PT . , ST AG . . R LO . . F IL . . E . . LVET
Je ne m'avise pas de vouloir rétablir ce texte mutilé qui est visiblement romain; je dirai seulement que la forme des lettres est belle, et indique le bon temps , comme disent les maîtres; à quoi j'ajoute que les quatre lettres de la dernière ligne semblent appartenir à Helvetia ou Heivetii.
Ea i656 le maître -bourgeois Frédéric RoUih qui connaissait ma grande curiosité pour ces choses, vint m'infoiimer d'une découverte. Son vigneron labonrant dorière la monticule de podie qui est au couchant du chemin de Qos-Brochet, avait de rechef entendu de la résonnance en certain endroit, ainsi que cela était d^ anivéd'autresfbis. Leditvignwon, curieux deconnaître la cause, avait creusé et trouvé une voûte assez bien conditionnée, sous laquelle était une espèce de caisse en pierres, qu'il avait brisée, voulant la découvrir, dans l'espérance d'y trouver le trésor, (car nos gens sont persuadés qu'il y en a un à Vieux-Châtel, à cause des médailles d'orou d'argentqn'ony nunassedetemps à autre). Far le récit des choses trouvées en la prétendue caisse, je compris que c'était un caveau des anciens, et que la caisse était un vrai cercueil. Je me transportai d'abord
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sur les li«tix arec le bon DuUre-lioui^ois, qui me permit de faire découvrir tout le dit careau. Le cercueil était de terre cuùe fort épaisse, toutes les tables bien jointes, sur l'une desquelles il ; avait, semblait-il, quelques (races de caractères , mais impossibles à rétablir. Je fus grandement iacbé du dégât occasionné par la cufridité du vigneron} car il faut convenir que le caveau et le cercueil ainsi conservés étaient certes une toute vraie et rare curiosité : mémement il est vraisexnblabk que le ocnrps y déposé disparut en poussière à l'approche du grand air, ce que le rignercm n'avAÏt été capable d'observer et ne sut me dire. Dedans leditcercueil furent trouvéeslesoboses suivantes: l'un Jacrymatoire en terre Cuite fort mince et d'une pâte fine comme verre; la belle façon et figure de ce vase était ocnée de feuillages et reliefs,, qui- me firent biea regretter la brèche qu'on venait de faire à l'anse.que nous ne pûmes jamais retrouver : 3" un disque tout uni, espèce de ^t d'argent bien cobcUtionné, au milieu duquel on lisait ces mots circulaireiùlent arrangés entre deux cordons de feuillage bien jolis en relief : SiMP. QtniraiL. Sévir. Aug. , ce qu'bn peut Lire en cette manière et fort facilement : Simpromus Quintilias ou Quiniiliarms Sefir jéugustaliss'^ai où nous a{^enons qu'il, y avait à Noïdenolex un culte consacré, à Auguste, comme en plusieurs villesde l'empire: 3° une palere aussi d'argent ornée de quelques figure» emblématiques fort altérées : 4" trois médailles d'Adrieti dont une d'or et les. deux a«Ures d'argent, autour de l'une desquelles on pouvait lire aisément le mot Corîs;eri>atorL ^Toutes lesquelles choses je payai largranent
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au ditvigneron pour lesitToiren mon propre; mais ce ne fat pour long-temps, feu notre tant bon prince Henri II ayant souhaité l'année suivante, alors de son séjour ea ce pays, de porter ces airiosités en France.
En parlant de médailles, je ne dois omettre -que le tjiaiicelin' Hory en avait plusieurs aux effigies de Trajan, des deux Autonins, de Septime et d'Alexandre Sévère,, toutes trouvées es vignes de Vieux -Chàlel. Dans une de sesr^narques, il témoignait être bien âicfaé de la perte' de pinceurs médailles que les vignerons au temps passé avaient pca-tées à l'orfèvre.
Une chose tout à fait remarquable est la colonne milliaire déterrée en un verger de Fahy en iSgy, au rapport du chancelier Hory. Le dit milliaire était brisé et fort endommagé : t( Toutefois, dît-il, pouvait-on » fort bien recognoistre le sujet par le restant des ca- » ractères rangés comihe suit :