SOS
fort chéri du roi. Oui, sous le présent règne, tout ira bien peut-être; mais les justes sujets d'appréhension sus-tndiqués ne subsisteront pas moins; et puisque chacun use ainsi de la liberté de disposer de la souve* raineté, sans consulter d'autre règle que l'utilité publiqae, qu'il croit apercevoir, il me semble que s'il y avait quelque prt un prince en état de nous protéger et de nous faire du bien, et asseï éloigné pour ne pouvoir aisément nous nuire, un prince, en grande considération par toute l'Europe, défenseur déclaré des libertés spirituelles et temporelles des peuples, à l'exemple de tous ceux de sa race, et en faveur duquel on pourrait établir d'une manière assez éblouissante le droitde succéder àla maison d'Orléans une fois éteinte, il me semble, dis^-je, que puisqu'il est question de chercher, non le vrai et légitime successeur que la loi appelle, mais celui qui politiquement nous conviendrait le mieux , un souverain tel que je viens de le décrire serait bien notre fait. Or, je crois l'apercevoir en la personne du prince d'Orange, Guillaume Henri de Nassau, possesseur des droits et titres de l'ancienne maison de Chàlons-Orange. Par ce mot on comprend facilement ce que je veux dire, et comme cette pensée me roule dans la tête depuis quelque temps déjà, et qu'elle mérite un sérieux examen, vu le pour et le contre qu'elle présente, j'ai dessein d'en faire le sujet d'un travail particulier.
Après avcâr ainsi parcouru l'enchaînure par laqudle le sort seigneurial et certaines principales formes constitutives du pays (après diverses révolutions dès leur (wigine connue jusqu'à ce jour) se trouvent en l'état où
nous les voyons maintenant, voire même, après avoir je\é un coup d'œil à futur sur une prodiaine révolution qui menace l'état, cette première partie de ma notice est plus qu'à son terme.
J'ai dessein dans la seconde partie d'examiner la filiation et succession de nos comtes, matière sur laquelle on n'est pas bien d'acccwd , vu quelques erreurs que la conformité de noms et de titres entre quelquesuns du Chézaul de Neufchâtel a pu facilement causer; ce que j'ai manifestement remarqué dans l'écrit du maître -bourgeois Jean-Jacques de Thielle. En même temps j'indiquerai sommairement à leurs dates les cboses essentiellement dignes de remarque, arrivées sous chaque règne, toutefois sans narration, ne voulant écrire une histoire, mais seulement en coitcher le texte.