‹ Mémoires sur le comté de Neuchâtel en SuisseChapitre 8 sur 32 · DE MM. DES UGUES CONTRE LES GENS D'ÉGUSE ET LES · texte numérisé non relu

DE MM. DES UGUES CONTRE LES GENS D'ÉGUSE ET LES

Nous les ambassadeurs des douze cantons des ligues élant assemblés à Keuchâtei en ce terme date des présentes pour ouïr les comptes et faire autres nos négoces en la ville et comté du dit Neucbâtel , faisons savoir à tous ceux qui ces présentes lettres verront et orront, laot de présent comme au temps à venir, que par devant nous sont comparus révérends et vénérables seigneurs les sieurs du "chapitre de l'église collé^ale du dit Neucbâtel, et aussi les nobles et prudens Philippe de Diesse et dame Ursehne Ruringea etc. , d'une part, et les pinidens et sages conseil et communauté du dît Neucbâtel , d'autre part. Les dits seigneurs du diapitre se sont complaints que les dessus-dits de Neucbâtel les contraignaient de payer \omgeU et mauvais deniers , à cause du vin qu'ils vendaient en leurs maisons à menu, que jamais de tout le temps passé n'en avaient rien payé, suppliant le vouloir maintenir, comme ont fait par ci-devant les seigneurs comtes et comtesses du dit Neucbâtel. Sur quoi, nos dits bourgeois de Neucbâtel ont répondu qu'ils avaient lettres de franchises dedans lesquelles il contient <pie toutes gens qui vendront

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vin à menu en la dite ville de Neuchâtel , de quelque état tpi'ils soient, seront tenus de payer le dit l'onigelt et mauvais deniers , sauf et réservé la maison du seigneur et non autres , priant et semblablement suppliant vouloir observer, maintenir et entretenir la dite franchise, comme par nos supérieurs a été priMiis à eui nos dits bourgeob , et vou- ■ loir induire les dits seigneurs du chapitre et autres devoir payer dtH^navant le dit l'onigelt, quand ils vendront le vÎD à menu. Item et semblablement se sont complaints les cUts nos bien-aimés Phili[^ de Diesse et dame Urseline d'aucuns gagemens k eui faits par nos dits bourgeois de Neuchàtel à cause d'une conununanoe et jets qu'ils avaient fiiits pour l'utilité de lem- dite ville, là oîi ils les avaient compris, sans que par ci-devant jamais ne leur fut fait le semblable, attendu qu'ils sont nobles et nos fêoders, frauosausû de tous jets, tailles, ventes et autres sraritudes, priant «t suppliant à eux vouloir faire rendre leurs gages et mettre état divers les dits bourgeois que ci-après plus ils ne les molestent ni imposent telles servitudes et les vouloir maintenir et entretenir eu leurs libertés et franchises, comme ont feit les comtes et comtesses du dit Neuchàtel par ci-devant et non vouloir soufirir telles nouveUetés. Sur qucH nos bien-aimés bourgeois ont répondu que vrai est qu'ib les avaient gagés, assavoir le dit de Diesse et dame Urseline et autres nobles , à cause et pour aucuns jets que plusieurs fois ils avaient fait pour l'utiUté et réparation de leur ville , et aussi pour soudoyer aux frais des guerres du temps passé et pour la réparation des fontaines , non pas comme n(^les mais comme bien-tenans de plusieurs maix bourgeoiseaux ressortissant et venant des maix des dits bourgeois , et que quant k leurs états et fiefs nobles , ils ne voulaient mettre empêchement, mais comme dessus qu'ils ptturratent imposer les maix boui^eoiseaux qu'ils tenaient.

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sek») le iKHnbre et valeur des dite héritages, comme à autres leurs boui^tois, nous priant et requérant vouloir entendre et peser la dite matière et en déclarer selon raison et comme il appartiendra pour le temps advenir. Et nous les dessus dite ambassadeurs , après avoir ouï les allégations . et réponses des parties d'un câté et d'autre , avons pris la dite matière en nos mains et icelle avons pesée par loisible avis et par délibération mûre, avons ordonné et par ces présentes lettres ordonnons et expressément défendons ou commandons que dorénavant tous ceux qui vendront vin à menu, soit du chapitre, nobles ou autres, seront et soient entenus de payer le dît l'omgelt et mauvais deniers à nos dits bourgeois présens et à venir, et que leiu% franchises soient enseigne comme font les dite nos bourgeois. Item et en après ordonnons etc. , que tous ceux , quels qu'ils soient, ayant et qui pourraient avoir au temps à venir maix bourgeoiseaux, que les dits nos bien-aimés bourgeois les puissent jeter et faire jete sur iceux comme sur autres leurs héritages , toutefois selon la valeur d'un chacun , mais sans fraude et sans barrât , toutefois que touchant les fiefs nobles, les dite nobles demeurent en iceux comme ils étoient par avant et qtie leurs franchises le contiennent : et tant que touche les fontaines , iceux nobles se doivent aider k foire et maintenir icelles en état que autres bourgeois du dit heu. Laquelle notre ordonnance et déclaration voulons, ordonnons expressément à toute partie être observée, enseignée et gardée , et à la requête et supplication de nos bienaimés boui^ieois avons fait à faire ces dites présentes lettres et à eux déclarées par nos bien-aimés et féaux secrétaires Qaude Baillods notre châtelain du Vaux-Travers et Pierre Picaud , notre châtelain de Thielle, lesquelles sontfaites et données sous le scel de notre bien-aimé HansIm-hoffd'Uri, lequel a appendu son dit scel avec les signete manuels de

nos dits secrétaires es dites présentes lettres, au nom de nous, ce que je le dit baillif connais être vrai, le samedi après fête St. Barthélémy apôtre, en l'an notre Seigneur courant i5i3, et sont été présens etc. etc. etc.

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