LV PROPOSITION DES QUISTEUHS
à la coafiance qu'on avait placée en lui. Il avait rétabli l'ordre, ramené la aécurilé, ouvert tout un horizon de prospérité. Parce qu'ir grandissait, fallait-il cesser de lo soutenir? Parce qu'il était devenu fort, fallait-il le combattre? Pnrce que son pouvoir marchait à un afferaiissement délinitif, fallait-il le renverser? Une telle altitude n'était ni correcte ni patriotique. On s'était résigné au 10 décembre; on devait se 'résifjner encore : la logique le commandait.
En vain eùt-on voulu prétendre que l'échéance constitutionnelle de 1852 ouvrait une porte nouvelle aux aspirations dynastiques. Une telle alTirmalion eût manqué de sincérité. Pour tous, il était prouvé, jusqu'à l'évidence, qu'à la date de 1852 il n'y aurait que deuK forces possibles en présence ;.d'un cûté, le Prince et l'ordre avec lui ; de l'autre, la Hévolution et la Jacquerie avec elle. Tout effort dynastique eût été broyé entre ces deux forces puissantes; le moment do l'effort était passé, le 'patriotisme demandait la résignation. Peut-être avait-on fait, au 10 décembre, plus qu'on ne voulait faire; mais on ne pouvait revenir en arrière, et, nous le répétons, la résignation seule était opportune et patriotique.
Pour être juste, pour limiter, là où elles doivent l'être, les responsabilités encourues par les partis, à cette époque critique, disons que, dans leur généralité, en dehors surtout de l'Assembléo, l'attitude des partis monarchiques était ce qu'elle devait élre, empreinte de calme et de modération. Et c'est pour leur rendre hommage que nous séparons d'eux,
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somme nous venons de le laire, ce groupe ardent et passionné de représentants qui, au sein de l'Assembléc, poussaient à la sédition et compromettaient, à la fois, et leur cause et les véritables intérêts du pays.
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