‹ Mémoires sur le comté de Neuchâtel en SuisseChapitre 25 sur 32 · ISABELLE · texte numérisé non relu

ISABELLE

QDATORZIÈME KËaNX,

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(-1 57S). Isabelle succède an comte Louis, son père, et son premier soin est de remettre à sa sœur Varenne sa part à la stucession palemrile. Elle érige en Ëtveur de cette sœur chérie, le Landwon en baronme, et Inî remet des terres en Bourgogne.

Pour accomplir le vœu que son père lui avait manifesté verbalement au lit de mi^t, Isabelle donne au chapitredeNoti^-DameleSjuin, la dîme de St. Pierre et qudques vignes près de Colombier.

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- Mit -

(*) Varenne sel fomI au Lançon le i73«iiï, et non seulement confirme Ips franchises de celte bourge<risie, mais y ajoute six neuveaux articles. Voyez l'acte conservjé au laaâtaroB, qui <;ominence par ces mots : Je Fréna etc. ; les sceaux d'isabdie et d'Egon, comte de Fribourg en Brisgau y sont appendus. Isabelle approuve et confirme en sa qualité de dame dominante. £gon ratifie comme mari de Varmhe ou Fréoa.

(**) Renouvellement d'aHiancC' et combourgeoisie avec Soteure, le jeudi après la St. Bardiélemy. Du même pas la sage Isabelle fH>opose aux Bernois semhdable renouveUemant. Ceus-ci font à la fille la même réponse qu'ils avaient Ëiile au. père maintes années auparavant, à savoir qu'aussitôt que les fortifications du Landercm du cdté de Berne » soMint' démolies, ils renouvellCTOnt volontiers. Cette condition déplaît à Isabelle , comme elle avait déf^h à Louis, rt la rénovation d'alliance reste encore suspendue.

(***) Jean de Neuchâtel-Arberg, troisième du nom, seigneur de Valangin, après s'être fait un peu tirer l'oreille, vient avec grand cortège prêter foi et hommage à la princesse Isabelle le a6 se^embre (i^y^). Traité de limites a«cc- bornage , à la date du 8 octobre^ par lequel la frcmlière du comté â'approchait alors bien près de Mcffteéu; l'acte gisant aux jarcbives du temps du chancelier Hôry, ne s'y retrouve plus à coup sûr. Et si cet habile homme gémi&sait dans ses exceltens écrits politiques sur tant de beaux et hons terrains perdus par la déplorable administration de la plupart

(*) Archives dn Landeron. (") Chton. île» Chanoine», BailWs.

("■) BaUlods.

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de nos pnaces êrançais, il y a mninteiiant »• génûr de plus sur la perte des titres.

(1574 *)- Marguer^ de Bourgogne, troisième femme du comte Louis ^ ne cesse de susciter noises et débats à la comtesse Isabdlè, prétendant, au mépris des disposiâons dernières de son défunt mari, qu'elle avait droit à la jouissance de ses biens. En vain le tant sage roi dei France Oiarles Y, invité par les parties,avait arbitré en fiiveur d'Isabelle; celle-ei toujours tourmsQtée par son avide beile-mère , espère d'acheter la paix en lai donnant en fief le diastel et la ville de Boudry avec toute juridiction etc. , de plus 36g florins de bon or et 6 sols lausannois de pension par chacun an. Mais Marguerite ayant épousé Jacqnes de Vergy, prétend -qu'étant en puissance de mari, celuici est en droit d'annider le passé. Isabelle consent à souioettre. cette nouvelle querelle à l'arbitrage de Fbilippe-le-Har^ , duc de Bourgogne, qui condamne Marguerite.

(i5j5**). Isabdla remet à Girard de Neuchàtd, bâtard des<Hi frère Jean, la baronnie deVaumarcus, et tôt après, elle lui concède ses droits sur le village de Provmoe. Voyex mon traité des fiefej l'acte d'inféodation est en latin,' et g^t aux arebives.

(**■♦) Une armés nombreuse d'Anglais et autres pillards se rue sur l'Alsace-; ils pàiètrent dans la Suisse. La comtesse Isabelle apprenant ces choses, et que les confédâ'és arment pour courre sus, feit prévenir ses alliés de Sc4eure, et donne avis aux Bernois qu'elle

C) OiTon. des Clianoines, Bailloib. (*■) Archives, Irailé de» Fiefs (-") Baillods.

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&it marcher sa bandière, pour que les confédérés disposent de ses gens, ainsi que des leurs : conduite habile et sage, par laquelle ce(te princesse se rendait agréable aux confédérés, allait au secours de ses alliés de Soleure arant réquisition^ et se comportait arec les Bernois conune s'ils eussent renouvelé; vrai moyen de les j amener sans mais ni car. Au dire de plusieurs historiens^ tels que Munster, Stettler et autres, cette e£&o;able soldatesque, au uomfare de plus de 60 mille hommes, portant partout le ièr et le feu, était entrée en Suisse à l'insûgation de Léopold d'Autriche, et ses partis s'étaient déjà avancés jusques au Landeron et pont de Tfaielle ; mais bientôt attaqués et harcelés que de çà que de là par, les Suisses, il en fut fait si grande déconfiture qu'il en échappa ital peu. Rodolphe de Neuehâtel , comte de Nidau, gagné par Léopold, se joignit à ces brigands avec seâ gens, et fut tué devant Buren. Far là s'éteignit cette' branche cadette de la maison de Neucbâtel.

(1377 *). Après avoir inutilemmt proposé à la maison de Savwe d'a£Branchir de toute rdevance le comté de Cerlier soit par argent ou aub«ment, Isabelle se détermine à le vendre au comte de Savoie, Amédée VI, plutôt que de rester sous une prestation de foi et hommage dont certaines astrictions seraient embarrassantes si quelque jour le savoyard avait maille à partir avec les confédérés. Toutefois la princesse se réservc'cn toute propriété, et dégagée de toute vassalité, l'abbaye de St. Jean avec son district, ainsi que la contrée de Choies et celle de Voëns, qui étaient des dépendances du comté

(•) BwUod» el Hory.

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deCarlier. Elle se réserre aussi le titre de: comtesse de Cerlier, et de plus ta propriété d'un vaste terrain dans le grand marais à l'usage des bourgeois de Neucbâtel. (*) Malgré les fréquentes exhortations tpi'IsabeUe avïùt adressées àMargunite, sa beUe-mère, cette fonme violente et hautûne, ntm contente de tyrtuiiùser ses si^ets de B<Midry, se permet d'exercer de vrais brigandages sur les pers<»mes et biens de plusieurs sujets de la princesse. Celle-ci fait dire à sa beile-mère qu'elle l'av^tit pour la dernière fiiis de se cooteoir, résolue, si elle &it laute, de mettre la main sar son fief. Mar^ guérite, furieuse pour cette menace, se prépare à résister, au méipe temps que Jacques de Vergj son mari va chercher en Bourgogne des gens d'armes, avec lesquels il munit la ville et le château de B<Hidr7. Cda iàit, Marguerite recommence son méchant train, et rançonne deux bourgeois de NeucMtel passant par Boudry. Isabelle apprenant ces fjioses , se détermine à tenir parole et fait armer. Toute la jeunesse de Neucbâtel demande à marcher, voïre plusieurs consàllers de la ville. Marguerite voyant le fort, se sauve en Bourgogne; Jacques de V^gyiàit vigoureuse défense; finalement et après sang versé des deux parts, la ville de Boudry, puis le «hàtcau-sont emportés par escalade et autres engins. Vergy obtient vie et bague sauve à eondiùon de recc^aduire tout sur le champ le reste de ses braves en Bourgogne, et d'y rester.avec sa Marguerite. Ainsi fut réunie au domaine la chàtelainie de Boudry.

(1378**). Isabelle remet à Guillaume d'Estavayer O ChroD. de» Chanoines, BaiUod*. (*') Archives, traité detfic&.

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la tare de Gorgief saisie par le comte Louis en i5S8, lequel don et octroi est fait aux mêmes coaditions que le père^ les ondes et cou»ns de Guillaume» avaient teDu en fief et hommage lige les diverses appartenances et dépendances de la terre de Gorgier, Iprs de sa comluise.

(*) Nouvelle concession accordée par Jea» III, seigneur de Valangin, aux gens du Lode et de la Sagiie, ce qui voulait dire tous les habitans des montagnes. L'acte «Bt du 7 juin 1 578. Ou trouvera dan» moa mémoire de 1668 le |»-écis de l'octroi.

(**) La ville de Boudry étant rentrée soas la directe, demande et obtient la confirmation de- ses fi'anchises par acte du a septembre.

(1 502 ***). Le comte de Kybourg, exdtéct aidé sous main par Léopold d'Autriche, entre «n guerre contre B^'ue et Soleure. Isabelle est requise de secours par ses aUiés de Soleure, et leur envoie incontinent sa bandière. En même temps elle fait offre dextrenaent aux Berams de deux cents gens d'armes qu'elle' tient prêts à leur disposition, quand bien, leur dit-elle, il n'y a alliance encore. Voilà certes de la toute bonne et sage politique. Voyez sur cette guCTrc'en laquelle le comte de Kybourg eut da pire, les historiens Simlo:, Slettler, Munster et autres.

(i585***). Guillanme de Neut^tel-TAii)erg, encore enfant, succède à son père Jean lit en la seigneurie de Valangin, sous la tutdle de Mahault, sa mère, femme altière et dont la fierté féodale n'avait pas vu

C) Coffre de la bourgeoisie de Valangin. (") Archives. ("*) Cbreo. de» Ckaiioiiicf.

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de bon oeii son mari rechercher l'alliance des Bernois quelques années arant sa mort, (ànt ^e haïssak les confédérés, destructeurs de la haute noblesse en toute la Suisse. Ainsi Mahault ne prenant conseil que de ses passions, onbrasse follement le parti de Léopold d'Autriche, chef de la ligue de la noblesse contre la confédération helvétique, malgré les tant bonnes exhortations de la comtesse Isabelle qui n'arait cessé de lui prêcher une meilleure politique. Mahault n'en tient compte, et prétend que son fils ne peut rester qu'à son dam bourgeois de Berne, vu que le comté d'Arherg, patrimoine de ses pères, n'est tombé entre les mains des Bernois que par cauteleuses pratiques. £t comme son défunt mari n'avait avant trépas acquitté les 1 300 gulden à Berne pour sa reprise de bourgeoisie, Mahault écrit aux Bernois qu'elle renonce pour elle et son fils à la dite bourgeoisie, et partant n'acquittera point la somme stipulée peur cela. Puis du même coup elle envoie sa bandière de Valai^n aux ligueurs, si bien que ses gens furent étrillés en la mémorable journée de Sempach, Bi où liéopold d'Autriche perdit la vie, ensemble une fourmilière de haute et petite no- Idesse, tous dépéchés par les confédérés. Toutefois les Bernois, usant de singulière et toute remarquable modération, dissimulent et font dire à Mahault que pour le bien de son filsetde sesdescendans, ils lui conseillent d'être bonne et fidèle bourgeoise, et partant de iàire payer sans nul renvoi les deniers convenus avec le fea s^gneur de Valangin, son mari. Mahault ayantrefusé avec hauteur et paroles de reproche au regard du comté d'Arberg, voici tôt après une nuée de Bernois qui vient

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fondre sur le VaL-^e-Ruz, le piller et emmener gros et menu bétail, mais sans nul incendie. L'imprudente et toute mauvaise conduite de Mahault fit perdre à Guillaume son fils la petite comté de Willisau et le châiteau de Hassemboxirg que les confédérés prirent et gardèrent.

C^} La comtesse Isabelle, au rebours, incontinent après avoir été informée de la déconfiture de Léopold , envole deux chevaliers , Hugues de Wuillau&ns et Vauthier de Colombier pour oMnplimenter les confédérés sur cette grande victoire, avec charge de revenir par Berne, à celle fin d'y parlementer au regard de la combourgeoisie. Nos chevaliers reçoivent £3rce courtoisies; le moment d'ourdir n'était pas enccn-e venu.

(i^8j**). La.coafédérationhelvétit]uenevisantqu'à écraser de toute pari la puissaiice féodale, Solenre demande du secours à Isabelle qui fait partir sur le champ 300 gens d'armes. En celte occasion, les cantons de Berne et de Solenre' avaient armé pour s'emparer de Burenet de Nidau, et chasser des: confins de l'Aar divers seigneurs qi^i y commettaient tout plein de désordres. La princesse requiert toutefois que ses giens ne soient pas employés contre le comte de Nidau, son parent et son vassal. Sur cett« représentation, la bandière de Neuchâtpl est envoyée au siège de Buren.' Ce fut ainà que le comté de Nidau,, ancien domaine de la maison de Neuchâtel, jassa es mains des Bernois à toujours.

(1 388). Par octroi du 3 mai, Mahault/damede V(tlangin, accorde aux habitans du Lodeen accroissemimt

{*) BvlWd». r*) airon.de> Chanoine».

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de franchises : i" la liberté de faire achats et ventes de leurs tores, mais entr'eux seulement, moyennant lod au douzième denier ; a" liberté de b^tir maisons là où ils voudront, sans impositions quelconques. Tout ce peu^e é^Mifranc-kabergeant, condition alors bien favorable. Voyez mon mémoire de 1668.

'(i594)* Guillaume de Neuchâtel-Arberg, seigneur de ViJangin, étant parr«iu à Tâge de majcvité, vient rendre hommage à Isabelle, sa dame suzeraine.

Sans postérité, comme sans héritiers du nom de Neuchâtel, Isabellefaitsadisposition dernière, et institue Conrard son neveu , fils de sa sœur Vareone de Neuchàtel.et d'Egon de Furstemberg, comte de Frîbourg en Brisgau, son héritier universel, par testanKnt du 3 novwibre, conformément à la coutume, au regard de Tordre de kt succession au comté. Cette disposition est confirmée par un second acte le 16 février iSgS.

(lîgS). Isabelle mourut le aS décembre iSgS, et -par elle s'éteignit la branche atnêe de la maison de Neudiâte), après une suite de sires connus durant 56o ans, et qui fiirént les instituteurs de la consistance p<dibi|ue de ce pays. Cette première race de nos arcs a non-seulement en quelque sorte créé l'état, mais on doit dire à sa louange que par une conduite prud^ite et sage, elle a su se maintenir, voire s'agrandir, malgi<é dC' périlleuses circonstances. Je dis s'agrandir, car sans l'ancien usage des partages de Ëunille, usage destmctenr de la puissance en toute forme monsaxhique, le prince de IVeuchàtel en Suisse serait à cette heure souva-ain d'un état une fois }rfus grand , voire davantage.

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On doit aussi looer cette première racœ de nos sires d'avoir su gsranlif le pays des horreurs de la guerre, alors si fréquente chez les voisins, bien qu'ils prissent part souvent à leurs querelles, ensuite de la funeste mode de guerroyer, laquelle en ces siècles de désolation était un passe-t^nps féodal. On doit sur toutes choses louer la maison de Neudiâtel d'avoir successivement et sans relâche travaillé à rmdre la multitude heureuse par des octrois de franchises alors incommes chez les peuples voisins, et qui furent, dès l'an i3i4» l'aurore de cette liberté vivifiante qui de proche en proche s'est étendue enfin sur tout le pays pour sa non-pareille félicité.

Selon les ordres d'Isabelle, son corps fut déposé aux côtés, de celui de son père, dans le mausolée que l'on voit en l'église de Notre-Dame ^ où souvent elle alla voir la tombe du tendre auteur de ses jours pour y marquer sa place.

■ A l'extidctiiMi de la branche aînée du chezaul de Neuch&tel, il ne restait plus que trois branches cadettes, savoir : i" Valangin, branche cadette de Neuchâtel-Ârberg, 3" Golcraibier, 3* COTmondrèche, branche cadette de NeuchAtel-Colombia*. Car ce serait chose toute oiseuse, ainsi que je l'ai dgà observé plus haut, de se morfondre à suivre plus outre la lignée de Neuch&tel-Vanmarcus, bien qu'elle n'ait pris fin qu'au i6° siècle, vu qu'ayant tout vendu et frippé, on ne vil plus dans cette descendance que des nobles dans la pauvreté , toutefois portant la tête haute, comme juste, n'oubliant qu'ils étaient de bonne maison et vrais enfans du chezaul. Mais si plusieurs branches cadettes

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de la maison de Neuchâtel se sont étantes, voilà que les bâtards tant da comte Louis que de spn fils Jeau Tiennent jouer un rôle^ et desquels il faudra faire mention, toutefois après avoir repris la filiation des branches de bon aloi.

Et co-tes, tout bien examiné, vu L'ennuyeuse lâche que j'ai entreprise par telle déduction de ligné» issues du chezaul de Neuchâtel, et tandis que jecuisà l'œuvre avec documens en la .main , il vaut mieux, ce me semble, vider le sac par anticipation pour n'y plus revenir.

HEUCHATEL-ABBEBG-TALAHfllK.

Jehan de r^euchàtel-Arberg, troisième du nom, fils de Jehan II , succède à son père en la seigneurie de Valangin l'an i^aet meurt en i385. Il eut.pour successeur Guillaume, l'ainé de ses fils, lequ.el ençoi;e eofiint eut .pour tutrice sa mère Mahai^t.

Guillaume, fils de Jehan III, devenu majeur, prête hommage à la princesse Isab^e. l'an i S94 [tour la seigneurie de Vali^igin. Il épousa en i4ii Jehanne de Beaafremont, de laquelle.il eut postésité, et il mourut en 1437; son fils aine lui succèda^^

Jehan de Neuchâtel-Arberg, quatrième du nom, seigneur de Valangîn, étant mineur lors de la mfwt de son père, eut pour tuteur Jehan-d'Arberg scm oncle, frère cadet de Guillaume. Jehan lY épousa en 14^0, Louise fille de Jehan, bâtard de Neucïiàtel, baron de Vaumarcus et seigneur de Tra,vers, .De ce mariage sortirent Claude qui suit, et Guillaume. J'observe en passant que ce Guillaume ci se maria en Bourgt^e, et mourut en 1490, laissant un fils nommé François, ipii

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iiU gouvernear de Gharlemont, Et s'établit dans les Pays-bas, où sa postérité prit et porte à cette hetire le titre des comtes d'Arberg-Valangîn et letirs armes. Ce GuiUauue, fils cadet de Jehan IV, eut mi bâtard, qu'on appela Claude des Fontins, du nom d'un terrain dans le bourg de Valangin que son oncle Claude d'Arberg, seigneur de Valangin, son parrain, lui remit en fief . Claudqsuccèda en 1496^^1^ P^^'^^i^^V.au fief de Valangin. Ilavaitépouséen i474*''ùlkumett«deVergy, et mourut' en iSiy, ne laissant qu'nne fille Louise, mariée à Philibert, comte de Challant, en Savoie.

Ainsi s'éteignit cette branche de la maison de ISeuchâtel, qni depuis Ulrich TV, c'est-^-dire durant trois si^les, avait tenu le beau et vaste fief de Valangin. Toutefois, ainsi que je l'ai dit tout à l'heure, des rejetons existent en Flandre, desquels nous ne devons prendre souci , vu qu'ils ont déso-té le fojer. Et puisque nous en sommes au chapitre des seigneurs de Valangin, je vais indiquer le restant qui ne sera long.

Du mariage de Louise de rieuchfttel-Arberg, fille unique de Claude, seigneur de Valangin, avec Philibert comte de Challant, naquit René qui succéda à la seigneurie de Valangin à là mort de son aïeul Claude d'Arberg en 1 5 1 7 , vu que son père Philibert de Challant était prédécédé.

René de Challant, seigneur de Valangin, mourut l'a n 1 565 , laissant deux filles , à savoir Philiberte , mariée à Joseph comte de Tourniel en Lorraine, et Isabelle , mariée à Jehan Frédéric de Madrutz, comte d'Avy en Savoie. Les deux soeurs, soit leur maris, se disputèrent tant et tant la seigneurie de Valangin; l'in-

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- 9fi6 trigaDte et madrée Isabelle remua ciel et terre par ses artifices, et mit en jeu tout le corçs helvétique, jusqu'à ce qu'enfin Marie de Bourbon, princesse de Neai^tel, mit Bn à ces débats, en acquérant la seigneurie de Valangin par argent, en telle sorte qu'en 1 584, l'utile de ce grand fi^fut réuni pour toujom's à la tlirecte du souvertân. L'historique de cet événement ne manquera d'être eiu-îeux sous la plume de l'homme de bien, qui prendra la peine de façonner et continuer l'cnvrage que je ne fais qu'ourdir.

HEDCHATEL-COLOBIBIBB.

Kenaud, Regnault ou René, car je trouve ces différentes dénominations dans les actes de ce temps^ Renaud, dis-je, deNeuchâtel, succéda en i34S à son père Henri II en la seigneurie de Colombier. Il mourut eniSyg, laissant deux fils, François qui suit, et Jehan- Vauthier, chevalier.

François deNeuchâtel, seigneur de Col(»ïibier, ayant conduit le secours que la princesse Isabelle envoya au canton de Soleure contre le comtcdeKîbourgeniSSa, mourut des blessures qu'il reçut en celte expédition. Il laissa Vauthier qui suit, Jean, domzel de dame Isabelle, Alix mariée à Louis de Vaumarcus, et Françoise mariée à Vauthier bâtard deNeucbâtel, baron de Rochefort et seigneur des Verrières.

Vauthier de Neuchâtel, seigneur de Colombier, épousa Ottenetle de Neuchâtel -Cormondrèche, fille unique d'Otienin le Bel. Par ce mariage une partie du fief de Cormondrèthe passa dans la maison de Colombier. Li l>elle forêt de dame Ottenetle, appelée par

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cfflTilption bois de la Motieneite, tire son nom de là. Vauthier mourut i'an ï4'4> laissant trois fils, Antoine, Jacques et Jean. Ces trois frères unis par grande amitié, furent co-sfeigneurs de Colombier. Antoine l'aîné eut seul postérité, à savoir une 6lle qui épousa Léonard de Chauvirey. Par là «'éteignit la brapdie de Neuchâtel-Colombier, ce que j'ai déduit aussi jusqu'au bout , pair même anticipation qu'au regard de la branche d'Arberg-Valangin.

REVCHATEL-COBUONDBàCHE.

On a vu que la branche de Neuchâtel-Cormondrêche, issue de celle de Neuchàtel-Golombier, se divisa en deux rameaux avec partage du fief de Cormondrêche en deux parts, et que le premier de ces rameaux s'éteignit en i58o, en la per*onne d'Amédée de Neuchâtel- Cormondrêcbe qui n'eut que des fiUcs, par le mariage desquelles la moitié du fief s'en fut en quenouille, que deçà que delà.

Auregard du secondrameaurestant, nous en sommes demeurés à Jehan oti Jean le Bel ', nous wons vii qu'il eut deux fils, Othon ou Ouenin surnommé le Bel, et Nicod ou Wicoud. Ces deux frères partagèrent en 1 56r la moitié du fief, portion que tenait Jehan le Bel leur père.

Otlenin t'atiié des deux frères, n'eut qu'une fille connue sous le nom de damé 'Ottenette, laquelle épousa Vaulhier de Neuchâtel, seigneur- de Colombier, auquel ce mariage apporta une parlic do fief de Cormondrêche, ainsi qu'il a été déjà dit plus hadt à l'article de NenclKitel-Colombicr.

D,=,i,z<,d.vGoogk'

Niood ou Nicoud , fràre cadet d'Ottenin qui précède , eut postérité mâle, laquelle provigna tant et tant, et dont partie tomba si bas, qu'on voyait ea iSSy uti Clmide-VanthierdeMetichâtel-CorinoDdrêcbe, simple justicier de^U. Gôte. Finalement cette noble lignée se dissipa comme une vapeur» à l'égal de celle de Valmarcus, l'une et l'autre après avoir toùt.fridissé:.

Stj'aiandidipé 3ur le temps, et déduit jusqu'au bout la destinée des diverses branches cadettes de la maison de Neuchâtel, ou première race de nos syres connus, certes, c'est pour mettre fin à une besogne peu plaisante, car il n'est pins (riste métier que celui de généalogiste, bien que' plusieurs s'en mêlent, les uns poiu* galonner leur race, les autres pour dégalonner celle d'autFui-.

Jedoisai^ertjvque'nialgré ma soigneuse attnriion, je puis toute&HS aifûir ct)mmis erreur au regard de certains noms et dates* entouré comme je le suis^ de titres et documens par fois non bien intelligibles, et vu surtout que ma tête se ifoit toute vieille.

Venons maintenant auS bà^cds de la maison de Neuçhâtél,:|^veU.ne'datent:que du règne de Leui^, le plus gailUird de-nos syres; cAr. il laissa quatre énfaiis naturels, Jeani Vaudiier, Marguerite mariée à PitTre ou Perrin Du-mont, castellan de Boudry, et en secondeppûcesàPétfeniande Valmarcusj Jeharine, ma- ' riép à Philippe sçignt^ur de if/wt-

Jehaii fut'abbé.de Saint-Jean et seigneur deS;Verrières; oe b^t^rd :éttiint d'église ne fit souohe; pai'tant un de mpins. ' . ; . , ■ ■ . ■ .- !, .■■..

Vaulhier, deuxième bâtard du comté L<}uis, fut

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baron de Rochefort ; de plus ,k\a mort du bâ tard Jehan, il prit possession des Verrières, vu que le comte Louis avait ordonné que cette seigneuïie serait réversible à Vauthier, lors du décès de l'abbé Jehan , ainsi que je crois l'avoir déjà dit au règne du comte Louis. Vauthier épousa Françoise de Neuchàtel-Colombier, de laquelle il eut deux fils et une fille. Ce Vauthier, vrai garnement, fut décapité pour crimes en 1412, commeon le ven'a dans la suite de cette notice, et ses terres retournèrent au domaine suzerain : ses deux fils, pour venger la mort de leur père, ayant mis dans la suite le feu à la ville de Neuchàtel, le soir des Brandons i4^4>s'évadèrent et disparurent pour jamais. Partant, les bâtards du comte Louis n'eurent longue suite.

Mais Jehan fils aîné du comte Louis, avait laissé un bâtard nommé Girard, auquel on permit de prendre le nom et les armes de Neuchâtel, toutefois les armes avec barre au côté gauche du pal.

Le comte Louis avait donné à Gîrard les Verrières en fief-Uge, par inféodation du 22 avril iSya, puis ensuite il lui concéda la seigneurie de Vaumarcus en échang'e de celle des Verrières, qui lut remise au bâtard Jean ci-dessus, abbé de Saint-Jean, lequel écliange s'exécuta sous Isabelle, en.l'an 1574. Cette princesse inféoda de plus à Girard la particule de Provence, l'année suivante 1576. Nous voyons donc ici une lignée illégitime qui sera féconde, sortie de Girard bâtard de Neuchâtel, seigneur de Vaumarcus, lequel mourut en 1400, laissant un fils unique qui suit.

Jean bâtard de Neuchâtel, seigneur de Vaumarcus, fut gratifié par le comte Conrard d'une' nouvelle sei-

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gneuriâ, composée de Tl-avers, Rosières et Noiraigue, qni lui furent inféodés le ad mars i4'^> P^'i' un acte fort bien rédigé. Jean mourut en i45i. Il eut pour successeur à ses divers fiefs Jean U, comme on le verra en son temps.

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