‹ Mémoires sur le comté de Neuchâtel en SuisseChapitre 27 sur 32 · MO · texte numérisé non relu

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chei'chait à se fortifin* lui-même par. ces sortes d'aU liances qui lui procuraient .des secours d'hommes au besoin. En telle conjoncture, Com'ard ne voit autre expédient que de convier Berne avec instance à renouveler l'aJUaBce contractée en iSgg, et déjà expiree. Sa demande est appointée. TrQÏs actes on traitéssont aussitôt stipulés à Berne où le comte Ckwrard s'était hÂté de se traD^wrter le premier, de la part de la yiUe et bourgeoisie de Neùchâtel en Êiveur de Berne, daté du i7avril i4o6, le second de la part de B^ne eu Êiveur de la ville de !Neudâlel, et le troisième contient tout ce qufi le comte de r4eochâteI d'utie part, et le canton de Berne de l'attire, se jH-canettent mutuellement.- Les deux derni^'S actes sont datés du vendredi, veille de St.-Georgea, aa avril, peu-tant cinq jours après le premier. Ces traités assez connus, vu qu'ils sont es maÏDs d'un chacun, n'ont besoia d'être ici transcrits. Seuleméat est-il à remarquer fpi'ils sont instrumentés avec grande énergie, contenaùt de solennels engagemens de confraternité, d'aides et secours mntnelâ, singulièrement d'alliance et d'union perpétuelle : « à tott- » Jours, est-il dit , et tandis que les dites villes et états » de Berne et Neùchâtel demeureront en être, etc. >' Lesquels, actes, et traités ont aussi pour salutaire fin 4e prévieuir et terminer à l'avenir toutes noises et débats, non seulement entre les deux élats^, mais aussi entre le ccwnte de Neùchâtel et les bourgeois.

Remarques. Il n'rat oiseux de savoir que si au se- «octd acte contenant les engagemens de Bn'ne avec la yiUe de Neùchâtel, on y litces mots : « avom reçu » les dits de Neuchdtel pour nos perpétuelsbourgeois, >'

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ce n'était alors paroles en l'air mais chose toute réfelle, à telles enseignes que plus d'un bourgeois de Neuchâlel allèrent tôt après, et à la fàvetir du dit traité, planter leur piquet à Berna, et là furent agréablement accueillis comme bourgeois. Certes la chance n'est plus de même couleur depuis long-temps. Alors il y avait plus de coups d'espadon que d'argent à gagner sous les bannières de Berne; maintenant tout au rebours, c'est fortune sans péril j si bien que divers personnages de ma connaissance voudraient bien plutôt diminuer qu'accroître le nombre des bourgeois de Berne, à celle fin d'avoir part plus grande au gras pâturage qu'ils ont acquis ; pauvre doctrine, ainsi que je l'ai déjà dît à plusieurs; elle ferait choir la colonne, laquelle en tel genre de république a besoin d'une large base. El pour en revenir à notre traité de i4o6, les choses ont si fort changé de mine, qu'à cette heure nous sommes bourgeois de Berne tout juste comme si nous ne l'étions pas.

Une seconde remarque vient appuyer ce que j'ai dit du soin que prenait ce canton, dans les premiers temps, de se procurer des bras par tous moyens. Je veux parler d'un traité secret lequel, au rapport du chanoine Baillods, fut stipulé dans les ténèbres de la nuil, à Berne, à l'insu de Conrard, à l'heure même que le comte assistait à un grand festin que lui donnait la république, après la signature des traités sns-énoncés. Au dire du dianoine, on lisait dans le cartulaire du chapitre, que certains personnages de Berne et deux, miuistrals de Neuchâtel, à ce commis des deux parts, s'engageaien t au nom de cette v ille , à prendre parti pour

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