la garde. Ce capitaine retii&a de marcher. Se fondant sur ce qu'étant né sujet du duc de Lcoiguenlle, comte de Neuchâtel , au nom duquel

il serrait le roï, s<m honneur ni le devoirne poavweat lui permettre de gwder son souTeraiadâns:sa.|uison. Leduc de LoDguevîUe apprit le motif da refbsde Marval^.iM'en loua, mais «e.suFpaasantlui-mùne, illui'ordoBiw^r.éniit delegarderàsontourdanslecliâliBau, ealuibisaatBeitlip que ce n'était pas. le moment de le considérer comme, eei^ prince, et que servant le roi comme Suisse, il devait s'«<>; quitter- des devoirs du commandement dont il était Ixtnot^' en cette qualité. Histoire militaire des Suisses eut servica de France, par le baron de Zurlauben, t. Tjpaç. 44-

En i638 , Henri II de LongueviUe qui servait la France dans la guerre qu'^e feisait à la maison d'Autriche , étant entré en Franche-Comté à la tête d'une armée française, les peuples de cette province trcwvèrent un asile assuré dans toute la principauté de Neuchàtel et Valangin ; et cela non seulement au vu et au su du duc de Longueville , mais même selon les ordres exprès qu'il en avait donnés au codseil d'état de Neuchâtel : ce prince- comprenant tt^s-bioi lui-même la distinction qu'il y avait à &îre emtre- un. -duc de Longueville et un prince de Neuchâtel , entre un général de l'armée de France «t un memluv du corps h^vétique. Recherches SUT finâigénat helvétique par J. E. Boyve.

La diète helvétique, informée en i644 que les Suisses au service de France étaient destinés à feire la guerre en Alsace, qui dépendait alors de l'empire , réscdut. de &ire intimer défense à tous les capitaines de la nation d'entrer suc le territoire impérial. Tous les états de la Suisse, et Neuchâtel par conséquent , furent requis d'adresser cette défense à leurs capitaines respectifs ; et en conséquence , le gouvernement de Neuchâtd fit partir incontinent un messager d'état aui»rès du régiment neudiÂtelois commandé par Jacques Guy d' Audanger, avec un mandement portant : « qu'ayant appris qu'on faisait marcher les compagnies , et

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n qu'on était en volonté de les faire entrer en des |>ays oîi ■» lesftnVns corps et régimen» suisses ne pouvaient, leurs n alliances sauves , aller faire guerre , les détachant ainsi du » corps helvétique , avec lequel cet état a été uni et a porté u bien et mal de temps immémorial , et même compris sous » le TKOa d'alliés dans \&srs traités, à ces causes on leur » défendait de porter leurs enseignes en AHemagne , et ce »'8ou8 p^ioe aits o^ntrevenans de perte de boui^eoisie, M voire 'de oonfiscation de corps et biens selon l'exigence » da cas. » Ce mandeoMot fuf remis au régiment qui était alors à Tqul, le 20 mëi' i644- Cependant les capitaines de oè régiment ne laissant p^ d'af^rendre que leur colonel, pourfeiresacouraumaréchal'deTorenne, avait oflèrt de marcher en Alsace, cnirent convenable de lui déclarer par avance la résolution qu'ils avaient prise de se retirer et d'emmener leurs compa^ias, |^tât que de contrevenir à la défense qui venait <le leur être adressée. La réponse embarrassée du colonel conBrmant leurs soupçons, ils se lierait par un engagement solennel , dans l'unique but de semettre à couveit de tout blâme k l'égard' de le«r patrie. Ce pacte exprimé avec la plus noble candeur, mérite d'être transcrit : « Nons soussignés décorons en toute rondeur qu'en la cvéa- ■» tion et rassemblement de ce présent régiment, nous avons » cru servir tout ainsi que les autres Suisses an service de n S. M. T. G.; etoependaiit nous sommes infonnéS', même » par. an ministpe d'état, que M. Guy, notre colonel ,■ a M promis de mener ce régiment pactoat, et qu'ensuite de » cette promesse , il prétend nous contraindre à marcher » en Allemagne, ce que nous ne pouvons, à causé de l'ai- » Uance suisse avec la Emilie d'Autriche, et vu les dé- » feoses expresses de nos supérieurs naturels , &' peine de » disgrâce. Et pour que par t«l méf^t notre bomte patrie n ne soit pas en souffrance , nous nous unissons en bonne

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» ibihelvélique,etiiougDousprQmett«isJesunsauxau(i'eS' » qu'au cas qu'on -veuille nous iaire servir en Allemagoe ■» contre les alliances , de refuser d'y oonduire nos cooipa- M gnies et défendre nos droits et franchisesàce regard jus- » qu'à touleextrémité, résidus conimenouE le sbminestouSt » de nous r^rer et périr |Jutât que mérUer le cuisant Te~- •» proche d'avoir mieux aimé notee avantage que odui de » la Suisse notre chère patrie. I^ioipque par la présenle, M uoiiHi nous pensions lien Iaire contre le service de m ma- » jesté , nous protestons ici que aoUre saag est & sa dispcn- H tioQ en toutes autres occasions. Et trouvant propicâ ence » renctmtre la devise des capitaines Purry -.ferme et droit, M nous t'attachons d'un comonin aecord à roQ^ [absent acte n d'union et jurons en la mràUeui», forme qtla tout ce qui » sera fait et dit par Tun de, nous sur cette matière , s^a » avoué et soutoiu pac nous tous au. péril de nos vies ; de » plus , que nous ne permettrons aucime nouveauté en ce H r^lkoent tant pour tes étals et offices que pour les autres » chosesquidoiventdépendrederavisdescajHtaineSjùnù B que eela. se pratitpie dans 1^ autres négiinens suisses auz> nquds.DOus avons servi. Pow cet effet,. promettons tous » ensemble les uns aux autres, s'il anivait querelle oi^dis- » g^àce &. celui qiii aurait seut^u B<Are' légitime union, » de le proléger et maintenir à outranoe ,' à peine à c^î » qulméchaimnenty€i»itreviendrïi,d'étn&tenu'pourl&che,. » perfide et dâoyal, et icdui oldi^de payw.oent pisloles. » en foveur des pauvres de r^eochâtet , en si^ie d'amende H faoncx^ble. En foi de qurâ nous avons signé, la présente » à Toul ce 27 mai i644- " HoKT. Mbcbok. Pokïy de la Poiwte. Pohry. Tuoolbt.

ROLLIH. MlCHÉLI DC CrET. '

Peu de jours après, M. de Tur«me ordonna au colond Gny de conduire saa. régiment en ÂlBOCe.'Les capitaines

— 240 ^ déclBTèreDt à kw chef qu'il était fort le maître de fiûre cdtrer sa compagnie sur les terres de l'empire , maifi que les leurs n'y mettraient pas le pied, réscdus de retotuner en Suisse avec leurs enseignes , si l'on pa:sistait à exigw d'eux telle chose qui les flétrirait dans leur patrie. Au même in»tantf ils chargàrent le capitaine Mcuron d'aller j^tifier en coût- leur conduite. >I. de l^irenoe ebvoya: de noùveattx ordres très-preasans t même reiua de la part deioesciqMtaines j et dans la crainte que le maréchal ne fût pas instruit des vrais motifs qui les auimaient, ils lui écrivirent ime lettre datée de Toul le i&juiu, dans laquelle ils disaient entr'autres choses : v Nous désirons ardemment mériter M l'estime et bienveillance de votre grandeur, et partant » ne ferons chose déloyale qui nous déshonorerait à tout » jamais : appert la défense ci-joiote & nous intimée par dos » supérieurs de Suisse etc. » M. de Tureune peu touché des raisons de ces caïutaiaes , réitéra ses ordres , avec menace de les traiter en ennemis : ceux-ci en furent d'autant moins ébranlés que le comte de Neucbâtel, Henri JI^Qr' léans - Longueviîîe louait hautement leur résistance. £t comme ce prince v^iait de leur fitire savoir que M. de Guy les accusait d'agir en fectieuz, et de s'être ligués contre lui sous la religiOB du aerment.par un éoit plein de maximes pernicieuses au service du roi , Purry de la fointe se rendit eu toute diligence à ta cour, expressément chargé par ses collègues de mettre au |»ed du trane l^ir acte d'union, la réquisition de la diète des Suisses et la notificalion.de la régence de N euchâtel , avec un placet qu'ils signèrent tous , le a4 juin. La franchise simple et nohle avec laquelle ils s'exprimèrent dans ce placet, garantissait la droiture de leurs intentions : « Par ainsi supplions très-humblement » votre majesté de vouloir em^Joyer notre smg et nos vies Y ^ tels autres lieux où uous.puissions guerroyer sans être

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» criminels, sinoa qu'iMai plaise nous licencier, à celle » fin de retourner dans nos maisons du moins avec notre ». honneur. » Le roi Louis XIV approuva les sentimens et la conduite de ces capitaines suisses d' une manière bien glonense pour eux , par la lettre r^aarquable que ce monarque écrivit à M. de Guy le 12 juillet, et dont un double fut re~ ans- k Purry ^de la Poiale , pour servir de sauve-garde à ce corps de capilaises. Recheixhei sur^-iadigénat hoivétique, etc.

«JCcte 8, cyaaiù lya.

Le préambule du traité solennel: conclu le 12 décembre 1657 entre Louis XIV et Henri de LongueviUe, comme prince de Neuchâtel , porte que dtms les levées qui se sont faites en Suisse, tant pour le service des rois ses prédécesseurs, que depuis son avènement à la couronne, iljr a toujours eu un grand nombre de soldats et plusieurs capitaines, même des colonels et régimens entiers, tirés des comtés de Neuchéteîet f^ahmgin, et qu'il était bien raisonnable que les habitans des dits comtés, qui dorment les mêmes secours et assistances à la France que ceux des autres pays de la Suisse, en reçussent les mêmes grâces et le même traitement. Le roi s'engageait donc par le même traité à ce que les habitons des dits corrOés de Neuchdtel et Valangin jouiraient des mêmes droits, exemptions , franchises et privilèges par tout le royaume de France et terres de {obéissance de sa majesté, doru jouissaient les sujets des cantons

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suisses et leurs alUés, tant pour le trafic et commerce que pour la demeure dans le royaume; et que si, dans taUiance des dits cantons, il leur était accordé quelque privilège nouveau et grâce par sa majesté, il s'étendrait aussi aux habitons des dits comtés , que sa majestô^ entendait gratifier en tout et par tout également avec le reste de la nation suisse. Ce traité d'alliance a été dûment vérifié par le conseil d'état de Neucbâtel qui , à raison de l'utilité que cette souveraineté en retirait, en a maintenu l'exécution, et a même fait des remontrances au prince , lorsqu'il trouvait qu'il y était donné atteinte. Cette alliance ratifiée, signée et scellée par le roi Louis XIV le a janvier i658, porte en termes exprès :, qu'il y aura alliance, confédération et amitié entre le roi et ses successeurs royaume et couronne de France et le seigneur de Longueville, prince souverain de Neuchdtel et f^alangia en Suisse, ses en/ans, successeurs, les villes et communautés, st^ets et habitans des dits comtés à perpétuité, etc.

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(JLote I

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