EN FAVEUR DE BÏADAME JEANNE DE HOGEBERG
FiAKçois parla grm:e de Dieu, roi de France etc. Trèschers et grands amis , alliés , confédérés et bons compères ! Vous savez les grandes et longues poursuites et insupportables frais et dépens qui ont par ci-devant été faits par notre très-chère et sage cousine , la duchesse de Longueville, marquise de Rhoteling, pour le recouvrement de son pays et comté de IVéufchàtel , qui est son vrai et ancien héritage et patrimoine, à quoi quelque grande diligence qu'elle ait faite , et pareillement ses ambassadeurs , elle n'a jamais pu parvenir, combien que par plusieurs et diverses fois, vous ayons très-instamment fait prier et requérir de cette afbire. El pour autant, très-chers et grands amis, que sa requête nous semble tant juste et raisonnable qu'il ne serait possible de plus attendre l'alliance et combourgeoisie qui est entre les seigneurs des villes de Berne , Lu-
ceroe, Friboa^ et Soleure et notre cousine, ayant été averti qu'elle renvoie présentement par deveis vous pour la poursuite et sollicitation de cette dite affaire , désirant singulièreinent qu'elle puisse obtenir de vous ce qu'elle désire , et en cet endroit et autres ses afTaires lui aider et survenir de notre pouvoir en faveur mémement de proximité de lignage dont elle et nos très-chers et aimés cousins ses enfaus nous attouchent, vous avons bien voulu écrire la préfiente pour vous prier et requérir tant et si affectueusement qu'il nous est possible que pour l'amour de nous , vous veuillez être contens à cette fois de tant nous complaire que de vouloir rendre et restituer à notre susdite cousine son dît comté de Neufcliàtel , en quoi faisant , outre ce que vous ferez œuvre agréable à Dieu et à louange de vous qui avez ordinairement été estimés et réputés gardieuset défenseurs des bien's des femmes veuves , vous nous ferez très-singulier service et plaisir, ainsi que plus à plein pourrez entendre par nos ambassadeurs étant de présent par delà, auxquels écrivons de cette affaire pour vous en solliciter et prier de par nous. Et sur ce, prions Dieu, très-chers et grands amis, alliés, conféd»^ et bons coœp^^s, qu'il vous ait en sa sauve-garde. lâsS.
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